Critique & Test Blu-ray : Resident Evil: Damnation

Metal Gear Zombie

Fiche

Réalisateur(s): Makoto Kamiya (Resident Evil : Degeneration)
Voix (VO): Matthew Mercer (Leon S. Kennedy), Dave Wittenberg (Buddy), Courtenay Taylor (Ada Wong), Robin Sachs (Ataman), Wendee Lee (Svetlana Belikova), Salli Saffioti (Ingrid Hunnigan), Val Tasso (JayDee)
Titre original:Biohazard: DamnationDate de sortie:– (Direct-to-Video)
Pays:JaponBudget:
Genre:Animation, Action, Horreur, Science-Fiction, ThrillerDurée:1h40
Suite du jeu vidéo Resident Evil 4 se concentrant sur le personnage de Leon S. Kennedy aux prises avec des créatures monstrueuses dans une ville d’Europe de l’Est en guerre.
Date de sortie Blu-ray/DVD:24 septembre 2012Format vidéo:
Langues:Anglais, Français, Espagnol (5.1 DTS-HD MA)
Sous-titres:Français, anglais, anglais pour sourds et malentendants, arabe, néerlandais, hindi, espagnol
Suppléments :Galerie d’art conceptuel, Les Plagas: Les organismes de la Guerre, L’ADN de la Damnation, Bêtisier, Bande Annonce (Resident Evil 6, Devil May Cry, Dragon’s Dogma)

Critique

Décidément, il fait bon d’être fan de Resident Evil en ce moment vu tout ce qu’il sort. Après le film live et avant le jeu vidéo, voici le nouvel épisode de la saga en animation après un Resident Evil : Degeneration moyen. A noter aussi que Damnation sert de prologue pour Resident Evil 6. Et comme tout prologue, difficile de ne pas sortir frustré du voyage tant il s’agit plus d’un court chapitre servant d’amuse bouche que d’un vrai film (même si ça veut l’être).

Commençons avec la partie qui fâche: la qualité technique. Franchement, je n’ai noté aucun progrès par rapport à l’épisode précédent (sorti en 2008 quand même et déjà un peu à la ramasse à l’époque). Cette fois-ci, c’est encore pire quand on voit la qualité du jeu vidéo – c’est à peine si on note des différences entre le film d’animation du jour et le prochain Capcom. Sans compter que Resident Evil: Damnation se permet d’afficher des défauts techniques comme de l’aliasing et du clipping. Comptons aussi sur une animation à la ramasse où le réalisme est absent et où tous les personnages ont un bâton dans le cul (comme une glace). On peut aussi être dubitatif devant les nombreux effets spécifiques pour la 3D quand on sait que seule la version « plate » est sortie dans notre pays. Nul doute qu’une version 3D aurait permis de relancer l’intérêt du film sur certains passages (en vue subjective notamment ou avec les lickers).

La catastrophe peut s’arrêter là toutefois ça ne veut pas dire que le reste remonte le niveau. On a l’impression d’assister à un reproduction du jeu Metal Gear Solid 4 chez les zombies (sans la classe et la complexité narrative du jeu de Kojima), Léon partage s’équipe du même pare-balle que Snake. On a une introduction en dessin animé plutôt bandante introduisant les enjeux et laissant espérer un côté politique tordu. Par la suite, l’intérêt baisse beaucoup et la question politique aux oubliettes. A ce moment, on croise les doigts pour qu’il ne s’agisse que d’une mise à feu retardée mais malheureusement l’avion Resident Evil: Damnation ne décolle jamais hormis sur le combat final assez fun entre monstres (qui est le plus fort entre le Licker et le Tyran?). En fait, c’est surtout à une accumulation de clichés, de sentiments de déjà-vu et de cette faiblesse technique (les décors paraissent vides, les visages figés et toujours ce balai) sans oublier un personnage comique lourdingue.

Seuls les passages avec la plantureuse Ada Wong remonte un peu le niveau, le réalisateur prenant un réel plaisir à jouer avec la sexualité de l’héroïne. On espère souvent voir sous la jupette mais c’est toujours masqué comme un épisode de Benny Hill (quel dommage). Le méchant? Une espèce de clone de The Boss de Metal Gear Solid 3 sans le charisme légendaire, un flop donc. Même pas un petit clone de Wesker…

Test

Techniquement le blu-ray s’en sort bien même si les défauts techniques du film (alisaing, clipping) en ressortent nettement par contre, au niveau du son, c’est un régal. Les voix sont bien retranscrites et le passage avec le Tyran est jouissif, les basses tremblant à chacun de leurs pas. Un must permettant de meubler les décors vides.

Galerie d’art conceptuel

Un diaporama affichant les croquis des personnages et des décors. A réserver aux fanatiques ou aux fans de dessins.

Les Plagas: Les organismes de la Guerre

A partir d’une idée assez sympa où un docteur devrait informer le monde sur le bestiaire qu’il a rencontré, cette fausse vidéo/capture d’écran d’ordinateur de sept minutes permet de mieux connaître les ennemis de Léon dans le film. Toutefois, ça ne réserve aucune surprise aux fans du jeu vidéo déjà habitué à ces monstres. Pas mal pour servir de pense-bête.

L’ADN de la Damnation

Documentaire d’une durée d’une demi-heure, il commence vraiment mal avec les principaux membres de l’équipe du film nous « expliquant » le film comme si on en avait vraiment besoin, sic (à noter que le personnage préféré du réalisateur est le bouffon, une déclaration qui fait froid dans le dos). En tout cas, je me suis bien marré en les voyant secouer la tête comme des bobblehead à chaque intonation. A partir de neuf minutes, ça devient plus intéressant. On aborde brièvement (mais vraiment brièvement) quelques techniques employés sur le film comme la motion capture (c’est plus cheap que celle du Tintin de Spielberg) ou la 3D (d’ailleurs, ce point m’a fait rendre compte à quel point le film était pensé pour la 3D donc, ce n’est pas étonnant qu’il soit beaucoup plus fade en 2D – de nombreux effets utilisent à merveille cet effet de profondeur).

Bêtisier

Ce n’est pas vraiment un bêtisier mais plus une parodie. Ça ne vole pas haut mais ça reste sympathique.

Conclusion

Une énorme déception. Seuls Ada Wong et le combat final remontent un peu l’intérêt de ce prologue à Resident Evil 6.
3/10
La technique tient la route (même si la 3D manque) et les suppléments sont corrects.
Image : 7/10
Son : 8/10
Bonus : 5/10
6/10
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A propos de l'auteur : (2871 articles)

Fou de cinéma depuis qu'il a vu son premier film dans les salles obscures : Jurassic Park. Pleure quand le requin meurt dans Les Dents de la Mer. Plus tard au collège, il a succombé aux comics grâce (ou à cause) à un pote. Les jeux vidéo, il y touche depuis Les Schtroumpfs sur la Colecovision.

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