Critique : Pragmata

Une balade lunaire trop pépère

Fiche

Titre Pragmata
Éditeur Capcom Développeur Capcom
Plate-forme Nintendo Switch 2, PlayStation 5, Windows, Xbox Series X/S Date de sortie 17 / 04 / 2026
Joué sur PlayStation 5Game Genre Action, Aventure, Science-fiction

Critique

Depuis son annonce, Pragmata me faisait de l’œil. Pour une fois que Capcom partait sur une licence originale ! Avec les nombreux reports, le développement n’a pourtant pas été un long fleuve tranquille. Mais ça y est, nous y sommes, et je peux enfin incarner Hugh… et Diana. En effet, le titre propose un gameplay original où l’on gère ce duo. On dirige Hugh comme on le ferait avec un Leon dans Resident Evil ; Diana, de son côté, agit en soutien pour hacker les robots ennemis. De prime abord, je me demandais si l’ensemble n’allait pas être trop lourd à gérer. Pas du tout : le gameplay est d’une fluidité exemplaire et les premiers combats s’avèrent jouissifs.

Néanmoins, l’expérience n’est pas exempte de défauts, Pragmata ne parvenant pas à éviter l’écueil de la répétitivité. Malgré la richesse de l’arsenal et la complexité croissante des puzzles liés à Diana, il est difficile de ne pas ressentir un certain ennui au fil des affrontements. Non seulement le titre s’avère bien trop facile en mode normal, mais le bestiaire peine en outre à se renouveler. Sans oublier le décor de la base lunaire qui finit par devenir redondant, en dépit de son hub central façon Souls et quelques fulgurances visuelles. Surtout, on ne ressent aucune véritable montée en puissance au cours de l’aventure ; on a plutôt l’impression que des éléments de gameplay ont été greffés pièce par pièce.

Houston, on a un problème d’histoire

On pourrait s’en accommoder si l’histoire nous incitait vraiment à nous investir. Seulement, malgré un bon départ, l’intrigue passe rapidement au second, voire au troisième plan, se contentant de nous laisser enchaîner les combats saupoudrés de puzzles et les lectures de documents. Sans véritable carotte scénaristique, il m’est devenu difficile de trouver la motivation pour terminer le jeu. Si j’en suis venu à bout, c’est uniquement parce que la sortie de 007 First Light m’a poussé à boucler Pragmata pour pouvoir m’y mettre au plus vite.

Il faut tout de même saluer un sursaut sur la fin. Même si la résolution du fameux « mystère » fait un peu pitié tant c’est du cliché façon série B, le jeu offre un dernier boss sympathique, une séquence spectaculaire et un brin d’émotion. Par ailleurs, le RE Engine fait toujours des merveilles, affichant des graphismes soignés.

Par , qui espère tout de même un Requiem plutôt qu’un Pragmata pour le nouveau Onimusha.

Conclusion

Pragmata nous propose un concept de gameplay original et jouissif dès la première prise en main, pour finalement l’essorer sans jamais se renouveler. Faute d’un scénario capable de nous donner une vraie raison de progresser, on finit par enchaîner les combats et les puzzles en pilote automatique. Certes, le RE Engine en met plein les mirettes et le sursaut final assure le spectacle, mais quel dommage de gâcher de si bonnes idées mécaniques dans une routine aussi plate.

+

  • Duo attachant
  • Gameplay original
  • RE Engine au sommet

  • Répétitivité qui s’installe vite
  • Promenade de santé
  • Histoire au second plan
6/10
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