Test : Assassin’s Creed Brotherhood

C’est la mode des addons ?

Édité par Ubisoft

Développé par Ubisoft Montréal (Tom Clancy’s Splinter Cell, Prince of Persia, Assassin’s Creed) et Ubisoft Annecy (multijoueur)

Conçu par Patrice Désilets (Donald Couac Attack !, Prince of Persia : les Sables du temps et la trilogie Assassin’s Creed. Il a depuis quitté Ubisoft suite à un désaccord créatif et est devenu directeur du studio THQ Montréal)

Date de sortie PS3 / Xbox 360 : 18 novembre 2010
Date de sortie PC : 17 Mars 2011

Genre : Action-aventure, Infiltration
Plate-forme : PlayStation 3, Xbox 360 et PC
Évaluation : PEGI : 18+
Moteur : Anvil, Havok

Assassin’s Creed: Brotherhood est la suite directe d’Assassin’s Creed II. Il reprend pour personnage principal Ezio, devenu depuis un maître assassin. L’action se déroule notamment à Rome durant la Renaissance, ville qui apparait brièvement dans la dernière mission du jeu de l’épisode précédent, et en Espagne en 1507.

Un nouveau Assassin’s Creed est toujours un petit évènement en soi. Le troisième opus continue avec Ezio, le héros du deuxième. On s’installe désormais à Rome pour un terrain de jeu immense. L’intrigue est la même avec les méchants templiers qui veulent contrôler le monde et nous, pauvres assassins, on tente de le libérer de leurs jougs.

Autant vous prévenir, l’intrigue n’avance quasiment pas dans cet opus confirmant son qualificatif d’addon (contenu additionnel) maints fois employés. Il se contente d’installer un nouveau type de gameplay : les assassins. Désormais vous pouvez en recruter pour former votre petite guilde. Concrètement, en terme de gameplay, ça se résume à les envoyer faire des missions pour gagner de l’argent et leur faire prendre de l’expérience pour qu’ils arrivent jusqu’au niveau 10 (le niveau max correspondant au rang d’assassin).

Quand vous jouez, vous pouvez désormais les appeler pour qu’ils se chargent de tuer untel à votre place. Je n’ai pas trouvé ça très cool parce que le jeu devient beaucoup trop facile. On se contente de faire la mission, peinard, en faisant buter notre cible à des dizaines de mètres et sans se mouiller. Les missions s’enchaînent avec une facilité déconcertante sauf celles qui désactivent cette capacité. Je suis un peu mitigé quant à l’intérêt de ces assassins, où est donc le plaisir (mis à part lorsqu’on découvre cette capacité) ?

Sinon le jeu délaisse nettement son intrigue pour se transformer en une sorte de Sim City (jeu de gestion) du pauvre. On se contente d’acheter tous les magasins pour augmenter notre territoire et gagner encore plus d’argent. Fini les missions trépidantes servant une intrigue tordue. Ici, on a affaire à un petit génie du mal sans charisme et on se surprend de voir qu’Ezio n’essaie même pas de l’éliminer dès le début (surtout vu ses compétences).

Du coup, au final, on prend du plaisir au début et au bout d’un moment, la lassitude finit par survenir à force de répéter les mêmes actions comme dans le premier Assassin’s Creed et on se surprend à vouloir en finir au plus vite.

A noter que je n’ai pas essayé le mode multijoueur n’étant pas un grand fan.

Graphisme : 8/10 – C’est très beau, très bien modélisé et quelle ville ! Par contre, au niveau des visages, y a du travail.

Gameplay : 8/10 – Le jeu s’enrichit avec un système d’appel aux assassins pas franchement folichon. Le reste est nickel.

Durée de vie : 9/10 – Énorme, plus de vingt heures de jeu et encore plus si vous traînez.

Histoire : 5/10 – Dans le passé, on nous file encore un dictateur qui veut prendre le contrôle de la ville et en 2012, ça n’avance pas (sauf à la fin). Bon, faudrait peut-être accélérer un peu les chose sous peine de finir par lasser les joueurs.

Succès/Trophées : 7/10 – 55% en finissant le jeu en faisant quelques quêtes additionnelles. Il n’y a rien d’insurmontable mais beaucoup de trucs chiants.

Son point fort – C’est un Assassin’s Creed.

Son point faible – Rien de neuf sous le ciel de Rome et encore moins en 2012.

Note : 6/10 – On prend du plaisir mais on est déçu par cette histoire faiblarde et une omniprésence du système d’achat de magasins nous forçant à multiplier les allers-retours pour au bout du compte gagner de l’argent qui ne servira à rien.

Un Assassin’s Creed mineur, faisant plus office d’addon qu’un véritable 3ème opus. Le fait qu’il soit accolé à un sous-titre et non un 3 ne fait que le confirmer.

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