Critique : Source Code

8 minutes pour vivre

 
Réalisé par Duncan Jones (l’excellent film de SF Moon)

Avec Jake Gyllenhaal (le Prince de Perse mais surtout Donnie Darko), Michelle Monaghan (très belle femme au charme certain, vue dans L’Œil du mal et Date Limite), Vera Farmiga (elle fait tourner la tête à Georges Clooney dans In the Air) et Jeffrey Wright (Felix Leiter, l’ami américain de 007 dans les derniers James Bond).

Date de sortie cinéma : 20 avril 2011
Long-métrage français, américain
Genre : Science fiction, Action, Thriller, Mystère
Durée : 1h33
Distributeur : SND

Le soldat Colter Stevens (Jake Gyllenhaal) se réveille dans un corps qui n’est pas le sien. Il est dans un train en compagnie d’une charmante demoiselle Christina Warren (Michelle Monaghan). Au bout de huit minutes, le train explose et Colter y trouve la mort. Mais il se réveille dans une capsule où il apprend qu’il fait partie d’un programme : le Source Code…

Un nouveau réalisateur de SF ?

Duncan Jones commence à prendre de plus en plus de l’ampleur. Celui qu’on appelait le FILS A DAVID BOWIE (son vrai nom est David Robert Jones) commence à se dégager de l’ombre de son père. Jones avait même dit qu’il en avait souffert durant ses études. Après son premier film, l’excellent Moon où on suivait un Sam Rockwell esseulé dans une base lunaire pour un pitch complètement fou, le second confirme qu’il est un bon réalisateur de SF et nous donne impatiemment envie de voir son troisième film (on se prend même à rêver qu’il adapte un Philip K. Dick).

On retrouve les mêmes thématiques (double, paranoïa, SF) dans Source Code, c’est même pour ça que Jones a accepté de mettre en scène le scénario proposé par Jake Gyllenhaal. A la fin du visionnage du film, on se dit tout de même que le script est assez casse-gueule. Mais heureusement qu’on n’y retrouve pas les échecs de Déjà Vu et consort qui finissait par s’embourber et devenir ennuyant.

Trois histoires en une

La grosse force de Source Code est de ne pas se focaliser sur une intrigue comme c’est souvent le cas. Il alterne entre plusieurs, il en quitte une pour mieux la retrouver plus tard. Tout est fait pour que la transition se déroule en douceur, elle en devient même invisible car naturelle.

Spoiler

Ma préférée reste tout de même celle où on veut connaître le dessein de Colter Stevens.

Le film ne dispose pas de défauts mais il est dommage qu’il ne s’envole jamais. Il reste malheureusement beaucoup trop classique dans sa démarche malgré le sujet original. On n’est pas en face d’un monument de la SF comme pouvait l’être Moon mais il reste un film très efficace, sans temps mort, aux multiples rebondissements, d’une paranoïa aigue et doté de beaux effets spéciaux et ça, c’est déjà beaucoup !

Aussi bravo à Duncan Jones pour sa réalisation qui évite une certaine répétition durant chacune des huit minutes se déroulant dans le train. Alors qu’on pouvait s’attendre à un certain ennui, on se retrouve comme face au classique Un Jour Sans Fin à trépigner à revivre les huit minutes afin de chercher qui est le tueur et s’amuser devant la relation cause-effet de chacune des actions de Colter Jones.

En tout cas, ce film fera beaucoup parler surtout vis-à-vis de sa fin. Je ne vous dis pas le grand nombre de conversations que j’ai pu entrevoir à la sortie de la salle. C’est Duncan Jones qui doit être content.

Duncan Jones signe un deuxième bon film. Un peu mineur par rapport à Moon, il reste diablement efficace. Un excellent divertissement de science-fiction paranoïaque !

Sa scène culte : chacune des huit minutes dans le train.

Note : 7/10

PS: pour ceux qui n’ont rien compris à la fin ou pour ceux qui veulent en débattre, vous pouvez cliquer sur le lien suivant : Lien pour débattre de la fin (attention spoilers)

Source Code affiche

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A propos de l'auteur : (3045 articles)

Fou de cinéma depuis qu'il a vu son premier film dans les salles obscures : Jurassic Park. Pleure quand le requin meurt dans Les Dents de la Mer. Plus tard au collège, il a succombé aux comics grâce (ou à cause) à un pote. Les jeux vidéo, il y touche depuis Les Schtroumpfs sur la Colecovision.

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