Netflix s’offre son Predator
Fiche
| Titre | War Machine | Titre VO | – |
|---|---|---|---|
| Réalisateur | Patrick Hughes | Scénaristes | Patrick Hughes & James Beaufort |
| Acteurs | Alan Ritchson, Dennis Quaid, Stephan James, Jai Courtney, Esai Morales, Blake Richardson, Keiynan Lonsdale, Daniel Webber, Alex King, Jack Patten | ||
| Date de sortie | 06 / 03 / 2026 (Netflix) | Durée | 1h 46 |
| Genre | Action, Science-fiction, Thriller | Budget | – |
Lors d’une dernière mission éprouvante pendant sa formation de Ranger, un ingénieur militaire doit mener son unité contre une gigantesque machine à tuer venue d’un autre monde.
Critique
Alan Ritchson qui se la joue Arnie dans Predator (1987) sous la direction de Patrick Hughes (Expendables 3, les deux Hitman & Bodyguard) : forcément, je lève la main droite pour barrer mon front tout en bombant le torse. Il est l’heure de répondre à l’appel (par contre, ne comptez pas sur moi pour aller à Dubaï).
Disons-le clairement : War Machine ne réinvente pas la roue. Il reprend tous les éléments classiques du genre pour un melting-pot de déjà-vu. Toutefois, ce qu’il fait, il le fait bien. L’histoire est prévisible de bout en bout, mais demeure efficace grâce au charisme « Reacherien » de son héros : les actes plutôt que la parole. Ce qui n’empêche pas de balancer une ou deux punchlines donnant l’impression qu’une bande de jeunes va débarquer autour du héros en mode : « Popopopo, il t’a (re)tué là ! ».
Alan Ritchson, l’Action Man moderne
Le film suit la construction du chef-d’œuvre de McTiernan cité plus haut, tout en ajoutant, en guise de premier acte, un entraînement digne d’un croisement entre Full Metal Jacket (encore un film de 1987) et Starship Troopers (1997). Sur le coup, j’ai pris beaucoup de plaisir à voir Alan Ritchson en mettre plein la vue à ses compagnons (et ses supérieurs).
La suite rentre dans un moule plus classique avec la fameuse rencontre avec l’envahisseur venu d’un autre monde. On enchaîne sur des séquences d’action bien fun, dont une, totalement folle, à bord d’un véhicule qui rappelle la séquence du train de Tyler Rake 2 (2023). Il manque malgré tout un petit « quelque chose » pour rendre ces scènes vraiment mémorables, mais en l’état, elles font le job. Surtout avec cette petite touche sanglante.
Par contre, je suis plus mitigé concernant le look de la « machine de guerre » en question. Elle évoque davantage le RoboCop (2014) de José Padilha que l’original : un aspect trop moderne et trop massif pour être réellement iconique. Reste qu’elle demeure sacrément impressionnante, en ne cessant jamais de pourchasser sa cible tel le camion du Duel (1971). Je regrette aussi des personnages secondaires qui manquent un peu de coffre et d’épaisseur pour exister face au colosse Ritchson. Dès lors, les morts ne sont pas vraiment impactantes.
War Machines ?
Toutefois, je suis vraiment emballé par la fin et la fenêtre qu’elle ouvre sur une potentielle suite. Le réalisateur et sa star ont précisé que de futurs volets avaient été élaborés, avec carrément déjà un titre en tête pour un deuxième opus : War Machines (dédicace à un autre classique des années 80, Aliens ?). Une suite « encore plus folle » selon les mots de Patrick Hughes.
Alors Netflix, vous savez ce qu’il vous reste à faire. En plus, vous avez économisé un sacré paquet de dollars vu que le deal avec la Warner ne s’est pas fait !
PS : C’est quand même relou pour la recherche ce titre… C’est exactement le même que celui de la comédie satirique avec Brad Pitt, sortie (aussi) sur Netflix en 2017.
Par Christophe Menat chaud (dédicace au combat final) pour une suite.
Conclusion
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Si comme moi, vous avez grandi en ayant usé la VHS de Predator, foncez. Ce n’est pas parfait, mais le plaisir est là avec un Alan Ritchson qui confirme qu’il est le digne héritier des action-men des années 80 (d’ailleurs, saviez-vous qu’on ne fait plus d’Action Man ? Snif…). Vivement qu’on s’engouffre dans la brèche désormais grande ouverte pour une suite. |
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| 7/10 | |