Critique : American Horror Story: Asylum

Anatomie de l’horreur

Fiche

Titre:American Horror Story: Asylum
Créateur(s):,
Acteurs:, , , , , , ,
Guest stars:, , ,
Titre original:
Pays:États-UnisChaîne:
Genre:Drame, Horreur, Mystère, Science-Fiction, ThrillerFormat:42mn
Diffusion d’origine:17 octobre 2012Nombre d’épisodes:13
American Horror Story: Asylum se déroule en 1964 au manoir Briarcliff, un asile psychiatrique, et suit les histoires des patients, docteurs et nonnes qui l’occupent.
American Horror Story: Asylum Photo

« Je vous ai manqué mes chéris? »

Critique

Après une bonne première saison commençant comme une histoire classique d’une famille s’installant dans une maison habitée par des esprits (la famille n’est pas au courant, bien sûr, saleté d’agent immobilier – en même temps, les boulets ne savent-ils pas qu’il ne faut prendre que Stéphane Plaza), on était curieux de voir la suite surtout au vu du cliffhanger final mais finalement on n’en saura jamais plus sur cet Antichrist. La saison 2 sous-titrée Asylum (d’ailleurs dites American Horror Story Asylum et non pas, American Horror Story saison 2 et rabaissez ceux qui ne le font pas, non mais oh), c’est une toute nouvelle histoire qui nous est offerte pour une saison bien plus aboutie…

Parmi le casting, le trio des acteurs composant la famille ne sont plus là sauf Dylan McDermott pour un second rôle toutefois on conserve Jessica Lange (son prix de meilleure actrice a dû aider) et on lui file un des personnages les plus importants d’Asylum. Sylar ou Spock, ça dépend de vous, rempile aussi dans un rôle de psychiatre semblant insignifiant au premier abord mais réservant de belles surprises. Le gamin serial-killer de la première saison rempile aussi pour un rôle totalement différent. Sinon le reste du casting n’est composé que de nouveaux.

On découvre le papa de Jack Bauer en terrifiant médecin adepte d’expériences illégales, Joseph Fiennes en Monseigneur, Lily Rabe en sœur légèrement attardée, rôle pitoyable au premier abord mais les scénaristes lui ont réservé une belle surprise. On trouve même la femme de Channing « Magic Mike » Tatum en femme pourchassée par un serial-killer sur la séquence se déroulant de nos jours. Car contrairement à la première saison qui allait faire des petits tours dans le passé (surtout pour étoffer l’histoire de sa maison), celle-ci se déroule presque intégralement dans les années 60.

American Horror Story: Asylum Photo

L’épisode hommage de Douce nuit, sanglante nuit.

On se débarrasse aussi du pitch de départ limité de la première saison (douze épisodes dans une seule maison hantée, ça fait beaucoup) grâce à un décor encore plus vaste : un asile. Du coup, dotés d’une plus grande marge de manœuvre, les scénaristes ont pu nous pondre une galerie de créatures mémorables avec un serial-killer qui aurait mérité un film à lui tout seul : Bloody Face. Franchement, j’ai été épaté par le lot et que dire de l’épisode « remake » de Douce nuit, sanglante nuit avec Ian « Deadwood » McShane en Père Noel. La grande surprise, c’est de voir que la part fantastique est bien plus poussée que sur la première saison mais je ne vous en dis pas plus.

Le fait que la série se déroule dans l’asile offre une seconde lecture terrifiante. Toujours en nous sommeille cette peur d’être pris pour un fou et d’être enfermé contre son gré dans un asile adepte d’ « abrutissage » via des médicaments, de lobotomie ou de cette camisole terrifiante (surtout pour moi, claustrophobe). Un fait nous amenant à nous dire que même si on enlevait le côté fantastique, la série fonctionnerait toujours aussi bien. Mais bon, on a du fantastique donc on ne va pas s’en priver.

Le must de cette saison concerne ses deux derniers épisodes. On s’éloigne vraiment des séries lambda où seules les dernières minutes de l’épisode final dynamitaient les enjeux. Asylum prend le temps de construire une conclusion épique à sa série en ne s’arrêtant pas sur un laps de temps de quelques mois. Un final n’étant pas sans rappeler celui de Six Feet Under. Il faut aussi souligner l’excellente qualité de la réalisation multipliant les cadrages sublimes n’ayant rien à renier à un David Fincher et dotant la série d’une atmosphère sublime faisant de la saison 2 d’American Horror Story une des saisons les plus abouties toutes séries confondues.

Mention spéciale à Chloë Sevigny permettant de surmonter les froides soirées d’hiver. Avec son rôle de nymphomane, elle fait vraiment monter la température corporelle…

Avec un casting de haute volée, Asylum surpasse sans mal son prédecesseur.

Conclusion

Asylum est une saison bien plus aboutie d’American Horror Story grâce à un endroit bien plus terrifiant que la maison hantée, l’asile et surtout grâce à son excellente galerie de personnages (même si le mec tout en cuir me manque).
+– l’asile, cadre idéal pour l’horreur
– casting
– les deux derniers épisodes
– un bestiaire varié
– des épisodes variés
– dur d’imaginer une saison 3 meilleure
9/10
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A propos de l'auteur : (2984 articles)

Fou de cinéma depuis qu'il a vu son premier film dans les salles obscures : Jurassic Park. Pleure quand le requin meurt dans Les Dents de la Mer. Plus tard au collège, il a succombé aux comics grâce (ou à cause) à un pote. Les jeux vidéo, il y touche depuis Les Schtroumpfs sur la Colecovision.

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