Critique : Somewhere

Un nouveau Coppola fille, ça se fête. A Paris, on était harcelé de publicité pour ce film que ce soit les affiches dans le métro ou dans les journaux. Un bref rappel, Sofia Coppola a pondu deux chefs d’œuvres : Virgin Suicides et Lost In Translation et une merde : Marie-Antoinette.

Somewhere se classe dans quel catégorie ?

Johnny Marco (Stephen Dorff) est une méga star. Partout où il passe, on le reconnaît. Il couche à droite et à gauche. Se lève le matin sans but, il erre toute la journée. L’arrivée de sa fille de onze ans, Cleo (Elle Fanning) va chambouler un peu tout ça.

On retrouve les thèmes chers à Sofia Coppola

Sofia Coppola semble aimer les personnages qui errent sans but, qui s’ennuient dans leurs vies. Après les sœurs en proie au suicide dans Virgin Suicides, Bill Murray et Scarlett Johansson paumés et désynchronisés dans un hôtel dans Lost In Translation et Marie-Antoinette en épouse délaissée dans le film éponyme.

Johnny Marco joué par Stephen Dorff (Blade) fait partie de cette catégorie. Toute la première partie du film est consacrée à cet effet ! Toutefois, c’est un jeu dangereux car s’il n’y a pas ce côté qui fait les chefs d’œuvres, cette espèce de fascination (rien à voir avec le troisième Twilight) visible par exemple dans les deux premiers Coppola, on finit par s’emmerder.

Et le problème, c’est qu’on s’emmerde avec Johnny Marco

Je pense que l’effet est voulu mais ça reste un exercice casse-cou. En effet, comment faire ressentir un sentiment d’ennui aux spectateurs sans qu’ils s’emmerdent pleinement. Il faut dire qu’il ne se passe pas grand chose durant le film.

Durant le film, Sofia Coppola nous propose de partager le quotidien d’une star du cinéma afin de nous démontrer qu’il est loin d’être sulfureux ou glamour. Les conquêtes s’enchaînent sans passion (Johnny Marco réussit à s’endormir en faisant un cunnilingus à une bombe). En cela, le film est intéressant mais bon, on le savait déjà.

La sœur de l’autre, oui, celle qui joue dans La guerre des mondes

Elle Fanning (L’étrange histoire de Benjamin Button) est bien la sœur de Dakota Fanning. Personnellement dans le film, je l’ai trouvée assez fade mais il est difficile de la juger vu que le personnage n’est pas très épais. Elle se contente de montrer un air de fatigue, d’ennui et par moments, un sourire par-ci et par-là. En tout cas, ce n’est pas avec ce film qu’elle va atteindre la notoriété de sa sœur.

Un film ni bien, ni mauvais, moyen en somme. Sofia Coppola nous fait partager le quotidien d’une star pour démontrer que leurs quotidiens sont loin d’être glamour. Peut être son film le plus autobiographique.

Plus sa filmographie s’épaissit, plus on a l’impression que ses deux chefs d’œuvres (Virgin Suicides et Lost In Translation sont des erreurs de parcours). A confirmer.

Sa scène culte : la scène sous la piscine avec les deux personnages qui miment de prendre le thé.

Note : 5/10

Pin It on Pinterest