Critique : 47 Ronin

L’Élu au Japon

Fiche

Titre:47 Ronin
Réalisateur(s):Carl Rinsch
Scénariste(s):Chris Morgan, Hossein Amini
Acteurs:Keanu Reeves, Hiroyuki Sanada, Kô Shibasaki, Tadanobu Asano, Min Tanaka, Rinko Kikuchi
Titre original:Date de sortie:2 avril 2014
Pays:États-UnisBudget:175 000 000 $
Genre:Action, Arts Martiaux, Aventure, FantastiqueDurée:1h 59
Un perfide seigneur de guerre ayant tué leur maître et banni leur tribu, 47 samouraïs errants jurent de se venger et de restaurer l’honneur de leurs compatriotes. Arrachés à leurs foyers et perdus aux quatre coins des terres connues, cette poignée de rebelles se voit contrainte de recourir à l’aide de Kai – un demi sang qu’ils avaient jadis renié – lors de leur combat à travers un univers violent, peuplé de monstres mythologiques, de métamorphoses maléfiques et d’effroyables dangers. Cet exil sera l’occasion pour cet esclave rejeté de se révéler leur arme la plus redoutable, et de devenir la figure héroïque qui donnera à cette troupe d’insoumis l’énergie de marquer à jamais l’éternité.
47 Ronin Photo
Neo ? C’est toi ? Tu as retrouvé la vue ?! Alléluia !

Critique

Cent soixante-quinze millions de dollars ! 175 000 000 $ ! Hallucinant, mais il s’agit bien du budget de 47 Ronin. Franchement, à l’écran, on ne voit pas où ils sont passés. De plus, le film débarque en France presque quatre mois après sa sortie américaine. Rarement bon signe. Encore moins quand précédé d’une réputation peu flatteuse au niveau des critiques et calamiteuse du côté du box-office. M’enfin bon, Keanu Reeves, quoi ! Rien que pour lui, je voulais donner une chance au film. Comme on dit, on n’est jamais à l’abri d’une bonne surprise.

Ouais, on n’est jamais à l’abri d’une bonne surprise. Sauf que là, ce n’est pas une surprise. Le film est bien à la hauteur de sa réputation. Certes, ce n’est pas dégueulasse, ça se laisse mater, mais c’est franchement loin d’être aussi excitant que l’histoire vraie qui a inspiré le film.

Un blockbuster qui a coûté plus cher que le dernier Marvel, ça doit envoyer du paté !

Première idée du film, ajouter un peu de mythologies à cette histoire très connue au pays du soleil levant et récité comme leçon de loyauté et d’honneur. Le bestiaire semble être inspiré des films du maître de Ghibli, Hayao Miyazaki, mais la qualité des effets spéciaux laisse à désirer. De toute façon, ce ne sera juste exploité que sur quelques scènes d’action, histoire d’avoir substance à faire bonne chère pour la bande-annonce, et basta !

47 Ronin Photo
« Vous le voulez comment votre dragon ? En tranche, en lamelles ? »

Deuxième idée, ne pas tenter d’occidentaliser le casting. Mis à part Keanu Reeves (et encore, ses origines chinoises permettent de l’orientaliser un peu), tout le casting est asiatique. Une belle idée. Par contre, quelle honte d’avoir équipé le pauvre Cary-Hiroyuki « Shang Tsung de Mortal Kombat » Tagawa d’un horrible couvre-chef. Chacune de ses apparitions s’accompagne de petits ricanements et nuit à la performance de l’acteur, pourtant censé incarner le Shogun, la personne la plus puissante du Japon de l’époque.

Troisième idée… Euh, ben non, ça s’arrête là. Pour le reste, 47 Ronin se base sur un scénario très classique et sans surprise, servi par une réalisation peu inspirée. Le film suit un schéma pourtant jonché de jolies péripéties (du moins sur papier), mais du fait de la faiblesse de la mise en scène, aucune ne se révèle marquante. Je radote, mais on a bien du mal à voir où sont passés les 175 millions. Surtout quand on compare à Captain America 2 qui en a coûté cinq de moins. Oo

Les 47 Ronin doivent se faire seppuku à nouveau après avoir découvert le film.

Par contre, j’ai bien apprécié la mignonne Rinko Kikuchi, aka Mako Mori dans Pacific Rim. Cette fois-ci, elle incarne une méchante et est plutôt bonne à ce jeu. Son Good Night avec son doigt qui trace un mouvement horizontal sous sa gorge est tout bonnement jouissif. Ça m’a même un peu excité. C’est grave, docteur ?

La plus grosse déception du film reste son final. Les deux combats finaux déployés en parallèle s’achèvent sans action épique. Dommage parce que j’avais espéré que le réalisateur se lâcherait et permettrait à Kai (Keanu Reeves) de déchainer des pouvoirs insoupçonnés. Parce que celui de Flash, c’est sympa, mais ce n’est pas ce qu’on peut considérer comme un truc cool.

47 Ronin Photo
C’est malin, tu découvres ce pouvoir seulement maintenant. Tu n’aurais pas pu le découvrir pendant Pacific Rim, hein ? Ça nous aurait bien dépannés, et l’autre ne serait pas mort…

Conclusion

47 Ronin est un blockbuster qu’on regardera le temps d’un après-midi avant de l’oublier. Dommage parce qu’il y avait de l’idée.
+– Retrouver Keanu Reeves
– Ça se mate
– Pas spectaculaire pour un sou
– Effets spéciaux ratés
– Final décevant
4/10

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