Critique : Artemis Fowl

Harry Potter version Wish

Fiche

TitreArtemis FowlTitre VO
RéalisateurKenneth BranaghScénaristesMichael Goldenberg, Conor McPherson
ActeursFerdia Shaw, Lara McDonnell, Josh Gad, Tamara Smart, Nonso Anozie, Colin Farrell, Judi Dench
Date de sortie12 / 06 / 2020 (Disney+)Durée1h 35
GenreAventure, Famille, Fantastique, Science fictionBudget125 000 000 $

Descendant d’une longue lignée de criminels, le jeune et richissime Artemis Fowl – 12 ans et déjà doté d’une intelligence hors du commun – s’apprête à livrer un éprouvant combat contre le Peuple des Fées, des créatures puissantes et mystérieuses qui vivent dans un monde souterrain et qui pourraient bien être à l’origine de la disparition de son père 2 ans plus tôt.

Critique

Boy in Black

Artemis Fowl. Prévu au cinéma. Sorti directement sur Disney+. Ce n’est que la dernière étape d’un développement qui date. En effet, le film est en développement depuis… 2001 ! Notons aussi qu’Harvey Weinstein est producteur sur ce projet, mais, naturellement, après le scandale, Disney a supprimé toute trace de son implication en plus de rompre son partenariat avec la Weinstein Company. Bref, passons maintenant à la critique du dernier-né du service de streaming de la firme aux grandes oreilles.

Clairement, Artemis Fowl n’est pas bon. On part d’une volonté de mettre en place une saga à la Harry Potter. Sauf qu’assez incompréhensiblement, tout est rushé. Sans oublier, ce curieux choix : les événements du film sont racontés par un tiers. Du coup, vous pouvez dire adieu à la découverte magique d’un nouveau monde et ses subtilités comme sur Harry Potter à l’école des sorciers. En même temps, on passe de 2h 39mn pour le premier film sur le sorcier à la cicatrice à 1h 35mn pour celui sur le gamin qui, visiblement, veut se faire embaucher par les Men in Black. Dès lors, dans le long-métrage de Kenneth Branagh, on ne va pas par quatre-chemins. Introduction du héros, enlèvement du papa et c’est parti, mes cocos.

L’importance d’un bon casting

Premier gros problème : Ferdia Shaw. Artemis Fowl est son premier rôle au cinéma. Son premier tout court d’ailleurs, si je me fie à sa fiche IMDb. Ben putain, qu’est-ce qu’il est mauvais ! Niveau crédibilité, on ne frôle pas le néant. Non, non, on le touche, le néant. En pleine tronche. Au point de s’écraser le nez. Jusqu’à la plus petite molécule. Désormais, pour illustrer la définition de « désastre », on peut ajouter : Ferdia Shaw dans le rôle d’Artemis Fowl. C’est moche d’être aussi sévère envers un gamin. Néanmoins, comme il est irlandais, je suis sûr qu’il ne lira jamais ma critique, donc je peux me permettre de dire le fond de ma pensée.

De toute façon, on ne peut pas lui imputer tous les maux du film. Car clairement, l’équipe du film est également en tort. Jamais ils n’ont réussi à faire d’Artemis Fowl, un personnage, je ne vais pas dire crédible parce que bon, vu l’idée, c’est mort d’office, mais au moins convaincant. Il y a une séance à pisser de rire quand il marche au ralenti pour prendre un hélicoptère. J’ai même dû changer de pantalon après.

Josh Gad bouffe de la terre et Colin Farrell ne fait que passer

Inévitablement, en se foirant avec la tête d’affiche, le reste ne fait que suivre le mouvement qui est identique à celui de la poupe du Titanic après l’immersion de la proue.

En même temps, il n’y a rien de spécial à sauver si ce n’est le nain géant joué par Josh Gad et sa technique, pour le moins particulière, pour faire des trous dans la terre. Ah oui, on pourrait souligner les effets spéciaux témoignant du budget plutôt élevé. Mais même ça. Soit le design est fade, soit les scènes d’action sont mises en vitesse x3 (pour masquer la chorégraphie foirée ?).

Colin Farrell est le seul à apporter quelque chose à partir de son radeau. Mais bon, quand on sait qu’il a été annoncé dans le rôle près d’un an et demi après la diffusion de la bande-annonce teaser et trois ans après la fin du tournage. Qu’il a tourné ses scènes en trois jours. Que son intrigue concerne le deuxième roman : Mission polaire. Difficile de ne pas comprendre qu’il a été ajouté pour réhausser la qualité. Mission qu’il réussit en partie, mais son rôle est trop mineur pour empêcher le paquebot de heurter l’iceberg avant de mourir à petit feu au fond de l’océan.

Par qui comprend mieux pourquoi il s’agit du seul film à faire le saut du cinéma à Disney+.

Conclusion

Un plantage total. Le mot est dit. Seuls les gamins pas vraiment regardants prendront du plaisir devant ce Disney totalement rushé et porté par un acteur catastrophique.

+

  • Technique du perso de Josh Gad pour faire des trous dans la terre

  • Artemis Fowl, ah, ah
  • Euh, il y a un univers à mettre en place ?
  • C’est quoi, ces scènes d’action en vitesse x3 ?
  • Artemis Fowl, ah, ah, je sais, je me répète, mais lol, quoi
3/10

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