Critique : Modus Anomali: Le réveil de la proie

Modus Anomali: Le réveil de la proie Poster
Sans mon Blackberry

Fiche

Titre:Modus Anomali: Le réveil de la proie
Réalisateur(s):Joko Anwar
Scénariste(s):Joko Anwar
Acteurs:Rio Dewanto
Titre original:Modus AnomaliDate de sortie:15 mai 2013
Pays:IndonésieBudget:
Genre:Épouvante, Horreur, ThrillerDurée:1h28

Parti passer un weekend en forêt avec femme et enfants, un homme va devoir subir une série d’épreuves avant de pouvoir retrouver sa famille, enlevée et dissimulée…

Modus Anomali: Le réveil de la proie
« Hé ho, ce n’est plus marrant les gars là. Ça ne me fait plus rire cet enterrement de vie de garçon. L’anus me brûle, j’ai dégueulassé mon T-Shirt préféré et en plus, j’ai paumé mon Blackberry. »

Critique

Péloche horrifique sortie tout droit d’Indonésie et ayant acquis une petite réputation grâce aux festivals, Modus Anomali: Le réveil de la proie va bénéficier d’une sortie en salle, à ma grande surprise. Il faut dire qu’au premier abord, rien ne laissait pas envisager ce passage dans les salles obscures étant donné que le film semble être un énième survival tourné à la va-vite et reposant sur un twist (et encore pas toujours). Modus Anomali: Le réveil de la proie accomplit ce cahier de charges: un tournage de huit jours, un budget riquiqui et un twist à la ouate ze fuke donc alors… pétard mouillé ou vrai bon film?

« Modus Anomali: Le réveil de la proie accomplit [son] cahier de charges: un tournage de huit jours, un budget riquiqui et un twist à la ouate ze fuke. »

Un peu des deux en fait. Le début accroche le spectateur avec cet homme se réveillant en pleine forêt et avec une mémoire partie prendre des vacances à l’île Maurice (il ne se rappelle même pas de son nom, le malaise total en somme). On se pose alors des questions légitimes sur le mec, cuite ayant mal tournée (le Very Bad Trip indonésien?) ou Les Chasses du comte Zaroff nouvelle génération? Après quelques coups de stress et de flippe, on finit par comprendre et finalement se lasser à cause à cause d’une dilution du suspense. On nous laisse d’ailleurs le temps de commencer à réfléchir sur l’intrigue et malheureusement de deviner le fameux twist de la mort qui tue (surtout parce qu’il avait déjà été utilisé sur d’autres films, je ne dis pas lesquels sinon vous allez tilter). Ainsi, on se met en attente jusqu’à la fameuse révélation (y a quand même quelques bonnes idées entre temps) et le film se termine sur une dernière partie explicative qui, à défaut de lancer le turbo, a le mérite d’être fascinant notamment grâce à une interprétation géniale de Rio Dewanto.

« [Le héros est un] homme se réveillant en pleine forêt et avec une mémoire partie prendre des vacances à l’île Maurice. »

Côté technique, le film souffre épisodiquement de quelques faiblesses techniques comme des coupures inopinées visant probablement à masquer les défauts de sa réalisation. Forcément en misant un max sur les plans séquences, on risque quelques problèmes avec un si petit budget. Des incohérences se font ressentir comme le héros qui se prend une flèche dans le bras puis ne semble même plus être gêné après l’avoir retiré. Il utilise même ce bras pour des trucs déjà pas évident au top de notre forme. On peut aussi être dubitatif devant les séquences de vomissement tant elles sont ridicules nuisant au réalisme voulu par le film. On voit clairement le jet de vomi est provoqué par un jet mis à côté de la bouche de l’acteur alors de profil. Au moins, je me suis bien poilé. Apparemment, ce serait un truc que kifferait les indonésiens, un film d’Indonésie sans vomi est un OVNI.

Modus Anomali: Le réveil de la proie Photo
« Mais putain, les gars! Vous me cassez les couilles, là. Je vous dis que je ne suis pas un cerf à la fin. Elle me fait mal cette flèche à la con! Je vous promets que le premier que je chope, je lui… Nan reviens, Jack, je déconne. Me laisse pas là. »

Conclusion

Film imparfait, Modus Anomali: Le réveil de la proie repose sur une bonne idée finalement trop prévisible.

+– l’acteur principal Rio Dewanto
– les scènes de vomi qui m’ont bien fait marrer
– la dernière partie
– twist trop prévisible
– on s’emmerde au bout d’un moment
– quelques défauts techniques et incohérences
5/10

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