Critique : Fallout – Saison 2

Une saison qui s’égare dans les Terres Désolées

Fiche

TitreFallout Titre VO
CréateursGeneva Robertson-Dworet, Graham Wagner
Acteurs Ella Purnell, Aaron Moten, Moisés Arias, Frances Turner, Kyle MacLachlan, Walton Goggins
Saison2 Nombre d’épisodes8
Date de sortie04 / 02 / 2026 Durée48 à 62 mn
GenreAction, Aventure, Drame, Guerre, Science-fiction ChaînePrime Video

Deux cents ans après l’apocalypse, les pacifiques habitants de luxueux abris antiatomiques sont contraints de retourner dans le monde incroyablement complexe, joyeusement étrange et extrêmement violent qui les attend à la surface.

Critique

Après avoir été totalement charmé par la première saison de l’adaptation du jeu vidéo Fallout, c’est tout naturellement que j’avais très envie de retrouver le trio Lucy, Cooper et Maximus. Surtout avec la perspective d’aller à New Vegas !

Mais au moment de quitter le Strip, j’avoue avoir été déçu par le voyage. Si techniquement, c’est toujours aussi solide, l’histoire m’a nettement moins convaincu. Déjà par le nombre d’intrigues qui se déroulent en même temps, ce qui empêche toute tension de s’installer. C’est particulièrement agaçant dans le final, où tout est désamorcé en switchant d’arc narratif dès que l’un commence à s’emballer. Car dans cette saison, chacun fait son bonhomme de chemin et on se retrouve à devoir suivre trop d’histoires en simultané : Lucy, Cooper, Maximus, le bro de Lucy, le daron de Lucy, l’Abri et le passé de Cooper… mon rejeton en PS galère pour tous les compter.

Pas mal de quêtes secondaires, mais elle est où la principale ?

C’est surtout l’intrigue du passé de Cooper qui m’a fait soupirer, tant elle n’apporte rien et traîne en longueur. Sans oublier l’effort de ne pas loucher sur le rajeunissement numérique trop visible sur Kyle MacLachlan. Il y a bien le kif de voir Justin Theroux en Robert Edwin House, mais ça reste beaucoup trop soft. Par contre, le passé de Maximus a droit à une scène époustouflante dont la déflagration émotionnelle est au niveau de celle de la bombe atomique. Le flashback sur la Canadienne de l’abri offre aussi une bonne séquence, ce qui laisse penser qu’il aurait été plus pertinent de proposer de courtes vignettes plutôt qu’une intrigue à rallonge. Était-ce pour faire plaisir à Walton Goggins, qui doit se taper un costume assez relou pour incarner la Goule dans le présent ?

Dans les Terres Désolées, quel plaisir de retrouver le Kevin de la saga Maman, j’ai raté l’avion, notamment dans un rôle de méchant ! Sinon, New Vegas peine à convaincre. Même si le décor principal en jette, j’ai davantage eu l’impression d’être dans un (petit) village que dans une ville immense. Quant à l’utilisation des Écorcheurs : si au début ils sont terrifiants, ils finissent par être surutilisés et perdent de leur aura.

Mais, arrivé au bout de la saison, je n’ai pas eu le sentiment d’avoir vu grand-chose. Plutôt pas mal de surplace et des intrigues qui tournent légèrement en rond. Espérons un sursaut pour la prochaine saison, qui, elle, devrait nous permettre un dépaysement total.

Par déçu par son voyage à New Vegas.

Conclusion

Avec la deuxième saison de Fallout, on frôle le syndrome de la « saison de trop » alors qu’on n’est qu’à la deuxième. Malgré une technique irréprochable (sauf le rajeunissement) et un casting qui fait le taf, l’écriture galère en s’éparpillant (façon puzzle ?). Trop de personnages, trop de dispersion, et une New Vegas qui manque de grandeur.

+

  • Retrouve le trio et l’univers
  • Les nouveaux qui font plaisir

  • Trop d’intrigues
  • Le passé de Cooper
  • New Vegas version « Village »
7/10
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