Critique : 127 Heures (127 Hours)

L’instinct de survie ultime

 
Titre original : 127 Hours

Réalisation : Danny Boyle (le mec qui aime bien les films un peu barrés).

Avec James Franco (l’illustre fils du bouffon vert et dirigeant de boîte de nuit qui chauffe Bloodnosfsky dans The Green Hornet).

Aron (avec un seul a) Ralston est un jeune solitaire, il adore partir seul en pleine nature. On le rejoint alors qu’il décide de partir pour une randonnée sans prévenir personne. Bien évidemment, vous vous en doutez, une merde arrive. Enfin ce ne sera pas exactement une merde mais un rocher qui va lui tomber dessus et se coincer pile poil entre deux parois. Ce genre de truc arrive tous les jours sauf qu’entre le rocher et la paroi, il y a la main d’Aron.

Le genre de trucs à foutre en l’air une journée (ou plutôt 127 heures pour Aron) sans compter que c’est une histoire vraie.

 
Un film ennuyeux…

La première partie du film est assez sympa avec Aron et les deux filles qui passent du bon temps. Mais ce bonheur est de courte durée, Aron se barre tout seul et se retrouve dans la merde. Là, les ennuis ont commencé pour moi. J’ai commencé à sérieusement me faire chier à tel point que je me suis à calculer le temps qu’il restait avant qu’il se décide à s’échapper par n’importe quel moyen : « Alors 24 + 24 = 48, on ajoute 24 = 72, ça fait trois jours. Plus 24 égale 96 heures, quatre jours. Plus 24, on a 120, oh non, 5 jours et des poussières. Et en plus, on n’est qu’au deuxième jour. Qu’est-ce qu’on va se faire chier avant qu’il commence à penser à s’échapper par n’importe quel moyen. ».

Gros point noir : on connaît déjà la fin. Impossible d’y couper avec les médias qui la divulguent sans vergogne. Du coup pendant 50 minutes, on regarde Aron chercher un moyen de s’asseoir. Aron galérer pour boire. Aron qui fait tomber son canif. Aron qui… Aron qui… 50 minutes à attendre le moment où Aron fera tout pour s’échapper.

C’est ça aussi le problème d’une histoire vraie, c’est qu’un fait divers étalé en 1h30 n’est pas forcément intéressant. Je tiens à préciser que je le juge en tant que film, le calvaire qu’a vécu Aron est horrible et je ne le souhaite à personne.

 
… sauvé par un James Franco au top et deux excellentes scènes

Heureusement le film dispose d’un atout : James Franco. Ce mec est vraiment un excellent acteur pas comme Ashton Kutcher. Il nous régale sur une scène où il simule un plateau télé en jouant lui-même et le présentateur. J’ai adoré cette scène, un petit bijou d’humour et de drame.

Sinon l’autre scène qui marque est bien évidement celle où Aron va se détacher du rocher. Gore, on reconnait la violence graphique de 28 jours plus tard. Cela dit en passant, Danny Boyle va réaliser le troisième opus : 28 mois plus tard. Bref, pour la scène du « détachage » de bras, le summum arrive lors du découpage des nerfs.

Le délire d’Aron (où il voit sa famille assise sur un canapé en face de lui dans la grotte) est appréciable, on reconnaît encore la Boyle’s Touch (La Plage et Sunshine).

 

Une histoire vraie sur l’incroyable calvaire d’Aron et son immense instinct de survie inspirant le respect mais un film très ennuyeux dans sa première partie. Toutefois sauvé par un James Franco magistral et deux très bonnes scènes.

Sa scène culte : Aron nous simule un plateau télévision en jouant un présentateur et lui-même.

Note : 6/10

 
PS : Je ne sais pas si vous avez remarqué mais depuis trois films (depuis Winter’s Bone), j’ai décidé d’être beaucoup plus sévère dans ma notation afin de mieux différencier les très bons films des moyens et des mauvais. Dans l’ancien système, 6 aurait été 7. Voilà, je tenais à le dire pour pas que vous soyez choqué par les notes moyennes.

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