Le préquel inattendu d’Il faut sauver le soldat Ryan
Fiche
| Titre | Pressure | Titre VO | – |
|---|---|---|---|
| Réalisateur | Anthony Maras | Scénaristes | David Haig & Anthony Maras, d’après la pièce de théâtre de David Haig |
| Acteurs | Andrew Scott, Brendan Fraser, Kerry Condon, Chris Messina, Damian Lewis | ||
| Date de sortie | 09 / 09 / 2026 | Durée | 1h 40 |
| Genre | Drame, Guerre, Historique, Thriller | Budget | 30 000 000 $ |
Trois jours avant le Jour J, une seule décision peut changer le cours de l’Histoire. Alors que les Alliés s’apprêtent à lancer le plus grand débarquement jamais organisé, une violente tempête menace de faire échouer l’opération. Le général Eisenhower et le capitaine James Stagg, météorologue, font alors face à un choix impossible : attaquer malgré l’incertitude… ou risquer de perdre la guerre.
Critique
David Haig, le mémorable Bernard dans Quatre mariages et un enterrement (1994), a écrit la pièce de théâtre Pressure, jouée pour la première fois au début des années 2010 à Édimbourg. Pour l’anecdote, David Haig y a incarné le rôle principal sur plus de 300 représentations. Bref, dix ans après, nous pouvons découvrir son adaptation cinématographique dont il co-signe le scénario.
La guerre des baromètres
Difficile de ne pas s’intéresser à cette adaptation au vu de l’histoire vraie inédite qu’elle raconte. Elle pourrait pratiquement se positionner comme un préquel du chef-d’œuvre Il faut sauver le soldat Ryan (1998). Le plus fort, c’est que son héros est un… météorologue (donc un confrère du fidèle client du Petit Bambou, Louis Bodin) ! Il n’est cependant pas question de verser dans le blockbuster avec un scientifique qui part incompréhensiblement au combat après un bref entraînement sur un montage cutté.
Non, ce dernier reste loin des lignes ennemies, mais cela ne l’empêche pas de subir une pression énorme au vu des enjeux : c’est lui-même qui doit donner le go pour le Jour J, celui du fameux débarquement de Normandie. Pressure livre alors un formidable numéro de reconstitution historique, que ce soit par les décors ou l’aide d’images d’archives, formaté comme un thriller captivant même si on connaît la fin (ce qui ne nous change pas de ces thrillers qui prennent un plaisir malsain à nous montrer la fin en ouverture).
Et quand le film est en plus porté par des acteurs excellents (particulièrement Andrew Scott et Brendan Fraser), difficile de ne pas succomber au charme de cette histoire vraie. Naturellement, des éléments fictifs sont ajoutés, notamment une sous-intrigue avec la femme du héros. Ce serait abusé si ça ne fonctionnait pas si bien, au point de m’arracher des larmes.
Enfin, on a droit à des séquences du débarquement de Normandie et j’ai regretté que la violence y soit édulcorée. Surtout en comparant avec l’inévitable Il faut sauver le soldat Ryan (1998), mais aussi avec la sublime et tragique séquence d’ouverture de Pressure.
Par Christophe Menat, qui est chaud pour raconter cette histoire vraie à un prochain dîner.
Conclusion
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Pressure réussit le pari de transformer une note de bas de page — pourtant si cruciale — de la Seconde Guerre mondiale en un formidable drame humain, porté par un Andrew Scott et un Brendan Fraser impériaux. |
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| 8/10 | |