Le baptême du feu télévisuel de Cage
Fiche
| Titre | Spider-Noir | Titre VO | – |
|---|---|---|---|
| Créateur | Oren Uziel | ||
| Acteurs | Nicolas Cage, Lamorne Morris, Li Jun Li, Karen Rodriguez, Abraham Popoola, Jack Huston, Brendan Gleeson | ||
| Saison | 1 | Nombre d’épisodes | 8 |
| Date de sortie | 27 / 05 / 2026 | Durée | 43 à 49 mn |
| Genre | Action, Aventure, Drame, Fantastique, Mystère, Policier, Science-fiction, Thriller | Chaîne | Amazon Prime Video |
Ben Reilly, détective privé, est engagé pour enquêter sur ce qui semble être de banales affaires… jusqu’à ce que des gangsters, des monstres et une mystérieuse femme fatale tissent une toile qui va le confronter à son ancienne vie de seul et unique super-héros de New York : L’Araignée.
Critique
En plus de la surprise d’avoir une série live-action consacrée à Spider-Noir, on peut citer celle de voir Nicolas Cage dans une série télé, car mine de rien et malgré sa carrière ultra prolifique (plus de 110 films – après, il y a beaucoup de merde dans le lot car il a fallu rembourser des dettes), celui qu’on confond avec John Travolta n’a jamais joué dans une série télé.
Par contre, le bonhomme est un grand fan de comic books. Il a incarné un de ses super-héros préférés de son enfance, le Ghost Rider, dans deux films et a failli jouer Superman pour Tim Burton dans les années 90, mais également le Bouffon Vert pour Sam Raimi dans Spider-Man (2002). Son nom de scène (il s’appelle Nicholas Kim Coppola) vient d’un autre de ses super-héros préférés : Luke Cage. Il a appelé un de ses fils Kal-El. Et ne parlons même pas de son imposante collection de comics ou de son tatouage du Ghost Rider.

Cage-ablanca
Pour Spider-Noir, il reprend un rôle qu’il avait incarné vocalement dans Spider-Man : New Generation (2018). À l’origine, ça devait être un spin-off animé, puis un film live, avant de devenir une série télé. Au départ Cage n’était pas chaud pour faire de la télé, mais était de plus en plus attiré par ce média qui permet de raconter une histoire plus développée que dans un film. Il raconte par exemple avoir été bluffé par la performance de Bryan Cranston dans Breaking Bad. En plus, ça lui permettait de combiner ses deux passions : le cinéma classique et les comics.
Et on peut dire qu’en adaptant le comic Spider-Man de la ligne Marvel Noir, lancée en 2009, Nicolas Cage semble s’être totalement éclaté. Il a l’air de beaucoup s’amuser, notamment en imitant les performances d’Humphrey Bogart, ce qui convient parfaitement à ce rôle de détective privé vieillissant et alcoolique dans le New York des années 1930. Bref, tout ce qu’il faut pour former un film noir hollywoodien typique de cette période.
Une claque visuelle authentique
Au niveau de la réalisation, le premier épisode est une proposition fabuleuse, surtout avec la voix off qui va bien. Je ne peux que conseiller de regarder la version Authentique en noir et blanc tant la série semble avoir été pensée dans ce format, notamment au niveau de l’éclairage. Ma séquence préférée est la scène du chant de Cat Hardy sur Dream a Little Dream of Me. Mon seul regret est que les épisodes suivants n’arrivent pas à ce niveau d’excellence. En effet, par la suite, on rentre dans un moule télévisé classique avant de se rattraper vers la fin.
Autre petit bémol, du côté des scènes d’action. Si l’ouverture est absolument fabuleuse (j’ai encore en tête ce superbe plan POV où Ben Reilly se balance jusqu’à arriver à une hauteur qui permet de découvrir le New York des années 30), la suite n’arrivera jamais à proposer quelque chose d’équivalent et les combats sont assez ringards (ça va bien avec l’ambiance, mais ça montre surtout les limites du budget).
Une vibrante ode au cinéma d’époque
Je relève également quelques longueurs, mais rien qui n’entame le plaisir de suivre les aventures de Ben Reilly et sa bande, malgré une ambiance qui lorgne davantage vers le comique que vers un monde violent comme dans les comics. Quoi qu’il en soit, on s’amusera toujours autant avec la revisite façon Noir des personnages les plus connus de l’univers du Tisseur. Jusqu’au « nom » (notez les guillemets) de Ben Reilly.
J’ai beaucoup aimé également l’épisode 6, Cauchemar sur civière, qui offre une vision digne de l’illusion de Mystério dans Far From Home. Je n’oublie pas non plus le look mémorable de l’individu qui donne ses pouvoirs à Ben Reilly. Une vision que je vais difficilement occulter de ma mémoire.
Pour terminer, un grand bravo pour la reconstitution du New York de l’époque. Combiné à la réalisation, j’ai vraiment eu l’impression de regarder un film noir de cette période et je pense que c’est le meilleur compliment qu’on puisse faire à Spider-Noir.
Par Christophe Menat, qui espère une saison 2 qui irait encore plus loin.
Conclusion
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Pour la toute première série télé de sa longue carrière, Nicolas Cage ne s’est clairement pas loupé. Cette adaptation du comic Spider-Man Noir s’impose comme une belle proposition visuelle, portée par un acteur qui s’éclate à jouer les détectives à l’ancienne. Même si l’action méritait un coup de Megawatt et que le rythme s’essouffle un peu au milieu, le charme de ce polar rétro l’emporte haut la main. Une bonne surprise de la part de Sony. |
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