Les chroniques de Coolson : La Mouche (1986)

Aujourd’hui, les films d’horreurs utilisent surtout la violence, les jump scares (vous savez, cet effet qu’utilisent certains réalisateurs peu inspirés en faisant surgir tout et n’importe quoi à l’écran, jusqu’à en devenir comique), l’angoisse de l’inconnu, du surnaturel pour nous foutre les jetons ou nous dégoûter via une escalade de tortures et autres sévices du plus mauvais goût. Mais fut une certaine époque (je ne suis pas si vieux en vrai, mais c’était mieux avant, laissez moi tranquille), on utilisait le glauque, le malsain et le franchement dégueu pour nous mettre les miquettes. Alors, on enlève ses ongles, ses dents et ses oreilles.

Aujourd’hui, c’est La Mouche !

Brundle Mouche

La Mouche est un film Américano-Anglo-Canadien sorti le 15 août 1986 aux USA et le 21 janvier 1987 au pays de Charles Pasqua. Le film nous conte l’histoire de Seth Brundle, interprété par Jeff Goldblum, acteur à l’immense côte de sympathie, vu dernièrement dans Thor : Ragnarok notamment, mais qui sera éternellement le Professeur Ian Malcolm dans Jurassic Park. Seth Brundle donc, est un inventeur un chouïa excentrique qui travaille sur la téléportation sans grand succès pour le moment.

Au cours d’une soirée, il rencontre la journaliste Veronica Quaife, incarné par Geena Davis, vue dans une brouette de bon film, dont le classique Thelma et Louise, Beetlejuice et le sous-estimé L’Île Aux Pirates. Fun Fact : elle a mis un stop à sa carrière à la fin des années 90 pour essayer d’intégrer l’équipe des États-Unis de tir à l’arc pour participer aux J.O. de Sydney. Ce fut un échec, mais au moins elle a essayé.

Il décide de la ramener à son laboratoire pour lui montrer son invention et suite à une intense partie de sexe des années 80, la solution pour téléporter des tissus vivants lui apparaît comme par magie. Il décide alors de tester le télépod sur lui, mais pénètre par mégarde dans l’appareil en compagnie d’une mouche, interprétée par… Non, je déconne. Son ADN est alors fusionné avec celui de la mouche et commence alors une lente dégénérescence de son corps jusqu’à devenir ce qui ressemble à des lasagnes au vomi.

La mèche de David Kronenbourg

Le film est réalisé par David Cronenberg, cinéaste de genre canadien, à qui l’on doit une tripotée de films glauques, violents, malsains, mais jamais gratos. Entre Scanners, Vidéodrome, eXistenZ qui confronte l’humain à son rapport à la technologie, des films plus réaliste, mais toujours pessimiste comme A History Of Violence, Les Promesses de L’ombre et son étude du corps humain dans le film qui nous intéresse aujourd’hui, sa filmographie est rempli de bon film, peut être difficile à découvrir aujourd’hui, mais que je vous conseille de regarder si vous voulez voir ce qu’il y avait avant la gratuité de pas mal de films de genre qui sortent de nos jours. La bande originale est signée par Howard Shore, compositeur attitré de Cronenberg et récompensé d’un Oscar pour la musique inoubliable et magnifique de la trilogie du Seigneur Des Anneaux.

Alors, c’est valable ?

Ooooooooooooh que oui ! C’est un classique, un peu perdu dans les bacs à DVD des Cash Converters certes, mais qui mérite d’être vu encore aujourd’hui, même si son esthétique globale a pris un coup de vieux. Le film a reçu l’Oscar du meilleur maquillage en 1987, logique vu comment la lente transformation de Seth Brundle est parfaitement décrite, notamment cette scène face au miroir qui, si vous avez vu le film, vous fera m’offrir un petit sourire approbateur, mais que je ne vous spoilerai pas si vous ne la connaissez pas, parce que franchement, ce serait dommage tant elle aussi cool que malaisante.

On signera également le retour de Richard “Putain de” Darbois, qui s’occupera de la VF de Jeff Goldblum avec tout le talent qu’on lui connaît. La Mouche est un excellent film, que je ne saurai que vous conseiller de regarder au plus vite, même si vous l’avez déjà vu.

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