Critique & Test Blu-ray 2D/3D : Transformers 3 – La Face cachée de la Lune

L’apothéose du film bourrin

Fiche

D’après les jouets d’Hasbro
Réalisateur(s):Michael Bay (les deux premiers Transformers, Armageddon, The Rock)
Scénariste(s):Ehren Kruger (Transformers – La revanche, les deux remakes de The Ring)
Acteurs:Shia LaBeouf (Wall Street 2: l’argent ne dort jamais, Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal), Rosie Huntington-Whiteley (top modèle d’origine anglaise et remplaçante de la bêcheuse Megan Fox), Patrick Dempsey (star de Grey’s Anatomy), Josh Duhamel (Bébé mode d’emploi), Tyrese Gibson(Fast and Furious 5), John Turturro (Miller’s Crossing, Barton Fink), Julie White (Fargo, Arizona Junior), John Malkovich (RED, Dans la peau de John Malkovich), Ken Jeong (Very Bad Trip 2), Alan Tudyk (Tucker & Dale vs Evil)
Titre original:Transformers: Dark of the Moon
Pays:USADate de sortie:29 juin 2011
Genre:Action, Science-fictionDurée:2h35
Budget:195 000 000 $
Un événement mystérieux lié à notre passé éclate au grand jour. C’est la guerre qui menace aujourd’hui notre Terre; une guerre d’une telle ampleur que l’aide des Transformers pourrait, cette fois, ne pas suffire à nous sauver.
Date de sortie Blu-ray/DVD:8 février 2012Format vidéo:2.35:1
Langues:Anglais (Dolby TrueHD 7.1), Français, Espagnol, Portugais (Dolby Digital Master Audio 5.1)
Sous-titres:Français, Anglais, Espagnol, Portugais
Suppléments (attention uniquement avec le blu-ray 3D) :Exploration de la face cachée de la lune :
– Design et développement
– Tournage à travers l’Amérique
– Tourner à Chicago
– L’attaque des Birdmen : ballet aérien
– L’ombre de Sentinel : post production et sortie
Territoires inconnus : le futur de la NASA
Déconstruire Chicago : séquences multi-angles :
– Prévisualisations avec commentaires optionnels de Michael Bay et du responsable des prévisualisations Steve Yamamoto
– Comparaison prévisualisations/ plan final avec commentaires optionnels de Michael Bay et du responsable des prévisualisations Steve Yamamoto
– Effets spéciaux avec les commentaires optionnels des responsables des effets spéciaux Scott Farrar et Matthew Butler
– Comparaison effets spéciaux/ plan final avec les commentaires optionnels des responsables des effets spéciaux Scott Farrar et Matthew Butler
L’art de Cybertron :
– Autobots
– Decepticons
– Univers
– Armes et armures
– Vaisseaux
Archive de la face cachée de la lune :
– La transformation en 3D
– Avant-première à Moscou
– Bonus des Birdmen
– L’iPad de Cody
– Le son de la face cachée de la lune
La matrice du marketing :
– Bandes-annonces
– Galerie marketing

Critique

Le deuxième visionnage n’a rien changé au constat. Autant la première partie est assez rébarbative, moyennement marrante, juste sauvée par un Ken Jeong (Community) au top de sa forme malheureusement trop vite écarté et John Turturro (The Big Lebowski) dont la classe et la puissance comique n’est plus à démontrer, le genre de mec capable par sa seule présence (même en second rôle) à me faire rajouter un point à un film.

Le film subit une grosse fracture vers la moitié du film à l’aide d’un étonnant procédé. Coupure d’image ponctué de flashes noir, musique qui s’arrête avant de repartir sur une image de fin du monde absolument splendide. Voir Chicago en ruine envahi par des dizaines de Decepticons. C’est là que Transformers 3 commence, c’est là que le plus gros film d’action prend toute sa splendeur. C’est simple, les scènes qui vont suivre sont un condensé de scènes d’actions ultra efficace et surtout spectaculaires.

En regardant cette partie, on ne peut pas s’empêcher de penser aux FPS les plus spectaculaires sortis récemment, Call of Duty, Bullestorm et Killzone. Surtout dans ce Transformers, les Autobots passent presque au second plan, Michael Bay prenant plus de plaisir à filmer les soldats dans des situations abracadabrantesques comme ce fameux passage dans l’immeuble de verre qui s’écroule.

Certes l’ensemble n’est pas dénué de défauts, le plus gros reproche que je ferais concerne Shia qui malgré toute ma sympathie fait un peu tache (on est censé y croire que ce jeune homme à peine sorti de l’adolescence soit capable d’évoluer dans ce champ de bataille ?) mais on s’y est habitué depuis le premier. Dans ce troisième épisode, on lui adjoint un bad guy direct (Dr Mamour de Grey’s Anatomy) malheureusement ridicule, on y croit encore moins (on s’attend à qu’il fasse des mamours à Shia). Toutefois, cette touche comique absurde évite au film de tomber dans le pitoyable comme un certain Battle Los Angeles.

Au final, Transformers 3 évite la nanardise du second opus et surpasse le premier.

Test

La qualité de l’image est ce qui se fait de mieux sur le marché, on est parfois abasourdi par le piqué. Le blu-ray à sortir pour configurer l’image de votre vidéoprojecteur. Encore plus impressionnant, l’intégration des CGI se fait à merveille. Difficile parfois de juger où s’arrête l’image de synthèse et où commence la réalité, le combo de la mort donc.

Au niveau du son, c’est magique. Si vous disposez d’une installation sonore digne de ce nom, vous allez rugir de plaisir. Jamais un film n’aura laissé une tel souffle de grave, votre canapé/fauteuil va vibrer lors de l’apparition de Shockwave et son ver de métal directement sorti de Dune. La dernière partie est un pur régal sonore où la guerre entre Autobots et Decepticons s’invitera dans votre pièce (et chez les voisins).

On est heureux de vivre à notre époque où il est facile de bénéficier d’une installation Home Cinema correcte afin de pouvoir prolonger le plaisir à visionner les films d’actions de l’acabit de Transformers 3 (à l’époque, ces films souffraient dès qu’ils passaient sur la petite lucarne).

Le passage à la 3D ne nuit pas du tout au film, il reste toujours aussi agréable visuellement (ce qui n’est pas le cas de tous les films 3D qui perdent beaucoup en terme de qualité d’images). Malheureusement, on pourra discuter de l’intérêt de la 3D. Hormis sur les scènes intégralement en images de synthèse comme la séquence d’introduction ou le réveil des Decepticons planqués sur la lune, elle est nettement moins visible. Toutefois, elle reste très solide au point de ne pas gêner le visionnage. Une bonne 3D en somme, discrète et spectaculaire par moments. Elle est toutefois ratée durant le fameux passage de l’autoroute (vous savez qui a fait un gros buzz car elle récupérait des séquences de l’autre film de Bay The Island), on voit qu’il s’agit d’une 3D post-prod par la désagréable sensation de disposer d’images en 2D superposées comme au théâtre. Seul point faible de cette 3D qui s’affiche parmi les meilleurs représentants des films live avec Avatar et seulement surpassé par celle d’Hugo Cabret.

La réflexion sur la 3D est toujours la même, son efficacité n’est pleine que pour les films entièrement en images de synthèse comme Le Royaume de Ga’Hoole ou Tintin (dont la sortie prochaine du blu-ray 3D me fait trépigner d’impatience). Elles ne sont pas encore arrivées les caméras capables de capter la 3D comme les films en images de synthèse mais on commence à s’y approcher.

Niveau bonus, on est gâté aussi avec un gros documentaire d’1h50. Ce documentaire aborde les différents étapes du croquis des créatures jusqu’à la fin du tournage. Il aborde les points les plus essentiels comme la 3D (où on se rend compte que l’utilisation de la caméra 3D est très contraignante), le design des Transformers (je trouve que l’excellent travail des dessinateurs n’est pas assez mis en exergue devant le film où les Transformers passent derrière les acteurs), l’éviction de Megan Fox (avec une justification ambiguë de Michael Bay qui parle d’un différend physique, faut-il comprendre là que Megan Fox n’était plus la bombe qu’elle était ?) et les passages d’actions les plus spectaculaires comme ces vols des hommes-écureuils. A peu près tout ce qui est possible y est abordé et toutes les questions sont résolues, un bon point surtout quand on se demande comment ces malades ont fait ça.

Les bonus restant valent le coup d’œil mais se révèle moins intéressant que ceux décrits ci-dessus comme le comparatif avant/après images de synthèses.

Conclusion

Transformers 3 est un film ultra-spectaculaire à réserver aux fans de films d’actions bourrins où le déluge de feu et de déflagrations prend le pas sur l’histoire. Une dernière partie tout simplement magistrale de ce côté.
+– la dernière partie
– les effets spéciaux
– le meilleur de la saga
– l’humour parfois douteux (mais c’est moins lourd que dans le 2)
– des Transformers en retrait
Trophée7/10
Le blu-ray de Transformers 3 représente la quintessence de la capacité du blu-ray. A sortir pour épater vos amis sur votre installation Home Cinema (ou pour faire chier votre voisin).
Image : 10/10Son : 10/10Bonus : 9/103D : 7/10
Trophée9/10

Pin It on Pinterest