Critique : Sweet Tooth – Saison 1

La petite perle inattendue

Fiche

TitreSweet Tooth Titre VO
CréateursJim Mickle, Beth Schwartz
Acteurs Christian Convery, Nonso Anozie, Adeel Akhtar, Stefania LaVie, Dania Ramirez, Will Forte
Saison1 Nombre d’épisodes8
Date de sortie04 / 06 / 2021 Durée38 à 55 mn
GenreAction, Aventure, Drame, Fantastique, Science fiction ChaîneNetflix

Dans un monde post-apocalyptique rempli de dangers, une adorable créature mi-cerf, mi-garçon aspire à un nouveau départ aux côtés d’un protecteur bourru.

Critique

Chez Netflix, rayon série adaptant un comic, après les deux déceptions Locke & Key et Jupiter’s Legacy, j’avoue que je ne voyais pas Sweet Tooth d’un très bon œil. Malgré tout, la tronche du gamin cerf me plaisait bien. Alors, j’ai fait le coup du pied dans l’eau. On teste la température de la série en matant uniquement le premier épisode. Si c’est trop froid, je rentre à ma maison (même si techniquement, j’y suis déjà).

Boum, sans prévenir, ça a été un gros coup de cœur. Rien que les cinq premières minutes envoient déjà du lourd. C’est du niveau cinématographique. Rythme excellent. Mise en scène virtuose. Décors impressionnants. Casting impeccable. Voix-off sublime. J’ai fini ce premier épisode sacrément épaté. On est à des mille lieux des deux séries que j’avais cité au début de la critique. Puis au générique de fin, j’ai vu le nom de Jim Mickle. Oh ! Je sais que ça ne dira rien à beaucoup d’entre vous, mais il a fait des films horrifiques sympas. Bref…

J’avais peur que le côté post-apocalyptique façon The Walking Dead me saoule… Un peu comme sur Sans un bruit 2… Je suis vraiment devenu allergique aux longues marches pour chercher de la bouffe et compagnie. Mais bizarrement, rien ne m’a dérangé sur Sweet Tooth. En y réfléchissant, il est vrai qu’on est sur un rythme efficace évitant tout temps mort. Dès qu’une intrigue commence à connaître un coup de mou, pof, on change. Puis bon, les décors sont sublimes. En même temps, tournage en Nouvelle-Zélande, quoi.

L’anti-The Walking Dead

Aussi, il y a une réalité faisant froid dans le dos. Renforçant l’immersion. Le virus de Sweet Tooth fait écho à la Covid-19. Néanmoins, il y a également un ton léger, via les hybrides, permettant à la série d’éviter la lourdeur des séries post-apocalyptiques. Ça donne vraiment un cocktail détonnant où on flirte entre la lumière (de l’enfance) et les ténèbres (des adultes). Un réel démarquage par rapport à la concurrence.

Une autre grosse force de la série. Ses personnages principaux. Chacun est attachant dans son registre. Surtout, le héros joué par un excellent Christian Convery donne envie de le suivre et de le protéger. Quel régal de voir Nonso Anozie à ce niveau. La dernière fois que je l’avais vu, c’était pour Artemis Fowl. Hé bien, je préfère ne pas m’en rappeler. À noter un bad guy vraiment fun, même si j’ai eu du mal à le prendre au sérieux au début tant il me rappelait un certain docteur n’aimant pas les hérissons bleus.

Le seul reproche que je ferais, c’est qu’on sent un ralentissement une fois la moitié de la série passée. Comme s’il fallait faire durer les choses pour tenir sur plusieurs saisons. C’est agaçant, surtout que certains développements ou péripéties ne sont pas forcément nécessaires. Sans oublier, cette petite inquiétude vue à quel point Netflix aime bien annuler ses séries ambitieuses. Là, si je n’ai pas la suite, je pète un câble.

Par suppliant Netflix de faire une deuxième saison.

Conclusion

Après Locke & Key et Jupiter’s Legacy, deux séries adaptant également un comic, j’ai lancé Sweet Tooth sans grande espérance. Eh ben, je n’ai pas été déçu du voyage. En même temps, ce n’est pas vraiment une série Netflix, mais une production Team Downey (oui, oui, le Downey d’Iron Man), DC et Warner Bros. Television. On sent l’ambition et surtout les moyens. Une belle aventure.

+

  • Réalisation au top
  • Décors superbes (merci la Nouvelle Zélande)
  • Narration au top
  • Très bien rythmé
  • Ni trop sombre, ni trop lumineux
  • Personnages attachants

  • On sent l’étirement de l’intrigue une fois la moitié de la saison passée
8/10

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