Critique : Le Labyrinthe: La Terre Brûlée

Mais où est le Labyrinthe ?

Fiche

D’après le roman de James Dashner
Titre:Le Labyrinthe: La Terre Brûlée
Réalisateur(s):Wes Ball
Scénariste(s):T.S. Nowlin
Acteurs:Dylan O’Brien, Ki Hong Lee, Kaya Scodelario, Thomas Brodie-Sangster, Dexter Darden, Alexander Flores, Jacob Lofland, Rosa Salazar, Giancarlo Esposito, Patricia Clarkson, Aidan Gillen
Titre original:Maze Runner: The Scorch TrialsDate de sortie:07 / 10 / 2015
Pays:États-UnisBudget:61 000 000 $
Genre:Action, Science fiction, ThrillerDurée:2h 12

Dans ce second volet de la saga épique, Thomas et les autres Blocards vont devoir faire face à leur plus grand défi, rechercher des indices à propos de la mystérieuse et puissante organisation connue sous le nom de WICKED. Or le monde qu’ils découvrent à l’extérieur du Labyrinthe a été ravagé par l’Apocalypse. Leur périple les amène à la Terre Brûlée, un paysage de désolation rempli d’obstacles inimaginables. Plus de gouvernement, plus d’ordre… et des hordes de gens en proie à une folie meurtrière qui errent dans les villes en ruine. Les Blocards vont devoir unir leurs forces avec d’autres combattants pour pouvoir affronter WICKED et tenter de défier son immense pouvoir.

« Du feu ? »

Critique

Personnellement, je ne m’attendais à rien avec le premier opus. J’osais juste espérer passer un bon moment. Et surprise, c’était bien le cas. Le Labyrinthe offrait une aventure efficace dans le style série B. Sans prise de tête et avec du fun. Surtout, la fin ouverte donnait furieusement envie de voir la suite.

Pour la fin, ce deuxième épisode respecte la tradition inaugurée par son prédécesseur avec un final donnant envie d’embrayer en troisième (d’ailleurs, déjà confirmé sous le titre, Le Labyrinthe: Le Remède Mortel). Malgré tout, je n’ai pas été convaincu par tout ce qui a précédé. L’augmentation du budget, pratiquement doublé par rapport au premier, permet de traverser de jolis décors rappelant à la fois Mad Max: Fury Road et The Last of Us. D’autres citeront The Walking Dead.

Dommage donc que le scénario ne suive pas. Certes, il est difficile de transformer un roman en film. Néanmoins, Le Labyrinthe: La Terre Brûlée cumule trop de scènes classiques donnant l’impression d’avoir déjà vu le film des milliers de fois. D’accord, le scénario du premier ne brillait pas par son originalité : c’était un sosie d’Hunger Games/Battle Royale. Mais sur La Terre Brûlée, c’est encore pire. Tout est plan-plan du début jusqu’à la fin. Aucune, mais franchement aucune originalité. Même le « twist » est rapidement éventé, comme s’il fallait le faire deviner pour ne pas trop choquer le public.

Courir, toujours courir

Parmi mes grosses déceptions de cette suite, c’est de se taper des infectés qui courent. Pas franchement original, surtout après World War Z. J’ai été vraiment déçu, car le premier m’avait bien plu grâce à ses horribles créatures araignées. Je m’attendais donc à découvrir de nouvelles créatures, aussi bizarroïdes. Aussi, la dynamique de groupe est clairement moins poussée. Tout le monde suit le héros, Thomas. Point barre. Y a bien le mec de Game of Thrones pour émettre quelques réserves, mais ça s’arrête rapidement.

Je me suis plutôt emmerdé sur cette suite qui ne m’a tiré de ma somnolence que lors de ses scènes d’action, heureusement nombreuses. Parmi les qualités, je citerais surtout le fait d’avoir conservé l’ambiance sombre du premier au lieu de l’édulcorer pour toucher plus de gens. Même si au niveau des gunfights, ça m’agace toujours autant de voir des mecs s’envoler vers d’autres cieux quand ils se prennent une balle « invisible ». Ou pire, un mec qui fout un coup de poing sur un mec équipé d’un masque en métal. Et voir ce dernier, s’envoler comme s’il s’était pris un pain de Mike Tyson.

Par Christophe Menat en train de courir (chaud pour écrire la critique en même temps), le .

– Roger ! Pourquoi sont-ils à l’envers et surtout vivants ?
– Monsieur ? Mais vous m’avez dit de les pendre haut et à l’envers.
– Bon dieu, Roger ! Ce n’est pas possible ça ! J’ai dit haut et court !
– Monsieur ? Quel intérêt de les pendre haut puis de courir ?
-… Roger, ça marche toujours pour le dîner chez mon ami, mercredi soir ?

Conclusion

Comme Divergente, la saga Le Labyrinthe offre un deuxième épisode bien moins réussi, faisant davantage office d’épisode pour introduire le suivant plutôt qu’une aventure palpitante. Comme Divergente: L’Insurrection, la narration du roman a bien dû mal à s’éveiller au cinéma. Au final, j’étais agacé de voir une durée aussi longue pour une intrigue morne. Au moins, contrairement à Divergente 2, la fin de Le Labyrinthe: La Terre Brûlée donne envie de voir la suite.

+

  • Conservation de l’ambiance sombre
  • Jolis décors

  • Beaucoup trop long
  • Encore des zombies qui courent
  • Histoire pas palpitante pour un sou
4/10
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A propos de l'auteur : (2939 articles)

Fou de cinéma depuis qu'il a vu son premier film dans les salles obscures : Jurassic Park. Pleure quand le requin meurt dans Les Dents de la Mer. Plus tard au collège, il a succombé aux comics grâce (ou à cause) à un pote. Les jeux vidéo, il y touche depuis Les Schtroumpfs sur la Colecovision.

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