Critique : Once Upon a Time… in Hollywood

Affiche française et rétro du film Once Upon a Time… in Hollywood écrit et réalisé par Quentin Tarantino avec Leonardo DiCaprio, Brad Pitt et Margot Robbie

Un Tarantino nostalgique, mais pas inspiré

Fiche

TitreOnce Upon a Time… in HollywoodTitre VO
RéalisateurQuentin TarantinoScénaristeQuentin Tarantino
ActeursLeonardo DiCaprio, Brad Pitt, Margot Robbie, Emile Hirsch, Margaret Qualley, Timothy Olyphant, Austin Butler, Al Pacino, Mike Moh, Luke Perry, Kurt Russell, Damian Lewis, Dakota Fanning, Bruce Dern
Date de sortie14 / 08 / 2019Durée2h 41
GenreComédie, DrameBudget90 000 000 $

En 1969, la star de télévision Rick Dalton et le cascadeur Cliff Booth, sa doublure de longue date, poursuivent leurs carrières au sein d’une industrie qu’ils ne reconnaissent plus.

Critique

Tout le mois d’août, j’étais en vacances. Du coup, j’ai raté les deux films que je voulais absolument voir. Fast & Furious : Hobbs & Shaw et Once Upon a Time… in Hollywood. Les affres de la rentrée (sans oublier, un déménagement même s’il m’a permis d’avoir ENFIN la fibre pour la première fois de ma vie) ne laissant pas beaucoup de temps, j’ai dû choisir entre les deux. De la grosse bagarre avec un trio fantasmagorique Dwayne Johnson, Jason Statham et Idris Elba ou un nouveau Quentin Tarantino avec les deux monstres sacrés du cinéma Leonardo DiCaprio et Brad Pitt ?

Je pourrais dire que le choix a été difficile, mais sérieusement, un Fast & Furious ou un Tarantino. Faut pas déconner. Ce sera le Tarantino. En plus, avec une durée de deux heures et quarante minutes, je suis sûr de rentabiliser mon ticket de cinéma. Bref, c’est parti.

Tarantino en mode mineur

Bon, bon… Once Upon a Time… in Hollywood… Que dire ? Déjà, c’est sûr, ce n’est pas mon Tarantino préféré (un choix qui se navigue entre Kill Bill, Django Unchained et le film où je l’ai découvert : Jackie Brown). Est-ce un bon Tarantino ? Là encore, je me pose la question. Tout d’abord, un point positif. Je n’ai pas trop vu passer les presque trois heures malgré quelques baisses de régime. Néanmoins, j’ai été déçu de constater que seules trois scènes m’ont réellement emballé. La scène où Cliff Booth (Brad Pitt) combat Bruce Lee (Mike Moh), une autre scène avec Cliff bien tendue où il cherche à s’entretenir avec George Spahn (Bruce Dern) et la scène finale. Je n’en dirais pas plus sur cette dernière, mais j’ai adoré. C’était franchement hilarant !

Pour le reste, j’ai été embarqué, mais sans prendre vraiment du plaisir. Heureusement que j’avais le duo DiCaprio/Pitt. Sans eux, l’ensemble aurait été, j’ai envie de dire mauvais mais un Tarantino n’est jamais mauvais, donc je vais partir sur un « quelconque ». Pire même, l’ancien employé de vidéo-club ne semble pas non plus inspiré dans les dialogues entre ses personnages. Assez incompréhensible, car c’est pourtant sa marque.

Barbie Robbie

Quant à sa volonté de nous replacer dans le vieil Hollywood, celui d’avant Easy Rider. Bof, quoi. Si les décors sont assez bluffant en terme d’authenticité (attention, c’est dit de la part d’un mec qui n’y a jamais vécu, qui n’était même pas né d’ailleurs, donc ça vaut que ça vaut), je n’ai vraiment ressenti la frénésie d’y vivre. Pire même, le personnage de Sharon Tate (Margot Robbie) plombe sacrément le film. D’accord, la Robbie est belle. Ok, elle ronfle en dormant, mais c’est tout. La voir se taper des pas de danse, montrer ses pieds à la face de la caméra ou encore jouer à la nunuche (c’est officiel, elle est prête pour le film Barbie). Je n’en pouvais plus…

Heureusement que la jeune Pussycat (Margaret Qualley) contrebalance en étant absolument époustouflante. C’est simple, elle vole la vedette à tout le monde à chaque fois qu’elle apparaît à l’écran. Le reste du casting aura beau cumuler les noms, aucun ne sort vraiment du lot. Ah si, un. Pour un gros moment de malaise avec Damian Lewis dans la peau de Steve McQueen. Je ne sais pas trop pourquoi, mais j’étais gêné. Probabelement, parce que j’avais l’impression de regarder un sketch du SNL.

Par qui se demande s’il n’aurait pas mieux fait d’aller voir la bagarre.

Conclusion

À mes yeux, Once Upon a Time… in Hollywood vaut surtout pour voir ces deux monstres du cinéma que sont Brad Pitt et Leonardo DiCaprio jouer ensemble et pour l’hilarante scène finale. Pour le reste, il ne s’agit clairement pas d’un Tarantino inspiré. Je crois même que c’est celui que j’aime le moins de toute sa filmographie. Bref, une balade sans gloire dans l’ancien Hollywood.

+

  • Brad Pitt et Leonardo DiCaprio réunis
  • Trois scènes fortes
  • Margaret Qualley

  • Tous les passages avec Sharon « Nunuche » Tate
  • Dialogues peu mémorables
  • Un vieil Hollywood effleuré
6/10

Pin It on Pinterest