Critique : Preacher Tome 1 – Mort ou vif

Prêtre possédé par la progéniture d’un démon et d’un ange, le ton est donné

Écrit par Garth Ennis (Punisher MAX, Hellblazer), dessiné par Steve Dillon (compère presque inséparable de Garth Ennis) et couvertures par Glenn Fabry pour Vertigo.

A première vue, le révérend Jesse Custer n’a rien de spécial : c’est le pasteur d’une petite ville qui perd lentement ses ouailles et sa foi. Mais il va avoir la preuve irréfutable que Dieu existe vraiment… et qu’Il est un sacré salopard. En un instant, la vie de Jesse bascule à jamais…

Accompagné de Tulip, une ex à la gâchette facile, et de Cassidy, un vampire irlandais, le révérend Custer entreprend un voyage qui l’emmènera des tréfonds du Texas jusqu’à une New York amère, et au-delà. Il veut réclamer des réponses au Seigneur tout puissant, mais celles-ci devront être durement gagnées… car le Ciel a envoyé quelque chose d’effroyable à ses trousses.

Un gros coup de cœur, le premier volume nous met directement dans le bain grâce à une magnifique préface, probablement la meilleure que je n’ai jamais lu. Drôle, original, je me suis régalé à la lire. Je vous conseille VRAIMENT de ne pas la sauter, ce serait vraiment dommage.

Quant à Preacher, il traînait une excellente réputation mais bon sans plus. C’est vrai quoi, un héros prêtre, ça ne fait bander personne (en tout cas pas moi). Mais de nombreux commentateurs du blog de Marvelll ont fait le forcing pour que je le lise. Après tout pourquoi pas ? Je me suis procuré le premier volume pour l’essayer et ce fut le coup de foudre.

Déjà, l’album est signé par le duo Garth Ennis/Steve Dillon que je raffole dans le Punisher. On y retrouve leurs pattes: des héros charismatiques, un humour noir, des aventures loufoques et très violentes et surtout aucune censure. On ne peut pas faire mieux comme entrée en matière à tel point que je me suis déjà procuré le deuxième et troisième album.

Dans cette aventure, on fait la connaissance avec les trois protagonistes principaux et surtout l’intrigue démarre très vite avec le massacre d’un village entier (comme ça, sans prévenir). Le héros Jesse Custer responsable indirectement du carnage s’enfuit avec une ex et un vampire. Ils sont poursuivi par le Saint des Tueurs (un personnage dont je suis devenu complètement accro, imaginez un peu le tueur de No Country for Old Men puissance mille, le kif).

On fait aussi la connaissance avec Tronchdecul (son nom est véridique, je vous promets que ce n’est pas une de mes blagues pourries), le personnage le plus moche que je n’ai jamais vu de ma vie, habilement dépeigné par Garth Ennis.

Aussi un truc que j’ai bien aimé pour chaque couverture qui introduit le prochain numéro, le dessinateur Glenn Fabry les note lui-même et certains de ses commentaires sont tout simplement hilarant.

Il ne faut pas plus d’un numéro pour comprendre le statut d’œuvre magistrale de Preacher. Un de ces albums qui nous font aimer les comics. Aussi, il est tout simplement inadaptable (trop violent, trop grossier et surtout trop noir) donc n’attendez pas pour vous le procurer.

Un achat indispensable.

Note : 9/10

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