Critique : Inhumans vs. The Gifted

Destins croisés

L’occasion était trop belle pour ne pas faire une battle entre les deux séries. Mince, quoi. On est presque dans du Inhumans vs. X-Men, le récent crossover des comics Marvel (franchement pas terrible en passant). En effet, les deux séries de Marvel Television ont été diffusées à quelques jours d’écart. Le 29 septembre pour Inhumans et le 2 octobre pour The Gifted. On commence en tout logique en suivant l’ordre chronologique de diffusion et de visionnage par votre serviteur, donc avec les inhumains.

La déchéance des Inhumans

Ça puait dès le départ

En récapitulant l’historique, la série avait tout pour se faire massacrer à sa sortie (et ça n’a pas raté). Tout d’abord, Inhumans était prévu pour être un film Marvel Studios, de la phase 3 du Marvel Cinematic Universe pour être plus précis. Suite aux accords Sony/Marvel pour Spider-Man, le calendrier a été bouleversé et Inhumans était clairement devenu une priorité secondaire pour Kevin Feige, le président de Marvel Studios.

Or, Ike Perlmutter, le président de Marvel, tenait à sa série qui lui permettrait de rivaliser avec les X-Men (ça l’emmerde que la Fox en ait les droits cinématographiques). Dès lors, le projet est tombé entre les mains de Marvel Television. Déjà là, ça pue (on ouvre une fenêtre). Fort heureusement, un partenariat exceptionnel avec IMAX a été annoncé. L’espoir renaissait et je me suis pris à rêver d’un Game of Thrones chez Marvel. Puis deux annonces assassines coup sur coup : Scott Buck, le showrunner d’Iron Fist, devient celui d’Inhumans et Roel Reiné, un réalisateur de seconde, voir troisième zone, va réaliser les deux premiers épisodes. En clair, ça repue à nouveau, mais sévère (on est obligé d’ouvrir toutes les fenêtres). Finalement, la première photo a fait un headshot à l’espoir (ne reste plus qu’à foutre le feu à la baraque, l’odeur ne partira pas). Le show était déjà moqué alors que le premier épisode n’était même pas sorti.

Mon avis sur les deux premiers épisodes (Behold… The Inhumans et Those Who Would Destroy Us)

Aujourd’hui, j’ai enfin maté les deux premiers épisodes et au final ? Je vais être franc. Hormis sur le plan d’ouverture franchement sympathique avec ses ralentis qui laisse entrevoir les éléments, la réalisation est très sommaire. On n’est certainement pas dans du Game of Thrones, mais plutôt du Agents of SHIELD. Car, c’est exactement ce qu’est Inhumans. Un spin-off. On y retrouve inévitablement les mêmes faiblesses. Des effets spéciaux pas tip top, mais sincèrement, ça passe. Avec une mention spéciale pour les cheveux de Medusa sympa en définitive (surtout quand on se remémore la première bande-annonce) et Gueule d’Or. Par contre, ce qui ne passe pas, ce sont les décors sur Attilan. Plus cheap, tu meurs ! Le contraste est d’autant plus saisissant quand la famille royale va faire un tour sur Hawaï.

Ce que je ne digère pas non plus, ce sont les dialogues très sommaires, hormis les réflexions plutôt drôles de Karnak, avec les insupportables monologues à voix haute pour illustrer la pensée des personnages alors qu’un simple froncement de sourcils suffisait largement. Au niveau de l’histoire, je suis très circonspect devant ce système de classe. J’ai même l’impression que c’est Maximus, le gentil dans ce délire. Concernant le casting, je m’attendais au pire, mais au final, ils s’en sortent tous plutôt bien. Et bon point pour avoir attribué la langue des signes à Black Bolt (Flèche Noire).

Conclusion

En bref, c’est loin d’être la catastrophe annoncée. Inhumans reste malgré tout une série très moyenne, mais doté d’un suffisamment bon rythme pour que les évènements se suivent sans trop déplaisir. Je pense finir la saison. En même temps, avec seulement huit épisodes…

5/10

Par , le 9 octobre 2017.


L’outsider The Gifted

Tout le monde s’en foutait et ça a fait son trou

Passons maintenant au collègue mutant, The Gifted. En début d’année, Marvel Television et la Fox ont travaillé ensemble pour livrer une très bonne série, Legion. Cette fois-ci, ils changent de chaîne pour aller sur FOX qui diffuse déjà deux séries DC : Gotham et Lucifer. Deux séries que j’ai abandonnées. Un signe ?

À l’inverse d’Inhumans, The Gifted est apparu sans pression. Personne n’en attendait quoi que ce soit, mais les noms attachés au projet ont fini par faire monter la sauce. Tout d’abord, Matt Nix, créateur de la sympathique série Burn Notice, en devient le showrunner. Puis la bombe H, Bryan Singer, le réalisateur de quatre films X-Men, va réaliser le premier épisode. C’est autre chose que Roel Reiné. Enfin, au niveau du casting, on annonce les mutants Polaris (Lorna Dane), Thunderbird (John Proudstar) et la délicieuse Blink (Clarice Ferguson). Tandis qu’Eclipse est un mélange de Sunspot et Havok. Allons voir ça.

Mon avis sur le premier épisode (eXposed)

Bon là, je me suis vraiment emmerdé à regarder ce premier épisode. Une fois, l’agréable course-poursuite du début (tiens, comme Inhumans) passée, on rentre dans le lot. Tous les clichés inhérents à la saga X y passent. Alors que déjà, les films (voir les comics, aussi) ont fini par m’emmerder sérieusement avec ça, alors les revivre en série. Le cauchemar !

Le pire avec les deux personnages principaux, les enfants Strucker, qui n’ont pas de charisme, tandis que le papa renvoie directement à Heroes. Inutile de vous préciser quel personnage tant les parallèles sont saisissantes et ça ne s’arrête pas à lui. Le seul truc que j’ai bien aimé de tout l’épisode, c’est le look de Blink. Agréable à regarder, pas comme le maquillage de l’inhumain Triton. Non, il n’y a rien qui me donne envie de continuer, donc je vais m’arrêter là.

Conclusion

The Gifted cumule tous les clichés de la saga X. Revivre (en plus long, en plus) ce que je ne supporte plus de vivre au cinéma, non merci. D’autant plus que les personnages principaux sont fadasses. Au final, seule la jolie Blink m’a fait de l’œil. Mais ça reste beaucoup trop peu pour me donner envie de prolonger l’aventure.

3/10

Par , le 9 octobre 2017.


Advertisements
A propos de l'auteur : (2857 articles)

Fou de cinéma depuis qu'il a vu son premier film dans les salles obscures : Jurassic Park. Pleure quand le requin meurt dans Les Dents de la Mer. Plus tard au collège, il a succombé aux comics grâce (ou à cause) à un pote. Les jeux vidéo, il y touche depuis Les Schtroumpfs sur la Colecovision.

Tu kiffes l'auteur ? Suis-le sur : Twitter, Facebook ou Google+.