Critique : Hitman 3

Un assassin dans un bac à sable

Fiche

Titre Hitman 3
Éditeur IO Interactive Développeur IO Interactive
Plate-forme PlayStation 4, Nintendo Switch, PlayStation 5, Xbox One, Xbox Series, Microsoft Windows, Google Stadia Date de sortie 20 / 01 / 2021
Joué sur PlayStation 5Game Genre Action, Aventure, Crime, Mystère, Thriller

Critique

Ah, l’Agent 47. Ça faisait longtemps que je n’avais pas manipulé ton corps. La dernière fois, si mes souvenirs sont bons, c’était une histoire où des bonnes sœurs voulaient te faire des choses pourtant pas très catholiques. Après, y a eu un nouveau départ, mais le fait d’avoir des relations tarifiées régulièrement ne m’intéressait pas. Moi, je voulais une relation solide. C’est tout ou rien !

Du coup, tu m’as fait du coin de l’œil avec ton troisième épisode. J’ai hésité à replonger. D’un côté, tu avais déjà deux gosses. Du coup, était-il vraiment une bonne idée qu’on en fasse un troisième ? Je ne risquais pas d’être paumé et de ne pas trouver ma place ? De l’autre côté, tu étais tellement sexy. Avec ton costume parfaitement cintré, ta cravate rouge et ton crâne luisant sans oublier ton tatouage badass et surtout ton gros calibre…

Finir une trilogie sans avoir fait les deux premiers

Ah, ah, qu’est-ce que je suis con quand même ! En tout cas, je suis un peu fier de mes sous-entendus à la pelle. Je traduis pour ceux qui sont complètement largués. J’ai toujours bien aimé la saga de l’agent 47, mais le format épisode du reboot m’avait rebooté du coup, j’ai lâché la saga. Sauf que cette fois-ci, ils proposent tous les épisodes d’un coup et ça avait l’ait plutôt pas mal donc je me suis laissé tenté. J’hésitais juste à cause de son aspect dernier épisode d’une trilogie et je n’avais pas le temps de faire les deux premiers.

Pour ce huitième Hitman (et dernier épisode de la trilogie « Monde de l’Assassinat »), j’ai retrouvé un aspect que j’adorais. Le bac à sable. En gros, on t’assigne des personnages à buter dans une map et tu fais ce que tu veux pour y arriver. Cette sensation de liberté est assez grisante. Je me suis alors mis à me balader pour essayer de trouver différents moyens d’arriver à mes fins.

Surtout, ils se sont vraiment lâché, question qualité, concernant la map. Le jeu est fin, diversifié et sexy. Les six missions se suivent et aucun ne se ressemble. Ma préférée est de loin la deuxième, Mort dans la famille (en Angleterre). Non seulement, le château au cœur de la carte est magnifique, mais en plus, on a droit à une partie de Cluedo grandeur nature. J’ai vraiment kiffé.

La liberté totale ne dure jamais longtemps

J’ai vraiment été bluffé par l’absence totale de sensation de répétition. Les inconvénients sont les bugs de collision (j’en ai eu un pénible où les ennemis se « dédoublait » – comprendre par là que j’en ai deux au même endroit, mais exactement au même comme s’ils avaient fusionné et comme j’avais besoin de m’en débarrasser pour passer, c’était bien lourd) et l’histoire trop rapide à terminer. Heureusement, le potentiel de rejouabilité est énorme. Il y a toujours des moyens d’essayer de finir la mission autrement.

Quant à l’histoire, certes, elle est entrecoupée de cinématiques badass, mais elle m’a laissé sur ma faim. Ce sont vraiment les missions et leurs intrigues, l’âme du jeu.

Par impatient de découvrir de nouvelles cartes.

Conclusion

Je m’inquiétais du fait que je n’avais joué à aucun des épisodes précédents de la trilogie. Au final, ce n’est pas si grave, car l’intrigue de fond est vraiment basique. Restent alors six missions dans des bacs à sable où la sensation de liberté pour arriver à ses fins est particulièrement grisante. Une belle réussite faisant que j’en voulais encore plus.

+

  • Six cartes passionnantes à parcourir
  • Liberté grisante
  • Rejouabilité forte

  • Histoire courte
8/10

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