Critique : 5 Centimètres par seconde (2026)

Un conte doux-amer

Fiche

Titre 5 Centimètres par seconde Titre VO
Réalisateur Yoshiyuki Okuyama Scénariste Fumiko Suzuki
Acteurs Hokuto Matsumura, Mitsuki Takahata, Nana Mori, Yuzu Aoki, Mai Kiryu, Haruto Ueda, Noa Shiroyama, Aoi Miyazaki, Hidetaka Yoshioka
Date de sortie25 / 02 / 2026 Durée2h 02
GenreDrame, Romantique Budget

2008. Takaki, jeune informaticien bientôt trentenaire vit une existence banale et monotone à Tokyo. Parfois, lui reviennent les bribes d’un temps où il était différent, enjoué, passionné par l’espace, curieux de la vie et des autres. Il se souvient de l’année 1991 et de sa rencontre à l’école avec celle qui devient très vite son alter ego, Akari. La vie les éloigne mais malgré la separation et les années, malgré les occasions ratées, un lien invisible les unit…

Critique

5 Centimètres par seconde… Ça me disait quelque chose (je vais vous éviter la blague graveleuse, votre imagination fera très bien le taf). N’était-ce pas un animé ? Après une brève vérification, le long-métrage de Yoshiyuki Okuyama est bien une adaptation en prises de vues réelles de l’animé du même nom, écrit et réalisé par Makoto Shinkai en 2007. Oh ! La durée passe de 1 h 03 à 2 h 02. Vu que j’ai raté l’animé, et si on passait directement au film ?

Je ne vous cache pas qu’au début, je me suis demandé dans quoi je m’embarquais. Le film semble mélanger plusieurs temporalités et, comme j’avais du mal à reconnaître les personnages entre le passé et le présent (les prénoms n’aidaient pas), je ne savais plus qui était qui. Cela m’a donné l’impression que le réalisateur considère que nous avons déjà vu l’animé et qu’il n’est donc pas nécessaire de s’embarrasser d’explications.

Une lenteur qui finit par cueillir

Du coup, je m’ennuyais un peu à suivre l’histoire de Takaki, un programmeur qui semble être dans une profonde dépression tant sa life est inintéressante au possible. Lui, c’est l’incarnation du « métro, boulot, dodo ». Pas ce qu’il y a de plus passionnant au cinéma, d’autant plus qu’il se refuse à toute interaction avec ses collègues. « Une perte de temps », qu’il dit, le mec. Et il n’a pas de famille.

Mais mon attention a quand même été captée par le retour dans son enfance, lorsqu’il rencontre Akari. Une délicieuse histoire de premier amour — celui de l’enfance qui ne sera jamais dépassé en intensité — jouée par des acteurs adolescents attachants. Mine de rien, j’ai commencé à entrer dans l’histoire et j’ai même été ému aux larmes lors d’une fabuleuse séquence.

Dès lors, quand on revient au présent, on comprend mieux ce qui se passe (le puzzle s’assemble enfin) et 5 Centimètres par seconde finit par devenir un délicieux conte doux-amer à la jolie morale. Bref, c’était mal parti, mais j’ai fini par être touché, et c’est tout ce que je demandais à ce film.

Par heureux de ne pas avoir laissé tomber après la première partie du film.

Conclusion

Si vous survivez à une première partie un peu confuse et au rythme « métro-boulot-dodo » teinté de la dépression du héros, vous découvrirez un joli conte mélancolique et doux-amer.

+

  • L’émotion
  • La nostalgie du premier amour
  • Le casting adolescent

  • Une première partie confuse et lente
7/10
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