Critique : Jumpers

Pixar fait son Avatar

Fiche

Titre Jumpers Titre VOHoppers
Réalisateur Daniel Chong Scénariste Jesse Andrews
Acteurs (VO) Piper Curda, Bobby Moynihan, Kathy Najimy, Jon Hamm, Dave Franco, Meryl Streep
Date de sortie04 / 03 / 2026 Durée1h 44
GenreAnimation, Aventure, Comédie, Famille, Science-fiction Budget150 000 000 $

Mabel, une adolescente passionnée par les animaux, saute (littéralement !) sur l’occasion d’essayer une nouvelle technologie révolutionnaire permettant de communiquer avec eux d’une manière totalement inédite… en se glissant dans la peau d’une adorable femelle castor. Conçu par des scientifiques visionnaires, ce dispositif permet de transférer la conscience humaine dans le corps de robots-animaux plus vrais que nature. Mabel se lance alors dans une aventure unique et riche en découvertes au cœur du règne animal.

Critique

Après le décevant Elio (2025), il fallait que Pixar se retrousse les manches. Jumpers, encore un nouveau film original du studio (on ne pourra pas leur reprocher de ne faire QUE des suites, au contraire), était donc attendu au tournant. Est-ce le début de la fin pour Pixar ?

Au premier abord, je ne peux pas dire que le projet m’enthousiasmait des masses. Rien ne semblait vraiment sortir du lot avec cette histoire qui propose de refaire Avatar sur Terre, les animaux remplaçant les Na’vis. D’autant plus que, visuellement, Pixar se contente de livrer sa recette déjà bien connue et essorée (alors que la concurrence, elle, arrive encore à innover).

Ça part dans tous les sens, mais ça tient (miraculeusement) la route !

Mais force est de constater que la formule fonctionne. Notamment grâce à une thématique forte. L’histoire est belle, portée par cette jeune femme décidée à protéger le lieu saint qu’elle partageait avec sa grand-mère décédée (impossible de ne pas penser à la mamie de Coco). Le film aborde des notions d’écologie essentielles à transmettre à la jeunesse (mais pas seulement).

Mais aussi grâce à une aventure très rythmée et bourrée d’humour. Cela fait du bien, car cela faisait plusieurs films Pixariens où je n’avais pas autant ri. Une réplique illustre d’ailleurs parfaitement ce penchant pour l’autodérision : la réaction de l’héroïne quand la scientifique lui explique le transfert d’esprit dans un animal : « C’est comme dans Avatar ! ». Mention spéciale à l’hilarant running gag avec le lézard ; mon fils et moi avons fini par l’imiter tout le long du film.

Surtout, Jumpers propose une trame riche en rebondissements et en idées géniales, comme l’appel au super-prédateur. On a parfois la sensation que ça part dans tous les sens, mais la maîtrise du récit est telle que l’histoire ne déraille jamais. Une belle prouesse. Pour finir, je n’oublie pas les easter eggs visibles sur le tableau du docteur Sam, qui renforcent l’idée que tous les films Pixar sont connectés.

Par , qui se demande pourquoi Pixar ne prend pas plus de risques visuellement.

Conclusion

Malgré mes doutes initiaux, la magie a opéré. Si on ne ressort pas de Jumpers avec une baffe visuelle, on repart le cœur léger et avec des gags plein la tête. Un Pixar qui réussit l’essentiel : nous faire rire en famille tout en nous rappelant l’importance de prendre soin de notre planète.

+

  • Humour efficace
  • Rythme maîtrisé
  • Message écologique

  • Manque d’audace visuelle
8/10
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