Critique : Rental Family

Brendan Fraser confirme son retour

Fiche

Titre Rental Family Titre VO
Réalisateur Hikari Scénaristes Hikari & Stephen Blahut
Acteurs Brendan Fraser, Takehiro Hira, Mari Yamamoto, Shannon Mahina Gorman, Akira Emoto
Date de sortie04 / 02 / 2026 Durée1h 50
GenreComédie, Drame Budget

Tokyo, de nos jours. Un acteur américain qui peine à trouver un sens à sa vie décroche un contrat pour le moins insolite : jouer le rôle de proches de substitution pour de parfaits inconnus, en travaillant pour une agence japonaise de « familles à louer ».

Critique

Après sa performance exceptionnelle dans The Whale (2023) de Darren Aronofsky, qui lui a permis de décrocher l’Oscar, et en attendant son retour dans la peau de Rick O’Connell, voici Brendan Fraser de retour au cinéma dans le nouveau film d’Hikari (37 Seconds, la série Acharnés).

Le film repose sur une particularité japonaise : les familles de location (Daikousha), un service où des agences professionnelles louent des acteurs pour jouer le rôle de membres de la famille, d’amis ou ce que tu veux. Ce service n’est pas si récent que ça en plus, car il existe officiellement depuis 1991.

Par curiosité, j’ai demandé à ChatGPT le prix de telles prestations :

Type de prestationDurée estiméePrix total indicatif (frais inclus)
Simple ami (balade, shopping)2-3 heures~15 000 ¥ (95 €)
Faux parent (mariage, réunion)Journée~30 000 ¥ à 50 000 ¥ (185 € à 310 €)
Faux conjoint (dîner de famille)4 heures~25 000 ¥ (155 €)
Excuses professionnelles1 heure~10 000 ¥ (62 €)

De la Baleine aux Daikousha

Bref, dans Rental Family, Brendan Fraser est absolument phénoménal, avec cette fragilité apparente, mais tout en douceur. C’est toujours aussi hallucinant de voir un tel acteur confirmer son talent dans un tout autre registre que celui dans lequel on l’a connu. Quoi qu’il en soit, il traverse avec grâce cette comédie dramatique qui distille de nombreux moments émouvants (plusieurs fois, les larmes me sont venues).

Il faut dire qu’autour de lui gravitent des acteurs exceptionnels comme Akira Emoto (Kikuo Hasegawa) et la jeune Shannon Mahina Gorman (Mia Kawasaki) dont c’est le premier rôle. Au passage, j’ai buggé un temps sur cette dernière, ne pouvant m’empêcher de lui trouver une ressemblance avec Esther (la terrifiante « gamine » du thriller de 2009).

Hikari et Stephen Blahut exploitent à la perfection le thème du film pour nous inviter dans un pan méconnu (du moins, de moi) de la culture japonaise. Ils sont bien aidés par la création du personnage de l’acteur américain, qui permet de poser un regard externe sur le Daikousha. Le tout est traité avec tendresse, sans jamais verser dans la mièvrerie ni le pathos, et en évitant les clichés lourdingues inhérents au genre. Résultat : un vrai feel good movie dont on ressort les yeux mouillés mais avec un immense sourire.

Par pressé de retrouver Brendan Fraser.

Conclusion

Rental Family est la preuve éclatante que la « Brenaissance » n’était pas un feu de paille. Dans son nouveau film, Hikari nous offre ici une pépite d’humanité, portée par un Brendan Fraser encore émouvant. C’est le genre de film qui réconcilie avec le monde le temps d’une séance.

+

  • Brendan Fraser confirme après The Whale
  • Le sujet du Daikousha
  • Drôle et émouvant, un vrai feel good movie

9/10
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