Critique : Que Justice Soit Faite

Nouveau film de F. Gary Gray (Braquage à l’Italienne) avec Gerard Butler (300) et Jamie Foxx (Ray). Malgré de mauvaises critiques entendues à droite et à gauche, la critique d’une amie et sa moyenne (7,2/10) sur Imdb m’a convaincu d’aller le voir plutôt que Megamind. Ai-je bien fait ?

Clyde Shelton (Gerard Butler) est marié et a une fille. Un soir, deux cambrioleurs débarquent. L’un d’entre eux violente le mari, viole la femme avant de l’assassiner avec sa fille sous les yeux du second. Lors du procès, l’avocat Nick Rice (Jamie Foxx) négocie avec le tueur qui charge l’autre cambrioleur de tous les meurtres. Le tueur a une peine de 10 ans tandis que l’autre est condamné à mort. Clyde Shelton, choqué par cette décision, fomente alors sa vengeance…

Un début génial …

Lancé à toute vitesse en débutant avec l’agression de la famille Shelton, le long-métrage nous chope aux tripes. L’injustice du procès nous les tord. On désire de vengeance comme Clyde. Cette dernière survient très rapidement, les tueurs sont assassinés avant la demi-heure.

Le film bascule alors vers un procès du système pénal américain qui libère les assassins sous caution par manque de preuves ou au gré des négociations. Clyde Shelton se fait un plaisir de les manipuler afin de démontrer les limites du système à Nick Rice.

… ensuite ça part en couilles

Le film devient ensuite une lutte entre Clyde Shelton et Nick Rice. Arrivé à ce point, vous qui visionnez ce film, dites adieu à toute crédibilité.

Spoiler

Clyde Shelton devient un super agent de la CIA, capable de prouesses comme assassiner de multiples personnes depuis sa cellule de prison. Le twist final explique comment il a pu réaliser tous ces meurtres mais bon, ça reste complètement surréaliste. On part d’un thriller coup de poing et on dérive vers un « truc » que seul Hollywood est capable de pondre.

Clyde Shelton est un Q (le mec qui pond tous les gadgets pour James Bond) rempli de vengeance.

Le final est l’aboutissement de ces évènements sans queue, ni tête avec un retournement de situation complètement surréaliste. Faut m’expliquer comment Jamie Foxx a-t-il pu être plus rapide pour revenir à la prison que Gerard Butler alors que celui-ci avait plusieurs dizaines de minutes d’avance. Sans compter le contrôle de la police complètement pourri en effet Gerard Butler n’a qu’à emprunter un parking disposé quelques mètres avant le contrôle pour y échapper.

De plus, la découverte des preuves dans le QG de Butler est à mourir de rire. Ils sont soigneusement disposés de façon à que Jamie Foxx comprennent le plus rapidement possible, comme si c’était voulu. Comment un génie comme Butler n’a-t-il pas prévu le cas où son QG serait découvert ?

On nous promet un thriller nerveux et sanglant ensuite une remise en question de la justice américaine pour finir avec un thriller typiquement hollywoodien avec une lutte manichéenne au final prévisible.

Une grosse déception. On comprend pourquoi le film a mis autant de temps à sortir en France (déjà en salle depuis 2008 aux States).

Sa scène culte : l’agression de la famille lors de l’ouverture du film. A ça, on peut ajouter un final hilarant car complètement surréaliste.

Note : 3/10

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