Critique : Brightburn: L’Enfant du mal

Affiche française du film Brightburn: L’Enfant du mal réalisé par David Yarovesky avec Elizabeth Banks, David Denman, Jackson A. Dunn

Murderer of Steel

Fiche

TitreBrightburn: L’Enfant du malTitre VOBrightburn
RéalisateurDavid YaroveskyScénaristesBrian Gunn, Mark Gunn
ActeursElizabeth Banks, David Denman, Jackson A. Dunn
Date de sortie26 / 06 / 2019Durée1h 30
GenreHorreur, Science fictionBudget7 000 000 $

Tori Breyer a perdu tout espoir de devenir mère un jour, quand arrive dans sa vie un mystérieux bébé. Le petit Brandon est tout ce dont elle et son mari, Kyle, ont toujours rêvé : c’est un petit garçon éveillé, doué et curieux de tout. Mais à l’approche de la puberté, quelque chose d’aussi puissant que sinistre se manifeste chez lui. Tori nourrit bientôt d’atroces doutes sur son fils. Désormais, Brandon n’agit plus que pour satisfaire ses terribles besoins, et même ses proches sont en grave danger alors que l’enfant miraculeux se transforme en un redoutable prédateur qui se déchaîne sur leur petite ville sans histoire…

Critique

Et si Superman avait viré vilain ? C’est en partant de ce pitch que Brian Gunn, le frère cadet de James (personne d’important, juste un mec qui a fait deux volumes sur des Gardiens de la Galaxie), et son cousin Mark Gunn ont développé Brightburn: L’Enfant du mal.

Plus précisément, comme l’a expliqué le co-scénariste :

Ces personnages deviennent nobles et héroïques, mais nous avons préféré nous demander ce qui arriverait si les choses allaient dans l’autre sens et que cet enfant finissait par se révéler tout à fait sinistre.

Brian Gunn

Dès lors, c’est avec cette idée en tête que je suis allé voir le film du jour. Aussi, avec la volonté de me réfugier dans une salle climatisée, mais c’est une autre histoire.

Pas aussi enthousiasmant que prévu

Malheureusement, j’ai vite regretté que les scénaristes aient cédé à la solution facile. Sans vouloir trop en dire sur l’histoire. Le petit Brandon (Jackson A. Dunn, rien à voir avec David Dunn), le fameux Smallville boy qui part en couilles, devient méchant suite à l’intervention d’une mystérieuse machine. Je n’ai donc pas eu la descente insidieuse en enfer que j’espérais.

Dans ma tête (où il se passe des trucs bizarres), je m’imaginais un Clark Kent époque Smallville qui ne sait pas maîtriser ses pouvoirs. Qu’est-ce qui se passe si, un jour, il pète les plombs dans une colère dont tous les adolescents ont déjà eu et, malencontreusement, tue quelqu’un (le genre de boulettes qui peut vite arriver quand on a la capacité de briser des montagnes à mains nues). Moi, je voyais bien une descente aux enfers jusqu’à un climax où le Smallville boy devient définitivement un vilain. Ici, c’est tellement abrupt que cette partie est jetée aux oubliettes pour nous orienter vers le super-héros croquemitaine. En fait, on est plus sur un truc du genre : « Et si Superman était le méchant d’un slasher ? ».

Super dégueulasse

À l’écran, l’exécution n’est pas dégueulasse du tout. Enfin, si c’est dégueulasse, mais dans le bon sens du terme via des meurtres graphiques assez marquants. L’utilisation des pouvoirs de Brandon permet un peu d’innovation dans un genre où j’ai toujours l’impression de revoir les mêmes meurtres. Aussi, le costume de vilain de Brandon est une belle réussite. À mi-chemin entre celui du super-héros capé et celui du tueur d’un slasher.

N’empêche, j’ai été agréablement surpris de découvrir à la sortie de la séance que Brightburn n’a coûté que sept millions de dollars. Pour le coup, la réalisation a été plutôt maligne pour ne pas montrer les limites du budget. En plus, elle se paye le luxe d’offrir des plans marquants car ingénieux. Quelle dommage toutefois de ne cesser de vouloir faire des jump scares… Ils en font tellement que ça finit par devenir lourd.

Par enthousiasmé par la scène du générique de fin, le 28 juin 2019.

Conclusion

De par son pitch, Brightburn aurait pu proposer un truc énorme. On nous offre l’opportunité de découvrir ce qui aurait pu se passer si le Clark Kent de Smallville avait décidé de devenir méchant. Malheureusement, la partie psychologique est jetée aux oubliettes via un raccourci trop facile. Reste alors un film d’horreur très classique, mais avec tout de même des meurtres assez cools et le fantasme d’avoir un tueur de slasher doté des pouvoirs de Superman. Cela aurait pu être tellement mieux, mais, en l’état, ça reste matable.

+

  • Superman en tueur de slasher
  • Meurtres graphiques et originaux

  • Psychologiquement, ça aurait pu être plus subtil
  • Pitch qui promettait bien plus
6/10

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