Les chroniques de Coolson : Richie Rich (1994)

On a tous des films, ou des livres, ou des albums musicaux ou quelque autre support, dits de réconfort. On n’a pas la pêche, hop, on se réfugie dans nos souvenirs et voilà, ça va un chouia mieux. Ce moment qui nous replonge en enfance, qui nous fait du bien là où ça fait mal. Vous connaissez, ce sont bien souvent des films que nous seuls sommes capables de défendre. On sait que c’est naze, c’est mal joué et le scénario a été écrit en deux-deux sur le coin des chiottes, mais c’est pas grave, ON L’AIME ! Le film qui nous intéresse aujourd’hui est de ceux-là en ce qui me concerne.

Alors, on prend son hélico, sa batte de baseball et son super renifleur.

Cette semaine, c’est Richie Rich.

Ne laissons pas la concurrence devenir plus croustillante que nous le sommes !

Richie Rich est un film américain sorti le 21 décembre 1994 aux États-Unis et le 21 juin 1995 au pays de Pierre Douglas.

Le film nous dépeint les aventures du jeune Richie Rich, héritier de la famille Rich dont la fortune s’élève à 70 milliards de dollars (en 94, c’était ouf, mais de nos jours, c’est le SMIC des ultra riches). Avec l’arrivée de l’adolescence, le jeune Richie découvre qu’avoir du blé, c’est plutôt cool, mais avoir des potes avec qui jouer au baseball, c’est encore mieux.

Il rentre alors dans une phase dite de « vie de merde » où, après s’être fait rembarré par une bande de jeunes qui refusent de jouer avec lui, il apprend la disparition en mer de l’avion de ses parents. Mais bien loin de s’en laisser compter, avec l’aide de son majordome Herbert Cadbury, il prend en main les affaires familiales, augmente la croustillance de ses barres chocolatées, se fait des potes et découvre le pot aux roses sur les véritables intentions de Laurence Van Dough, homme de confiance de M. Rich. Une bonne semaine pour le jeune Richie, 12 ans.

Richie est incarné par l’incontournable (enfin à l’époque) Macaulay Culkin. On en a déjà longuement parlé ICI, je ne vais pas recommencer.

John Larroquette interprète quant à lui Laurence Van Dough, le vilain pas beau. J’aime beaucoup cet acteur, et bien qu’il n’ait pas non plus la plus flamboyante des carrières, il fait partie de ces acteurs que j’ai toujours plaisir à voir.

Jonathan Hyde joue le rôle de Herbert Cadbury, le majordome. Le gars a construit le Titanic et c’est le père d’Alan Parish. Respect éternel.

Un petit clin d’œil à Edward Herrmann, le père de Richie, malheureusement décédé en 2014. Acteur récompensé, pour son apparition dans The Practice, il restera toujours, pour moi, le père de Lorelaï dans Gilmore Girls

Ça baigne comme un molard sur une poignée de porte

Le film est mis en scène par Donald Petrie, à qui l’on doit peu de films. Miss Détective, avec Sandra Bullock, que, j’avoue, j’aime bien ou encore le méconnu Mon Martien Bien-Aimé, tiré d’une série télé des années 60 qui reste un sympathique divertissement.

Alan Silvestri, dont j’ai déjà pas mal parlé également et qui a contribué à mettre une B.O. sur les années 80/90 s’occupe de la musique.

Je voulais prendre une petite minute pour parler de la VF. Je suis un fervent défenseur de la VF et je trouve qu’on a une chance folle d’avoir une vraie culture du doublage en France. J’ai souvent parlé de Richard Darbois ou encore de Patrick Poivey. Aujourd’hui encore, cette tradition perdure, que ce soit avec des acteurs de talent comme Donald Reignoux (Spiderman !) ou encore Alexis Victor (Bradley Cooper, Tom Hiddleston, Jude Law) et j’en passe. Mais là, excepté John Larroquette qui profite de la voix caverneuse et envoûtante de Féodor Atkine (Elrond, Jafar et environ 1 millions de films), y a pas UN seul acteur qui est dedans. Mention spéciale aux enfants qui lisent leurs textes, y mettent des émotions, mais ce sont rarement les bonnes. Du coup, ça donne une saveur particulière au film, tant ça donne une deuxième lecture bien étrange.

Alors c’est valable ?

J’adore ce film. C’est un très bon divertissement pour enfants, comme seules les années 80/90 savaient nous offrir. Le film est tiré d’une BD dont je ne sais même pas si elle est sortie en France, donc, forcément, ce n’est pas une licence qui nous parle immédiatement. Et puis, c’est le dernier film de la carrière de Macaulay Culkin enfant, et rien que pour ça, ça mérite d’y jeter un œil.

Bisous.

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