Test : Battlefield 3

La guerre, la vraie

Fiche

Éditeur:Electronic Arts
Développeur: Dice (Mirror’s Edge, Battlefield: Bad Company 2)
Plate-forme:PC, Playstation 3, Xbox 360Date de sortie:27 octobre 2011
Genre:FPSClassification:Déconseillé aux moins de 16 ans
En 2014, le sergent Blackburn mène une escouade de cinq soldats dans une mission pour localiser et ramener une escouade de soldats américains qui enquêtait en Iran, dans une zone contrôlée par une milice hostile appelée PLR. Blackburn et son escouade sont ensuite envoyés à Téhéran pour appréhender le leader du PLR : Al-Bashir. Pendant leurs recherches, l’escouade de Blackburn apprend que le PLR a acquis des têtes nucléaires russes, et que deux des trois têtes sont manquantes…

Critique

Je n’aborderais pas le mode multijoueur parce que les modes multi ont plutôt tendance à me gonfler et j’ai suffisamment donné beaucoup de temps à Battlefield 2. Ici, seule la critique du solo sera faite.

Avec un peu de retard mais vaut mieux tard que jamais, je me suis attaqué à Battlefield 3 mais au lieu de la faire sur PS3, j’ai décidé de me procurer la version PC mis au courant des différences graphiques entre les deux versions. Même si je n’ai pas une foudre de guerre, j’ai quand même pu mettre les graphismes en Élevé à défaut d’Ultra. Et déjà, graphiquement le jeu fout une claque.

Les effets de fumée et les explosions sont absolument sublimes, on s’y croirait. Les textures sont à tomber, seule la profondeur de champ péchait un peu (qu’est-ce que ça doit claquer en ultra). Les visages des personnages sont bien retranscrits même s’il manque un peu de vie sur leur visage (comme dans LA Noire qui est la référence actuelle). La claque graphique reviendra plusieurs fois au cours du jeu, j’ai été parfois tellement ébahi devant les décors que je me suis pris une malheureuse balle dans le ciboulot (ben oui, à rester sur place comme un Rain Man). Le must, c’est le passage à Paris, on reconnait certains éléments typiquement français et parisiens.

Au niveau du gameplay, rien ne change. C’est du pur FPS bien éprouvé. Même si on notera des phases en tank et en avion très dynamiques. Durant la phase en avion, je me suis cru dans Top Gun, dans la peau de Goose, je tournais la tête pour essayer de repérer l’avion pour que Maverick l’explose. Une grosse réussite. Dommage qu’il n’y en a qu’un seul passage.

Question spectacle, je ne dirais pas que c’est franchement spectaculaire mais c’est très cru et efficace. On se croirait en pleine guerre avec des rafales et des explosions un peu partout. Surtout Battlefield 3 se diversifie efficacement dans ses décors pour rompre avec tout sentiment de monotonie (et c’est beau, bordel).

Mais le gros point faible de cet opus concerne quand même sa durée de vie. A peine 5 heures pour boucler le mode solo en normal. Ça fait très court. Franchement, il faudrait mieux prendre le jeu pour son multijoueur très efficace car le solo seul fait un peu pale figure étant donné le prix du jeu (ou alors en occasion).

Par rapport, à l’histoire, franchement, c’est un peu dommage d’avoir fait aussi classique. Grosso modo, le héros se fait interroger sur les évènements qu’il a effectués auparavant et chaque évènement est jouable, ça donne donc douze chapitres d’une durée de 15 à 20 minutes. Je m’attendais à un peu plus de pèche plutôt qu’une histoire vue et revue dans ces FPS : un méchant agent vole des bombes nucléaires et veut faire sauter New-York et Paris. A quand une histoire avec plein de rebondissements ? Il n’est pas encore arrivé le successeur de Metal Gear Solid.

Ah oui, je voulais aussi parler du sentiment jouissif que procure le jeu quand on tire, les éléments du décor partent en vrille, on voit les impacts des balles, on les ressent quand on tire sur les ennemis. C’est parfois trépidant de prendre une mitraillette lourde et de tirer partout tel le Terminator dans le deuxième opus avec son minigun face à la horde de voitures de police. Ce détail achève de faire Battlefield, un divertissement très efficace.

Test

Graphisme : 9/10 – Absolument splendide sur PC sur une bonne bécane, un peu moins sur les versions console.

Gameplay : 9/10 – Efficace, très efficace. En supplément des passages en tank et avion réussis.

Durée de vie : 4/10 – Seul le mode solo est comptabilisé : 5h en mode normal, ça fait très peu.

Histoire : 4/10 – Ils ne se sont pas foulés dessus et ça se voit. Méchant veut détruire grande ville. Interrogatoire, pièce maitresse. Et ce sera tout. L’avantage d’un autre côté, c’est qu’on ne perd pas de temps.

Succès/Trophées : 6/10 – Moitié trophées faciles, moitié trophées peu évidents. A noter 19/39 trophées en ligne. Comptez entre 75 à 120 heures pour obtenir le platine. Si vous désirez le faire, vous pouvez mettre 10/10 à la durée de vie.

Son point fort (solo) – Graphiquement, c’est une tuerie et l’aventure est très efficace.

Son point faible (solo) – Histoire bidon et durée de vie égale au visionnage de deux à trois films.

Conclusion

Seul le mode solo est comptabilisé.

Battlefield 3 est dans la pure lignée des FPS de guerre moderne. Durée de vie riquiqui, histoire limite optionnelle mais un sens du spectacle grandiose et une efficacité qui n’est plus à démontrer.

7/10

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A propos de l'auteur : (2855 articles)

Fou de cinéma depuis qu'il a vu son premier film dans les salles obscures : Jurassic Park. Pleure quand le requin meurt dans Les Dents de la Mer. Plus tard au collège, il a succombé aux comics grâce (ou à cause) à un pote. Les jeux vidéo, il y touche depuis Les Schtroumpfs sur la Colecovision.

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