Les chroniques de Coolson : Space Jam (1996)

Ceux qui me connaissent et me lisent savent à quel point, j’aime le basket. Non, je n’aime pas le basket, J’ADORE le basket. Alors quand on réunit dans un même projet Bugs Bunny, icône de la Warner que j’apprécie également particulièrement, et Michael Jordan, qui est ce qui s’apparente le plus à un dieu pour moi, pensez bien que j’ai balancé mon objectivité à la poubelle comme un trois point en hurlant KOBE ! Alors, on prend son maillot, ses baskets et ses carottes.

Aujourd’hui, c’est Space Jam.

I Believe I Can Fly

Space Jam est un film américain sorti le 15 novembre 1996 aux États-Unis et le 5 février 1997 au pays de Jacques Monclar. Il nous narre les aventures de Bugs Bunny, célèbre lapin de dessins animés qui vaque à ses occupations à Toonville. Ils sont attaqués par des extraterrestres qui souhaitent enlever tous les habitants pour les ramener sur Moron Mountains, un parc d’attraction pas ouf, histoire d’occuper des beaufs de l’espace. Notre ami léporidé (lapin) leur propose de jouer leur liberté au cours d’un match de basket. Les chétifs petits E.T. acceptent, mais se gardent bien de dire qu’ils ont la capacité de prendre les “pouvoirs de basket” des plus grands joueurs NBA.

Malheureusement pour eux, Michael Jordan (dans notre vrai monde à nous, ce qui base Space Jam sur une histoire vraie) était au cœur de sa première retraite qui l’a vu devenir joueur de baseball. Bugs Bunny vient donc le chercher pour affronter les extraterrestres, devenu un 5 de l’enfer, composé de Charles Barkley, Patrick Ewing, Muggsy Bogues, Shawn Bradley et Larry Johnson. Un cinq impossible à faire jouer en vrai pour les puristes….

Quoi d’neuf docteur ?

Le film est réalisé par Joe Pytka qui possède une filmographie longue comme un bras de manchot mais qui a fait sa carrière en réalisant des clips, essentiellement pour Michael Jackson. Hormis Michael Jordan, le plus grand basketteur de tous les temps, un dieu, une icône, un mythe (regardez The Last Dance) et un nombre impressionnant de basketteurs qui ont accepté de passer une tête, on retrouve Bill Murray (doublé par Richard Darbois, notre fil rouge), originaire de l’Illinois et fan des Bulls, ayant regretté d’avoir refusé de jouer dans Qui veut la peau de Roger Rabbit ?, référence des films mêlant prises de vues réelles et dessins animés, et ne voulant pas laisser passer le train une seconde fois. Mais son apparition dans le film revêt un caractère particulier quand on s’intéresse à sa carrière.

En 1993, quand Michael Jordan annonce sa retraite, ceci inspire à la grande ligue une série de publicités mettant en scène Bill Murray annonçant sa retraite d’acteur pour devenir joueur de basket. Son retour dans le film est donc une blague bien méta où, lorsque Jordan annonce qu’il revient au basket, Bill Murray annonce son retour au cinéma. MINDFUCK !

Pour celles et ceux qui aiment le Hip Hop des années 90, on retrouve un nombre impressionnant d’artistes de l’époque qui signe une bande son de qualité, dont le tube I Believe I Can Fly (voilà, vous l’avez dans la tête pour les 18 prochaines semaines, je vous en prie) interprété par R-Kelly, devenu depuis un gourou de secte dont je vous laisse le soin de chercher les détails sordides.

Alors, c’est valable ?

Space jam est un terrible film, je dois le concéder. Malgré tout mon amour pour Michael Jordan, force m’est de constater qu’il joue mal, très mal et que le film est une grande campagne promotionnelle pour les différentes marques qui le soutiennent. Le reste du casting n’est pas en reste, il n’est là que pour le chèque et se contente du minimum syndical. Mais je ne peux pas m’empêcher d’adorer ce film, probablement parce que la nostalgie l’emporte sur la raison. Et puis, je ne connais personne qui aime le basket et ne possède pas au moins la VHS ou le DVD de Space Jam sans le conserver dans un carton comme une relique de l’époque où la NBA nous offrait des chefs d’œuvre de divertissement comme Kazaam ou Shaq Fu. Je vous ai dit que j’aime, non, J’ADORE Shaquille O’Neal ?

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