Critique : The Hit Girls

Affiche du film The Hit Girls réalisé par Jason Moore avec Anna Kendrick et Rebel Wilson
Les filles A Cappella

Fiche

D’après le livre Pitch Perfect: The Quest for Collegiate A Cappella Glory de Mickey Rapkin
Titre:The Hit Girls
Réalisateur(s):Jason Moore
Scénariste(s):Kay Cannon
Acteurs:Anna Kendrick, Skylar Astin, Ben Platt, Brittany Snow, Anna Camp, Rebel Wilson, Alexis Knapp, Ester Dean, Hana Mae Lee
Titre original:Pitch Perfect (Titre canadien: La note parfaite)Date de sortie:8 mai 2013
Pays:USABudget:17 000 000 $
Genre:Comédie, Musical, RomanceDurée:1h52

Beca est le genre de fille qui préfère écouter son lecteur MP3 que la personne assise en face d’elle. Fraîchement arrivée à la fac, elle a du mal à y trouver sa place. Elle intègre alors, plus ou moins contre son gré, une clique de filles qu’elle n’aurait jamais considérées abordables ou fréquentables : un mélange de pestes, de bonnes pâtes et d’originales dont le seul point commun est la perfection avec laquelle elles chantent a cappella. Et quand la nouvelle venue les initie, au-delà des arrangements traditionnels et des harmonies classiques, à des interprétations et des combinaisons musicales novatrices, toutes se rallient à son ambition d’accéder au sommet du podium dans cet univers impitoyable qu’est celui du chant a cappella à l’université, ce qui pourrait bien s’avérer la chose la plus cool qu’elles aient jamais faite, ou la plus folle.

The Hit Girls
Le Glee Club féminin…

Critique

Quand Jason Moore, le réalisateur d’un paquet d’épisodes de séries et pas forcément celles interpellant le plus comme Dawson, Les Frères Scott, Everwood et Brothers & Sisters, décide de passer au cinéma avec son premier long-métrage, on n’est pas forcément rassuré. Pourtant le résultat à l’écran est loin d’être dégueulasse.

Certes, on se croirait devant l’adaptation de Glee pour le cinéma (parce bon, Glee le film…). On n’est peut-être pas loin de la vérité mais résumer le film sur ce point est dommageable car point de chorale ici mais de chants a cappella (wiki : « chant ou une partie d’un chant, à une ou plusieurs voix, exécuté sans accompagnement instrumental »). Bon d’accord, c’est loin de bouleverser le monde (un peu comme les suites de Sexy Dance tentant d’innover à chaque épisode en amenant de nouvelles danses) mais ça a le mérite de produire quelques chansons sympathiques bien plus dynamiques que ceux des Warblers dans Glee. Assurément l’un des points forts du film.

« On se croirait devant l’adaptation de Glee. »

Aussi si le film fonctionne, il le doit à son casting porté par Anna Kendrick (la fille qui monte, monte – 3 films en 2012 – et à jamais la sœur de Scott Pilgrim dans mon coeur). On repère très vite Rebel Wilson, la grosse blonde trop bizarre marquant son territoire dans les rôles secondaires de la comédie romantique américaine. Elle incarne ici Fat Amy (la Grosse Amy en VF), un personnage décalé permettant d’apporter une touche d’humour originale (pour ne pas dire déviante – il faut la voir imiter la danse de la sirène, un gros 😯 ). D’ailleurs en parlant de personnage décalé, Lilly (incarnée par Hana Mae Lee) est complètement space, parlant à voix tellement basse que personne ne l’entend et en profitant pour sortir des phrases bizarroïdes et flippantes (« Pour me rendre heureuse, je crame des baraques. ») – un personnage au ratio temps de parole/répliques cultes hyper élevé.

The Hit Girls
… VS le Glee Club masculin…

Le reste, c’est du classique. La rousse super belle (Brittany Snow), la chef rigide (Anna Camp), la lesbienne et de surcroît de couleur de peau noire (histoire de faire une pierre deux coups ?), la fille super bonne aux obus poussant son chemisier au supplice et, évidemment, avec le QI d’un bébé huître. Il y a encore deux filles dans le groupe mais vu leur utilisation, on n’en tient pas rigueur. Par contre, on tient rigueur du casting de guest-star : Elizabeth « Hunger Games » Banks (aussi productrice), Christopher « Kick-Ass » Mintz-Plasse, John Michael « Bad Teacher » Higgins et Jacob « Terri » Wysocki sans oublier Donald Faison alias Turk dans la sitcom Scrubs.

« La fille super bonne aux obus poussant son chemisier au supplice et, évidemment, avec le QI d’un bébé huître. »

Le scénario est très classique (sans surprise donc, on devine tout du début jusqu’à la fin) mais offre de jolis moments comme cette « éducocinéma » (éducation cinématographique) ou le vomi semblant être tout droit sorti d’Y a-t-il un exorciste pour sauver le monde ? avec le regretté Leslie Nielsen. Néanmoins, ce sont plus les running gags qui sont à l’honneur car pour une fois, elles sont réussies (merci Lilly et le duo de commentateurs Banks/Higgins capable de sortir des répliques assez hallucinantes dans le flegme le plus total).

The Hit Girls
… sous l’oeil averti d’Elizabeth Banks.

Conclusion

Pour la première réalisation de Jason Moore, c’est une comédie romantique à l’américaine classique mais sympathique, sorte de cousin cinématographique de Glee avec suffisamment d’humour et un casting solide pour vivre sa propre vie.

+– Casting
– Fat Amy
– Lilly
– Chants a cappella
– Scénario classique
6/10

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