Critique : Kenny Powers – Saison 4 – Finale

Le public pète un gros câble

Fiche

Titre:
Kenny Powers
Créateur(s): , ,
Showrunner(s): , ,
Acteurs: , , ,
Guest-stars: , , , ,
Titre original:Eastbound & DownSaison:
4
Pays:États-UnisNombre d’épisodes:8
Genre:Comédie, Drame, SportFormat:26 mn
Diffusion d’origine:29 septembre 2013Chaîne:

Cette série suit la vie d’un ex-professionnel du baseball à l’égo surdimensionné qui revient dans sa ville natale. Son comportement exécrable ne lui vaut pas d’éloges et il est alors limité au poste de professeur de gym remplaçant dans son ancien lycée.

Critique

La série s’était superbement achevée sur une troisième saison complètement folle avec un dénouement de malade et inattendue. Une saison à laquelle je ne pouvais pas mettre une autre note que 10/10 tant elle m’avait fait rire, tant elle m’avait ému et tant elle m’avait excité. Finalement, Kenny Powers est revenu pour un ultime baroud d’honneur. Une seule question me taraudait : comment allait-il pouvoir faire mieux et surtout ne pas décevoir les fans ?

Il ne peut pas. C’était prévisible, l’ensemble de la saison n’arrive jamais au niveau de l’excellence de la saison 3. Mais ! Elle demeure toujours de qualité avec un nouveau terrain où Kenny Powers devra se battre pour se faire une place : la télévision. Son ennemi de la saison est campé par Ken Marino, une valeur sûre de la comédie, mémorable dans la série Childrens Hospital et le film Bad Milo!.

L’intrigue se concentre principalement sur la nouvelle vie de Kenny Powers, alors devenu un père de famille et un mari modèle. Oui, vous avez bien lu KP, père, mari et modèle dans la même phrase. Bien évidemment, ça ne va pas durer et cela permet d’apporter des nouvelles réflexions dont le show est si friand. À la sauce piquante Kenny Powers, évidemment !

Kenny Powers est devenu un père de famille et un mari modèle.

Par contre, la plus grosse attente concerne le final. Comment allait pouvoir se terminer le show ? Un épisode retrouvaille ? Un twist ? On ne sait vraiment pas à quoi s’attendre, car ce foutu Kenny Powers est capable de tout. L’équipe de la série est capable de tout. Pour preuve l’épisode final commence avec Sacha Baron Cohen qui montre (littéralement) sa bite de 25 centimètres à une hôtesse de l’air et le montant de son compte en banque afin de l’encourager à accepter d’écarter ses jambes dans les toilettes. Pas de doute, on est bien dans un épisode Eastbound & Down.

Avant de terminer sur ce dernier épisode, je voulais souligner l’excellent avant-dernier épisode qui mérite bien un 10/10. Typiquement, un show de Noël tout à fait classique avec une histoire de rédemption et tout le tralala. Mais quel pied ! Quel pied, mes amis !

Retournons au final. J’ai été sur le cul ! Je m’attendais à tout, sauf à ça. Non, n’essayez pas de deviner, c’est indevinable ! C’est tellement culotté. Magique. A l’image de la série.

Spoiler

Kenny Powers retourne avec sa femme. Ses enfants grandissent. Son fils, Toby (alors incarné par Alexander Skarsgård), est diplômé. Kenny (qui commence à avoir des cheveux gris) le félicite avec toujours sa femme à ses côtés. Il tourne un film sur sa propre vie où il est ultra baraqué et où Stevie est interprété par un authentique autiste. Sa fille (incarnée par Lindsay Lohan) dit oui à un homme à l’église, Kenny est ému. Puis lui et sa femme sortent du cinéma et s’engagent dans une ruelle ressemblant à celle de Batman. Des hommes les braquent et tuent sa femme. Kenny sort son flingue et les tue. Il s’écroule et hurle à la mort, sa femme entre ses bras.

Fondu noir.

On retrouve Kenny en Afrique, il est sur une moto futuriste à la Star Trek (oui, oui, à la Star Trek, sans roue, volante, et tout). Il rencontre une nouvelle femme dans une tribu, se marie avec elle et a des nouveaux enfants. Il a refait sa vie.

Fondu noir.

On le retrouve des années plus tard. Il a la même barbe que Gandalf, la même canne aussi. Après quelques pas, il meurt. Ses enfants accompagnés de Steve débarquent et pleurent toutes les larmes de leurs corps avant de disperser ses cendres au bord de l’eau. Les cendres s’envolent dans le ciel et deviennent une étoile. Pas de doute, Kenny Powers était une star.

Voix off : « Fin. Ecran noir. Le public pète un gros câble. »

What’s the fuck ?

On retrouve Kenny face à son ordinateur. On comprend que tout ce qu’on vient de voir n’était que le pur produit du fantasme Powers qui bouclait alors son scénario. Sa femme vient le chercher et lui dit de venir, ça fait plusieurs heures qu’il est là… Et Kenny proclame :

« C’est terminé. »

Zoom sur la balle de baseball laissé sur la table par Kenny.

Fin.

Jusqu’au bout, la série aura été malicieuse. On n’en demandait pas plus.

Conclusion

Culte !
+– Kenny Powers
– Du rire
– Des larmes
– La fin complètement folle
– Moins bonne que la saison 3
9/10
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A propos de l'auteur : (2751 articles)

Fou de cinéma depuis qu'il a vu son premier film dans les salles obscures : Jurassic Park. Pleure quand le requin meurt dans Les Dents de la Mer. Plus tard au collège, il a succombé aux comics grâce (ou à cause) à un pote. Les jeux vidéo, il y touche depuis Les Schtroumpfs sur la Colecovision.

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