Les chroniques de Coolson : Super Mario Bros. (1993)

Au commencement de cette chronique, il y a quelques semaines de cela, je vous ai parlé de, et je me cite, : « vous embarquer pour un voyage vers les films cultes, les classiques indémodables, les indéfendables et voir même, de s’en faire un ou deux de temps en temps ». Ce temps est venu…

Comme le veut l’adage millénaire que je viens à l’instant de créer : « Un bon jeu fait forcément un bon film ». Bien entendu, ceci est faux et le film dont je vais vous parler aujourd’hui est à la fois une honte pour son œuvre originale, le cinéma et l’humanité en général. Alors, on prend sa casquette, sa moustache et sa salopette bleue.

Aujourd’hui, c’est Super Mario Bros.

Super Nanar Bros

Super Mario Bros est un film américain sorti le 28 mai 1993 aux États-Unis et le 23 juin de la même année au pays de Lionel Jospin. Il reprend bien entendu le titre du jeu vidéo, certains de ses personnages et décide ensuite de ne plus rien en avoir à foutre, regardant notre enfance doucement brûler dans les flammes de l’enfer artistique et créatif. Ce film, donc, raconte l’histoire de Mario et Luigi, 2 plombiers de Brooklyn, qui se retrouvent transportés au royaume Champignon pour aider la princesse Daisy à combattre le roi Koopa qui souhaite désévoluer les humains afin de prendre le contrôle de la Terre.

On va faire une première pause sur le bas-côté, histoire de faire le point et de prendre une douche. Excepté l’utilisation des noms de personnages, rien ne va. On balance des clins d’œil lourdingues pour flatter les « gamins » qui se laissent prendre dans la toile de producteurs avides, de pseudo-créatifs qui se sont dit : « Tiens, ce serait cool d’être des fumiers et de faire un film sans même faire l’effort de regarder autre chose que la jaquette du jeu et du pitch à l’arrière ! », on détourne des personnages mignons, issus d’un univers kawaii et coloré pour en faire des personnages glauques, dans un univers flippant et dégueulasse, plus proche de Mad Max avec des mycoses (je n’invente rien), des dépravés, des pervers sexuels et d’un Yoshi, oh seigneur, ce Yoshi…..

Deuxième pause. Un café, une caresse au chat et un regard vers le néant, histoire de voir quelque chose de mieux construit.

But why ?

Réalisé par Rocky Morton et Annabel Jankel, qui n’ont clairement pas marqué au fer rouge l’histoire du cinéma, Super Mario Bros a un casting incroyable. Les rôles de Luigi, Mario et Koopa ont été attribués respectivement à John Leguizamo (Roméo + Juliette, L’Impasse), Bob Hoskins (Qui Veut La Peau De Roger Rabbit, Brazil, Hook) et Dennis Hopper (Easy Rider, Apocalypse Now, Speed), trois grands acteurs, réalisateurs, scénaristes, producteurs et dont je me suis laissé dire que leur haleine était très fraîche.

On a tous des factures à payer, des moments creux dans la vie et on se laisse parfois aller. Mais là, je ne comprends pas… Rien sur la fiche technique, excepté Alan Silvestri à la musique et dont je vous ai déjà parlé pour son travail sur Retour vers le futur notamment, ne justifie la présence de tant de talents. Ils cumulent à eux trois, quatre avec Silvestri, un nombre impressionnant de nominations et de récompenses. On notera également l’apparition de Shigeru Miyamoto, le créateur de Mario parmi les scénaristes, mais je refuse de croire qu’il ait validé quoi que ce soit, ou alors, il était défoncé.

Alors, c’est valable ?

Non, ce n’est pas valable en tant qu’œuvre cinématographique, mais je fais partie de ceux qui pensent qu’il est important d’en voir le plus possible, que le bon ne peut pas exister sans le mauvais. C’est un mauvais film soit, mais c’est également le premier film tiré d’un jeu vidéo en prise réelle et c’est donc la valeur zéro qui permet de créer un barème pour la suite. Et la suite, elle n’est pas oufissime non plus.

Si vous ne l’avez pas vu, jetez-y un œil en connaissance de cause, mais au moins, vous pourrez vous dire que c’est fait, vous l’avez vu, c’est le premier jour du reste de votre vie. Par contre, si vous l’avez déjà vu, et que vous décidez de vous-même de le regarder à nouveau, une cellule psychologique restera ouverte jusqu’à la fin de l’année et le gouvernement devrait rapidement nous pondre un numéro vert.

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