Critique : The Last Dance (Mini-série)

Le documentaire ultime

Fiche

TitreThe Last Dance Titre VO
CréateurJason Hehir
Saison1 Nombre d’épisodes10
Date de sortie20 / 04 / 2020 Durée50 mn
GenreDocumentaire, Sport ChaîneNetflix

Ce docu-série regorgeant d’images inédites de la saison de basket 1997-98 retrace la carrière de Michael Jordan et l’histoire des Chicago Bulls dans les années 1990.

Critique

The Last Dance.

Vendu comme l’ultime documentaire à propos du numéro 23, du surhomme des Chicago Bulls, du plus grand sportif de tous les temps, du His Airness… Michael Jordan.

La question insoutenable demeure : est-ce vraiment à la hauteur de la légende ?

La vie en rouge

Il y a cinq ans, j’ai lu le livre de Roland Lazenby, Michael Jordan The Life. Quelle claque, j’ai prise. J’y ai découvert des détails que je ne connaissais pas ou peu du joueur. J’en ai été surpris, car durant mon enfance, j’étais vraiment passionné par le basket-ball et surtout MJ. Je tournais en boucle sur les documentaires (en K7, la grande époque du magnétoscope) et lisais tout ce que je pouvais sur lui.

Ma petite fierté dans ma chambre était un magnifique poster où son dunk de légende, celui depuis la ligne des lancers francs, était découpé. Pour boucler l’anecdote, mon intérêt pour le basket a décliné quand Air Jordan a quitté les Bulls. D’autant plus qu’au même moment, j’ai découvert les jeux vidéo.

Bref, si je parle du bouquin, c’est parce que The Last Dance sonne comme une version best-of de The Life. Ben ouais, le bouquin fait quand même 726 pages donc dix épisodes de cinquante minutes, c’est un peu chaud pour tout couvrir. Du coup, je n’ai presque rien découvert avec The Last Dance, mais ça ne m’a tout de même pas empêché de prendre un pied monstrueux. Donc je n’ose pas imaginer pour ceux qui n’ont pas lu le livre.

Mille mots sur le banc, l’image sur le terrain

Déjà rien qu’avec la force des images d’archives. Un bon bouquin aura beau avoir la meilleure description possible d’une action, rien ne vaut la vidéo. Surtout quand elle concerne Sa Majesté des airs. Sa majestuosité doit être vue. Ce n’est pas quelque chose qui se décrit avec des mots, mais qui s’admire avec les yeux. Encore plus au ralenti. Même aujourd’hui, je suis toujours épaté par le fait que chaque mouvement de Michael Jordan est parfait. Rien n’est superflu tout en demeurant beau.

On a également différents intervenants dont évidemment le principal intéressé, mais aussi Scottie Pippen, Phil Jackson, Dennis Rodman, le bad boy Isiah Thomas et j’en passe des stars de la NBA. Voir chacun d’entre eux parler des événements passés les rend encore plus immersifs. Cela permet de reconstituer l’ambiance et surtout d’apporter un autre point de vue. Le véritable bonus par rapport au livre est clairement à ce niveau. D’autant plus que parfois, il y a des moments sincèrement émouvants.

Pour l’anecdote, la maison où MJ est interviewé n’est pas la sienne, car, voulant préserver son intimité, il a refusé de montrer son chez-soi à la télévision. Cela se ressent d’ailleurs dans le documentaire où sa famille, hormis ses parents, est rarement montrée. Pour y pallier, le producteur du documentaire a alors cherché une maison y ressemblant le plus possible. Allez, dans le même délire, une autre anecdote, si vous voulez entrer chez Jordan, il faut absolument porter des Air Jordan sinon il vous fera enlever ses chaussures pour les jeter un peu plus loin.

Michael Jordan: Endgame

Quant aux événements en question, le documentaire déploie une structure pour le moins atypique. Au début, j’ai flippé, car j’ai cru que ça n’allait concerner que la « dernière danse » des Bulls de Michael Jordan. C’est-à-dire la saison 1997/98. Finalement, on comprend vite où la série veut en venir. Il s’agit en fait de suivre la dernière saison des Bulls tout en revenant dans le passé pour découvrir l’essor de Michael Jordan et sa carrière chez les Bulls. Un peu déconcertant au début, ça se révèle finalement vite addictif, car c’est superbement bien découpé. Chaque étape de la dernière saison fait écho au passé. On en profite alors pour y revenir.

Pour le coup, sans aller aussi loin dans les détails que The Life, The Last Dance couvre tout ce qu’il faut, même Space Jam, sans oublier de parler également du côté sombre de Michael Jordan. On n’est donc pas dans un documentaire à la gloire de MJ qui balaie sous le tapis ses défauts. C’est vraiment la légende, le mythe, le basketteur ET l’homme qui nous sont présentés. Avec un petit bonus via des épisodes consacrés aux trois hommes qui ont fait partie d’une des meilleures équipes de basket de tous les temps : le sidekick Scottie Pippen, le légendaire rebondeur Dennis « The Worm » Rodman et l’entraîneur à la moustache Phil Jackson.

Le seul reproche que j’aurais à faire, en tant que passionné, c’est que j’aurais aimé que les résumés des matchs soient plus longs. Mais d’un, je peux comprendre que ça gonfle ceux qui n’aiment pas le basket et qui veulent juste découvrir MJ et de deux, ça aurait explosé la durée (mais ça, qui s’en serait plaint ?).

Par qui n’attendra plus le lundi avec autant d’impatience.

Conclusion

Assurément, un des meilleurs documentaires de tous les temps sur un des meilleurs sportifs de l’histoire. Les dix épisodes passent à la vitesse de la lumière. Rien à ajouter.

+

  • On tient l’ultime documentaire sur la légende Jordan

  • Certains points auraient mérité d’être approfondi, principalement les matchs trop survolés
  • Le sentiment de vide une fois le dernier épisode visionné
10/10

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