Critique & Test Blu-ray 3D : Resident Evil : Afterlife 3D

Resident Evil : Mission Impossible accomplie

Date de sortie DVD/Blu-ray : 26 janvier 2011

D’après le jeu vidéo Resident Evil de Capcom

Écrit et réalisé (avec fierté en plus) par Paul W.S. Anderson (Resident Evil, Death Race)

Avec Milla Jovovich (devinez son prochain film? Oui, c’est bien Les trois mousquetaires de son mari Paul W.S. Anderson mais comment vous avez deviné? ), Ali Larter (la femme possédant pleins de jumelles dans Heroes), Shawn Roberts, Kim Coates (un biker fou dans Sons of Anarchy) et Wentworth Miller (faut-il le préciser? Allez, je le dis quand même : Prison Break).

Date de sortie : 22 septembre 2010
Long-métrage britannique, allemand, américain
Genre : Action, Aventure, Horreur, Science-Fiction, Thriller (et Film pourri)
Durée : 1h40
Distributeur : Metropolitan FilmExport

Dans un monde ravagé par un virus, transformant ses victimes en morts-vivants, Alice continue sa lutte à mort avec Umbrella Corporation. Elle poursuit son voyage à la recherche de survivants et d’un lieu sûr où les mener (en gros, ça n’a pas changé depuis le début de la saga).

La critique

Comme promis, voici le test blu-ray 3D du nouveau Resident Evil. Je peux vous dire que j’ai souffert pour vous le faire mais une promesse est une promesse (un Marvelll ne revient jamais sur sa parole). Le visionnage a été atroce, non pas pour la 3D mais bien pour la qualité (inexistante) du film. Je peux d’ores et déjà affirmer qu’il fait partie des plus mauvais films visionnés de toute ma carrière de cinéphile.

Resident Evil : After Life 3D tient la pavée haute face à mon top 10 des plus gros flop de tous les temps. Il trône (avec fierté?) aux côtés du Le Fils du Mask (une ignoble suite) et Sex and the City 2 (une publicité sur 2h20 doté d’un sous texte ultra américain et pitoyable, à se pendre).

Difficile de s’enthousiasmer devant cette très mauvaise adaptation du jeu vidéo éponyme. Le plagiat de Matrix est tellement flagrant qu’on ne peut pas le qualifier d’hommage. Le générique d’ouverture est un copie-collé des scènes les plus marquantes de la saga de l’Elu. Du combat dans le hall (un des meilleures scènes d’action de tous les temps) au saut de Trinity à travers une vitre pour tomber dans le vide tout en se retournant pour canarder l’agent qui le poursuit en passant par le look de Wesker (le grand méchant du film) qui fait furieusement penser à l’Agent Smith (tant au niveau du look que son visage et ses expressions faciales) à tel point qu’on se demande s’il ne s’agit pas de l’un des doubles qui aurait survécu à la fin de Matrix Revolutions.

Encore cela pourrait passer si le film était réussi mais pas du tout. Cliché de bout en bout, nous préparant un cocktail absolument ignoble des morceaux de bravoure du jeu vidéo (Chris Redfield, le zombie bourreau, scènes d’action revisitées en complètement ratées) et du Resident Evil façon Anderson (il a écrit les scénarios de tous les opus au cinéma sauf celui en images de synthèse).

Je ne m’attarderais pas sur les adaptations catastrophiques des opus précédents qui renient l’univers d’origine avec une Alice façon Neo. Mais Afterlife se paye le luxe d’être l’épisode le plus mauvais de la saga, détrônant le catastrophique Apocalypse (une mission que je croyais être impossible d’où le titre de l’article Resident Evil : Mission Impossible).

Tout, absolument tout est risible que ce soit les héros (Michael Scofield pitoyable en Chris Redfield du pauvre), les personnages secondaires (clichés, mention spéciale à cette serveuse venue à Hollywood pour être actrice et qui déclare « J’ai été championne de natation » avant de se faire bouffer par un zombie), le méchant (Wesker façon Smith), l’histoire (ça nous avance à rien et ça ressemble aux autres épisodes), les effets spéciaux (qui essaient de refaire Matrix), les chorégraphies (mention spéciale au passage où Alice tente de sauter en se retournant, la scène étant au ralenti, on voit clairement elle est tenue par une corde et qu’elle tourne sur elle-même).

Sans parler des incohérences, Alice perd tous ses pouvoirs au début alors comment expliquer qu’elle arrive à faire voler un humain sur plusieurs mètres d’un simple coup de pied ou sauter du toit d’un immeuble au bout d’une corde pour atterrir sur ses pieds après un saut périlleux digne d’une championne olympique (tout ça sans super-agilité, super-réflexe, unbelievable !).

Le seul passage que j’ai aimé : le générique d’ouverture assez bien foutu avec cette zombie nippon sexy.

Constat au générique final : qu’est-ce qui a bien pu passer par la tête d’Anderson (pas Neo, le réalisateur Paul W.S.) ?

L’œil du gamer

Les fans vont devenir fous tellement le film se réapproprie très mal les éléments du jeu comme ce scarabée accroché sur Claire Redfield pour qu’elle soit possédée (alors qu’il la booste dans le jeu pour la transformer en tueuse implacable, elle devient une vulgaire SDF en furie dans le film) ou ce zombie bourreau qui se fait humilier avec les salto de Claire et éclater en deux coups de fusil à pompe (pour en faire de même dans le jeu vidéo, faudrait mettre en mode super facile).

Wesker devient absolument ridicule dans le film. Du méchant qui en a fait frissonner plus d’un, on ne retrouve rien.

Marvelll says : ADAPTATION NOT APPROVED!

La 3D

Un de ces films où elle ne sert à rien tellement elle est mal exploitée hormis certains effets.

Le Blu-ray 3D

Niveau technique, c’est du tonnerre, autant le film est nul que son blu-ray est réussi.

Une fonction Picture In Picture (petite bulle qui s’affiche pendant le film proposant des interviews, des story-boards, des images du tournage). Le truc hallucinant, c’est voir l’équipe nous vendre un chef d’œuvre (Paul W.S. Anderson en premier).

On trouve sur le premier blu-ray, la version 2D du film mais aussi des scènes coupées, les commentaires audio et les interviews de Milla Jovovich et de Paul W.S. Anderson.

Sur le deuxième blu-ray est proposé le film en 3D (moche) et surtout un making-of de 48 minutes (je ne l’ai pas regardé tellement j’étais pressé d’en finir).

Je prie le ciel pour le carnage s’arrête et que la saga soit jetée aux oubliettes ou alors un reboot (pas avec Anderson par pitié). Malheureusement, cet épisode serait le premier d’une nouvelle trilogie…

Sa scène culte : vous plaisantez ?

Film : 1/10 (parce que je ne peux pas mettre zéro, note d’autant plus dramatique que je suis très bon public)

Un blu-ray auquel on ne peut rien reprocher. Par contre pour ceux qui aiment le film (s’il y en a), je vous encourage à vous procurer la version 2D vu que la 3D ne sert à rien.

Image : 9/10

Son : 9/10

Bonus : 6/10

3D : 3/10

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