Critique : Conjuring: Sous l’emprise du Diable

Loin d’Emily Rose

Fiche

Titre Conjuring: Sous l’emprise du Diable Titre VOThe Conjuring: The Devil Made Me Do It
Réalisateur Michael Chaves Scénariste David Leslie Johnson-McGoldrick
Acteurs Patrick Wilson, Vera Farmiga, Ruairi O’Connor, Sarah Catherine Hook, Julian Hilliard
Date de sortie09 / 06 / 2021 Durée1h 52
GenreHorreur, Mystère, Thriller Budget39 000 000 $

L’affaire terrifiante de meurtre et de présence maléfique mystérieuse qui a même ébranlé les enquêteurs paranormaux Ed et Lorraine Warren, pourtant très aguerris. Dans cette affaire issue de leurs dossiers secrets – l’une des plus spectaculaires – , Ed et Lorrain commencent par se battre pour protéger l’âme d’un petit garçon, puis basculent dans un monde radicalement inconnu. Ce sera la première fois dans l’histoire des États-Unis qu’un homme soupçonné de meurtre plaide la possession démoniaque comme ligne de défense.

Critique

Déjà le huitième opus de l’Univers cinématographique Conjuring

Enfin de retour avec les Warren. Même si l’Univers cinématographique Conjuring est devenu assez dense avec sept films au total (Conjuring: Sous l’emprise du Diable en est le huitième), je ne suis sorti de la série Conjuring qu’à une seule occasion. Pour Annabelle (2014). L’expérience m’a tellement traumatisé (dans le mauvais sens) que je n’ai plus jamais voulu quitter les Warren. Tant pis pour les deux suites avec la poupée maléfique, La Nonne (2018) et La Malédiction de la dame blanche (2019).

Point de James Wan sur Sous l’emprise du Diable (sinon l’histoire), remplacé par un Michael Chaves pas étranger à la saga vu qu’il a réalisé La Malédiction de la dame blanche dont on en dit pas beaucoup de bien (c’est carrément le contraire). Bon, on ne va pas se mentir. Ce n’est pas le même talent. Néanmoins, sa réalisation m’a parfois épaté avec quelques bons plans bien foutus. Surtout, le rythme est parfaitement maîtrisé et il y a des clins d’œil sympa comme celui pour L’Exorciste. Il est tout de même regrettable de constater que ça ne fait plus peur. M’enfin bon, c’était déjà le cas avec le second. Il faut dire qu’on commence à connaître la saga et ses codes.

Évitons soigneusement le procès

Par contre, là où le bât blesse vraiment à mon goût, c’est au niveau de l’histoire. Tout d’abord, point positif, on délaisse la maison hantée, déjà au cœur des deux premiers épisodes. Bref, ça change. Le début de l’histoire est même prometteur en nous dirigeant vers un procès façon L’Exorcisme d’Emily Rose s’annonçant passionnant.

Mais, tout d’un coup, l’ensemble évite soigneusement le procès pour mettre en place une histoire policière n’offrant rien de surprenant et surtout trop soft. Le tout avec l’inévitable twist ridicule. Bon, je ne vais pas mentir et reconnaître que ça a son efficacité, mais c’est tout de même regrettable de ne pas avoir abordé un point pourtant crucial de la justice américaine où un homme a, pour la première fois semble-t-il, eu comme défense : « The devil made me do it » (Le diable me l’a fait faire).

Mais bon, il s’agit en fait de préserver la crédibilité des Warren et le statut « histoire vraie ». En effet, en fouinant sur le net, j’ai pu lire qu’en fait le juge a très vite rejeté cette défense et donc les Warren n’ont servi à rien sur ce procès. Le mec n’a fait que 5 ans de prison car il était considéré comme étant en état de légitime défense (le meurtre réel a des différences notables avec celui du film comme la présence d’autres personnes). Au point que j’ai trouvé le texte de fin résumant l’issue de procès d’une ambiguïté assez dangereuse, car elle fait croire que les Warren y sont pour quelque chose dans le jugement.

Par regrettant la belle époque de la découverte des premiers Conjuring et Sinister.

Conclusion

Rien de spécial à se mettre sous la dent avec ce troisième Conjuring et huitième film de l’Univers cinématographique Conjuring. Juste la satisfaction de retrouver le couple Warren pour une histoire ayant le mérite de se démarquer de ses prédécesseurs. Néanmoins, au lieu de se plonger dans un procès promettant pourtant d’être aussi passionnant que celui de L’Exorcisme d’Emily Rose, Conjuring: Sous l’emprise du Diable prend soin de l’éviter au profit d’une intrigue policière basique. Dommage, mais ça fait le job.

+

  • Réalisation et photographie solides
  • Méchants assez cool
  • Bye, bye la maison hantée (on en a déjà soupé dans le 1 et le 2)

  • Dommage d’avoir évité le procès
  • Aucune frayeur
  • Forcing sur le côté « histoire vraie » un peu malaisant
6/10

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