Critique : Le Hobbit: La Bataille des Cinq Armées – Version longue

La bataille se déchaîne

Fiche

D’après le roman Le Hobbit de J. R. R. Tolkien
Titre:Le Hobbit: La Bataille des Cinq Armées
Réalisateur(s):Peter Jackson
Scénariste(s): Fran Walsh, Philippa Boyens, Peter Jackson, Guillermo del Toro
Acteurs: Martin Freeman, Ian McKellen, Richard Armitage, Luke Evans, Evangeline Lilly, Cate Blanchett, Lee Pace, Orlando Bloom, Manu Bennett, Benedict Cumberbatch, Hugo Weaving, Christopher Lee, Aidan Turner, James Nesbitt, Stephen Fry, Graham McTavish, Billy Connolly, Mikael Persbrandt, Dean O’Gorman, Ian Holm, Ken Stott
Titre original:The Hobbit: The Battle of the Five ArmiesDate de sortie:18 / 11 / 2015
Pays:États-Unis, Nouvelle-ZélandeBudget:
Genre:Action, Aventure, FantastiqueDurée:2h 44

Atteignant enfin la Montagne Solitaire, Thorin et les Nains, aidés par Bilbon le Hobbit, ont réussi à récupérer leur royaume et leur trésor. Mais ils ont également réveillé le dragon Smaug qui déchaîne désormais sa colère sur les habitants de Lac-ville. A présent, les Nains, les Elfes, les Humains mais aussi les Wrags et les Orques menés par le Nécromancien, convoitent les richesses de la Montagne Solitaire. La bataille des cinq armées est imminente et Bilbon est le seul à pouvoir unir ses amis contre les puissances obscures de Sauron.

« Oh non, quinze minutes de bataille en plus ! Souhaitez-vous notre mort ? »

Critique

Même si j’avais adoré le dernier épisode de la saga Le Hobbit au point de lui décerner la note maximale, j’étais le premier à reconnaître qu’il comportait des défauts. D’un, une bataille assez confuse, et de deux, un final trop expéditif. Connaissant le Peter, nul doute que la version longue à venir devrait corriger ces problèmes. Mais même si je dis « nul doute », il y a toujours ce petit serpent qui traine dans l’esprit. Vérifions alors.

En voulant aller jusqu’au bout du trip Le Hobbit, je me suis refait les versions longues des deux aventures précédentes, soit Un voyage inattendu et La Désolation de Smaug. En toute franchise, j’ai totalement oublié les différents apports, mais je me souvenais qu’ils solidifiaient totalement les films en les rendant infiniment plus fluides, surtout le second. En effet, pour le premier, on ne comptait que sur 13 minutes supplémentaires alors que pour le second, ce sont carrément 25 minutes. Pour La Bataille des Cinq Armées, on a droit à 20 minutes.

Ayant vu le film deux fois au cinéma, j’ai très vite identifié les différents ajouts et je peux dire qu’il s’agit de la version longue la plus importante d’entre tous, Le Seigneur des Anneaux compris. Les ajouts majeurs sont principalement pour la fameuse bataille du titre. Pour le reste, il ne s’agit que de courtes séquences destinées à densifier l’ensemble sans pour autant se révéler essentielles, sauf le passage où Gandalf reçoit un cadeau de son ami Radagast et l’échange entre Bofur et Bilbon servant à achever le dialogue commencé lorsque le Hobbit a voulu quitter la Communauté avant qu’ils ne soient capturés par les Gobelins dans Un Voyage Inattendu. Par contre, concernant la bataille, on peut dire que Peter Jackson s’est lâché.

Décapitez-moi ces Orques !

Pour l’anecdote, aux States, la censure du film est passée de PG-13 pour la version cinéma à R pour la version longue et c’est tout à fait justifié. On connaît l’amour de Peter Jackson pour le gore (si non, allez mater Braindead) et on la retrouve. Décapitations et démembrements d’Orques sont désormais légion. C’est fait de tout petits riens, mais qui forment un tout jouissif et ça ne s’arrête pas là. Les compagnons Nains délaissés au cinéma ont désormais droit à leur moment de gloire dont une hilarante séquence où ils essaient de détacher l’un de leurs d’un Orque.

Toutefois, l’ajout la plus épique concerne cette séquence d’action de plusieurs minutes semblant sortir d’un jeu vidéo qui explique comment les Nains ont réussi à traverser l’immense armée pour rejoindre Ravenhill. J’étais comme un fou et je ne comprends pas comment ils n’ont pas pu sortir ça au cinéma. En fait si, l’explication est très logique. Les mecs derrière les effets spéciaux n’ont pas eu le temps de boucler la séquence à temps. Cette bataille était si gargantuesque que le retard pris était conséquent. Pour revenir aux ajouts, on peut aussi remarquer la présence d’un combat sanglant entre les Nains et les Elfes (oui, oui) avant l’arrivée de l’armée d’Azog.

Ce n’est pas fini, on voit enfin ce qu’il est advenu à ce détestable, mais délicieusement drôle, Alfrid. Eh oui, il a droit à une fin pour le moins détonante. Une séquence illustrant merveilleusement l’humour « bizarre » de Peter Jackson. Par contre, petite déception concernant Beorn, l’Ours-Garou. Certes, sa séquence a été rallongée, mais d’à peine quelques secondes. Bon, c’est déjà ça de gagné et c’est contrebalancé par un ajout qui était très attendue de mon côté : les funérailles des Nains tombés au combat. Une séquence émouvante qui manquait vraiment pour boucler la bataille.

Par Christophe Menat qui fonce droit sur les bonus, le .

« C’est bon. On peut partir heureux. On a eu notre moment de gloire. »

Conclusion

Cette version longue de Le Hobbit: La Bataille des Cinq Armées est la version longue la plus conséquente de toute la saga de l’Anneau, notamment grâce à cette séquence complètement folle où les Nains traversent l’armée des Orques pour rejoindre Ravenhil à bord d’un « char » et une flopée d’ajouts qui rendent la bataille bien plus fluide, fun et intelligible, notamment pour la partie stratégique. Pour parachever le tout, on a enfin droit à l’émouvante séquence qui était incompréhensiblement absente de la version cinéma. Le film devient alors impeccable. L’hexalogie s’achève donc de la meilleure des manières. Mais ce n’est pas tout, j’ai Le Seigneur des Anneaux à voir encore.

10/10

Le Hobbit : La Bataille des Cinq Armées – Version longue

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A propos de l'auteur : (2920 articles)

Fou de cinéma depuis qu'il a vu son premier film dans les salles obscures : Jurassic Park. Pleure quand le requin meurt dans Les Dents de la Mer. Plus tard au collège, il a succombé aux comics grâce (ou à cause) à un pote. Les jeux vidéo, il y touche depuis Les Schtroumpfs sur la Colecovision.

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