Critique : Joyeux Bordel !

J’espérais un plus gros bordel

Fiche

TitreJoyeux Bordel !Titre VOOffice Christmas Party
Réalisateurs Josh Gordon, Will SpeckScénaristes Justin Malen, Laura Solon, Dan Mazer
Acteurs Jason Bateman, Olivia Munn, T.J. Miller, Jennifer Aniston, Kate McKinnon, Courtney B. Vance, Jillian Bell, Rob Corddry, Vanessa Bayer, Randall Park, Abbey Lee
Date de sortie21 / 12 / 2017Durée1h 45
GenreComédieBudget45 000 000 $

A la tête de l’entreprise familiale, Carole menace de fermer la branche dirigée par son frère fêtard et son équipe de bras-cassés qui pensent plus à s’éclater qu’à faire des bénéfices… Il n’en fallait pas plus à ce dernier pour qu’il leur fixe une ultime mission : organiser dans les bureaux une soirée de Noël totalement épique et hors-norme afin d’impressionner un de leurs plus gros clients convoités et signer un contrat qui pourrait sauver leur boulot.

« Non ! Je sais quelle connerie, tu vas dire. Donc je t’arrête tout de suite ! »

Critique

Parce que Noël n’est rien sans les comédies de Noël. Parce que je n’ai pas le temps de regarder les téléfilms (je suis au taf, quoi) qui passent pendant la journée. Je vais donc au cinéma pour me mettre dans l’esprit en admirant un Joyeux Noël. Pardon ? Ce n’est pas le sujet ? C’est plutôt un Joyeux Bordel. Au temps pour moi, mais comme je suis déjà dans la salle, j’y reste.

Joyeux Bordel ! souffle le chaud et le froid (avec un peu plus de chaud que de froid quand même et heureusement vu la saison). Parmi ses qualités, c’est qu’il évite de partir comme la plupart des comédies américaines dans le gros délire sans queue, ni tête. Je ne dis pas que ça ne part pas en couilles à la fin. Sauf que ça reste mesuré, contrairement à bien nombre de ses confrères qui ne savent plus s’arrêter.

Quand les seconds rôles font le film, mais y en a trop

Après, je n’ai pas été pleinement convaincu malgré un casting plutôt pas mal. Notamment, du côté des seconds rôles où on retrouve pas mal d’excellents faire-valoirs de la comédie américaine. Parmi les points forts, je compte sur T.J. Miller de l’excellente série Silicon Valley, Olivia Munn vraiment agréable à regarder (pourtant, qu’est-ce qu’elle a pu m’exaspérer en Psylocke), Kate McKinnon juste Kate McKinnon et Abbey Lee (The Dag dans Mad Max: Fury Road) en escort girl qui donne sacrément envie de vider son compte en banque. Mais le meilleur, c’est Courtney B. Vance !

Le plus surprenant, c’est que malgré ce gros casting, beaucoup de personnages peinent à exister hormis ceux que j’ai cités. La faute sûrement à un scénario qui a un mal fou à les mettre dans de bonnes conditions. On a l’impression que 70 % du film a été improvisé, or souvent les improvisations ne sont fun que sur le tournage. Il n’y a qu’à voir le bêtisier où les acteurs se marrent, mais où on se sent à l’écart. Comme quand quelqu’un a fait une blague qui fait marrer toute l’assemblée et que tu es le seul à ne pas l’avoir comprise.

Concernant l’intrigue. Elle est cohérente même si prévisible. Par contre, c’était obligé de faire aussi risible lors du final. Quant à la fête, elle est sacrément délire, surtout quand on arpente dans le cimetière du lendemain de la fête. Néanmoins, au final, je n’ai pas beaucoup rigolé. J’ai souri de temps en temps, à peine plus. Mais comme on dit, ça se mate.

Par qui vous souhait une Joyeux Bordel, le23 décembre 2016.

Joyeux Bordeeeeeel à vous tous !

Conclusion

Une comédie de Noël à Noël au cinéma, c’est suffisamment rare pour mériter d’y aller. Joyeux Bordel ! reste dans la moyenne du genre. Il évite d’être lourd, mais n’est pas assez fun pour être pleinement satisfaisant. Il repose beaucoup sur ses seconds rôles avec des excellents spécialistes du genre, mais est complètement déséquilibré. Un verre à la fois à moitié vide et à moitié plein. Allez hop, cul sec !

+

  • Beaucoup de seconds rôles réussis
  • Jamais vraiment lourd (un miracle vu le style)
  • La blague Carol

  • Rarement sincèrement drôle
  • Final cucul la praline
5/10

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A propos de l'auteur : (2829 articles)

Fou de cinéma depuis qu’il a vu son premier film dans les salles obscures : Jurassic Park. Pleure quand le requin meurt dans Les Dents de la Mer. Plus tard au collège, il a succombé aux comics grâce (ou à cause) à un pote. Les jeux vidéo, il y touche depuis Les Schtroumpfs sur la Colecovision.

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