Retour en terrain conquis
Fiche
| Titre | Daredevil : Born Again | Titre VO | – |
|---|---|---|---|
| Réalisateurs | Aaron Moorhead & Justin Benson | Scénariste | Dario Scardapane |
| Acteurs | Charlie Cox, Vincent D’Onofrio, Deborah Ann Woll, Margarita Levieva, Matthew Lillard, Tony Dalton, Michael Gandolfini, Nikki M. James, Arty Froushan, Genneya Walton, Zabryna Guevara, Clark Johnson, Ayelet Zurer | ||
| Saison | 2 | Épisode | 1 |
| Date de sortie | 25 / 03 / 2026 | Durée | 54 mn |
| Genre | Action, Drame, Fantastique, Policier, Science-fiction, Thriller | Chaîne | Disney+ |
Daredevil se cache, mais ne fait pas profil bas. Un mystérieux protagoniste fait son apparition.
Critique
Il y a un an, le Caïd prenait le pouvoir à New York tandis que Daredevil fomentait une rébellion. Aujourd’hui, nous avons enfin droit à la suite et rien n’a changé. Ni devant la caméra, ni derrière : toujours les mêmes acteurs (le contraire aurait été inquiétant), toujours Dario Scardapane au scénario et le duo Aaron Moorhead & Justin Benson à la réalisation. Bref, on revient en terrain conquis. Ah si, une chose a changé : le costume.
Le Diable est dans la brume
Le premier point qui m’a frappé dans cet épisode, c’est la photographie. Je ne me souvenais pas qu’elle était aussi singulière, comme si une brume permanente flottait sur le plateau. Cet effet est accentué par des projecteurs poussés à fond derrière chaque fenêtre. Résultat : cela me murmure en permanence à l’oreille que nous sommes dans des décors de studio plutôt que dans de vrais lieux. Désagréable, même si l’on évite au moins les effets numériques un peu dégueulasses de la première saison.
Pour le reste, il n’y a pas grand-chose à dire, si ce n’est quelques détails ici et là. On est sur du démarrage pépère, avec beaucoup de dialogues et de (re)mise en place entre deux scènes d’action malheureusement peu mémorables (malgré la violence). On retiendra tout de même l’évasion mouillée du Northern Star par notre cher Dédé et un final plutôt marquant, entre violence policière, un Matt Murdock visiblement très motivé à l’idée de casser du ICE (euh pardon, de l’Anti-Vigilante Task Force), un masque retiré et une intervention « divine ».
Parmi les détails, difficile de ne pas faire une « DiCaprio » en entendant le nom de Mme de Fontaine. Voilà de quoi raccorder (un peu) la série au MCU. Par ailleurs, voir Matt et Karen Page enfin réunis après tout ce temps fait évidemment plaisir à mon petit cœur. Je suis en revanche moins emballé par l’idée de suivre les aventures de l’ex de Matt, devenue « génialement » détestable (mention spéciale au mouvement de caméra pour illustrer sa détresse interne).
Le Diable de Hell’s Kitchen face au Caïd Trumpien
Ce qui m’impressionne par-dessus tout dans cet épisode, c’est à quel point il renvoie à la réalité américaine sous l’ère Trump. Impossible de ne pas faire le parallèle entre l’ICE et l’Anti-Vigilante Task Force (qu’il est rageant de les voir avec le logo du Punisher), sans oublier un Caïd Trumpien, prêt à tout pour détourner l’attention.
Pour finir, impossible de ne pas mentionner le Mr. Charles incarné par Matthew Lillard. Je sens qu’on va se régaler avec ce personnage (n’en déplaise à Tarantino) : son intervention dans le bureau du Caïd est un moment génial, tout comme son insolence lors de leur discussion privée. Sans oublier, bien sûr, sa propension à parler d’un massacre comme s’il racontait le film qu’il avait vu la veille.
Par Christophe Menat, qui espère que ça va se réveiller.
Conclusion
|
Ce premier épisode de la saison 2 souffle le chaud et le froid. Si la direction artistique me laisse perplexe avec ses airs de studio brumeux et qu’on est sur un rythme pépère, on retrouve toutefois nos marques, nos personnages de cœur et une menace qui fait écho au monde réel. Avec l’arrivée de Mr. Charles, je suis chaud pour la suite. |
|
|
+
|
–
|
| 7/10 | |









