Critique : Coffee & Kareem

Écrit par la version porno de Shane Black

Fiche

TitreCoffee & KareemTitre VO
RéalisateurMichael DowseScénaristeShane Mack
ActeursEd Helms, Taraji P. Henson, Terrence Little Gardenhigh, Betty Gilpin
Date de sortie03 / 04 / 2020 (Netflix)Durée1h 28
GenreAction, ComédieBudget

Le jeune Kareem Manning, 12 ans, recrute un criminel pour faire peur au nouveau petit ami de sa mère, l’officier de police James Coffee. Mais son plan ne se déroule pas comme prévu et Coffee et Kareem se retrouvent obligés de faire équipe s’ils veulent échapper au criminel le plus impitoyable de la ville.

Critique

Tiens, un film avec Ed Helms. Je l’aime bien, ce mec. Il est souvent marrant dans le style clown triste et pitoyable et ridicule et lamentable et navrant… Bref, t’as compris le message. Mais il n’empêche qu’il fait le job. En plus, le style du film me rappelle les plus belles heures du buddy movie (et les affiches à la fin de la critique sont là pour le confirmer). Un genre dont je raffole. Allez, je ne regarde même pas la note IMDb et je tente le coup. En couple (Netflix et moi pour ceux qui ne suivent pas), il faut savoir se surprendre.

Visionnage terminé.

Bon, j’ai une bonne et mauvaise nouvelle ? Tu veux commencer par laquelle ? Je te laisse choisir.

La bonne nouvelle

On ne nous a pas menti. Il s’agit bien d’un buddy movie où un duo improbable se forme pour échapper à des malfrats. En l’occurrence, ici, un garçon et le mec qui couche avec sa mère et aussi flic. N’en jetez pas plus, on a notre pitch pour des joyeux délires. Si souvent l’humour est assez navrant, il reste tout de même des bons moments comme la course-poursuite qui accouche d’une des meilleures répliques du film : « Watts fait la gueule, parce qu’elle ressemble à Taylor Swift, version vieille et camée. ».

Tiens, en parlant de cette course-poursuite, elle implique aussi LE personnage comique du film qui n’est ni Ed Helms, même s’il est bon, encore moins son comparse, pas Taylor Swift non plus mais Betty Gilpin. Je l’avais découvert dans GLOW, je l’avais adoré dans The Hunt et ici, elle m’a éclaté. Chaque fois qu’elle apparaît à l’écran, le film de Michael Dowse (derrière l’excellent Fight Games alias Goon) s’illumine.

La mauvaise nouvelle

Le scénario est de Shane Mack… Attends, c’est quoi ce nom ? On dirait le nom version porno de Shane Black. Mon cœur a même failli s’arrêter quand j’ai cru lire « Written by Shane Black » lors du générique final. « Non, pas mon Shane, il n’a pas pu écrire toutes ces répliques dont 90 % ne sont que des blagues à jeter à la poubelle ? Je sais que son Predator s’est cassé la gueule, mais quand même. Cette déchéance. ». Qui sait, les producteurs de chez Netflix ont peut-être cru embaucher l’autre Shane. En voilà au moins un qui sera content d’avoir son chèque.

Mais ce n’est pas le pire. Le plus emmerdant, c’est le gamin. Mon dieu. Je ne veux pas défoncer un môme parce que bon, ce n’est pas sympa. Il est jeune et tout. Mais au moins, il ne lit pas le français, et encore moins la critique d’un bouffon qui bouffe des baguettes et des escargots, donc je peux me lâcher.

Qu’est-ce qu’il est mauvais et gênant ! On dirait le fils d’un producteur qui s’est invité à la fête. Tout le monde est obligé de faire avec. En plus, le bambin se croit hilarant. Au final, son seul intérêt est qu’il balance un flot d’insanités et c’est toujours bizarre de voir ça dans un film ricain. Le summum dans tout ça, au début, j’ai cru que c’était une fille jusqu’à que je le retrouve dans les chiottes des garçons.

Par qui espère ne plus se faire avoir par Shane Mack.

Conclusion

Encore un film Netflix pas vraiment glorieux. On est un peu habitué, mais tout de même traversé par des éclaircies dont une hilarante course-poursuite et une Betty Gilpin absolument géniale. Ce n’est malheureusement pas assez pour contrer un scénario écrit par la parodie porno de Shane Black et un gamin horripilant.

+

  • Betty Gilpin
  • Course-poursuite
  • Parfois sincèrement drôle…

  • … mais 90 % du temps, non
  • Le gamin
5/10

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