Critique : Les Mondes de Ralph

Video Game Story

Fiche

Titre:Les Mondes de Ralph
Réalisateur(s):Rich Moore
Scénariste(s):Phil Johnston
Voix VO:John C. Reilly (Ralph-la-Casse), Sarah Silverman (Vanellope von Schweetz), Jack McBrayer (Félix Fixe), Jane Lynch (Sergent Calhoun), Alan Tudyk (Sa Sucrerie), Ed O’Neill, Rachael Harris, Stefanie Scott
Voix VF:François-Xavier Demaison (Ralph-la-Casse)
Titre original:Wreck-It RalphDate de sortie:5 décembre 2012
Pays:USABudget:165 000 000 $
Genre:Animation, Comédie, FamilleDurée:1h41

Dans une salle d’arcade, Ralph la casse est le héros mal aimé d’un jeu des années 80. Son rôle est simple : il casse tout ! Pourtant il ne rêve que d’une chose, être aimé de tous…

Vanellope Van Schweetz quant à elle, évolue dans un jeu de course, fabriqué uniquement de sucreries. Son gros défaut : être une erreur de programme, ce qui lui vaut d’être interdite de course et rejetée de tous…

Ces deux personnages n’auraient jamais dû se croiser… et pourtant, Ralph va bousculer les règles et voyager à travers les différents mondes de la salle d’arcade pour atteindre son but : prouver à tous qu’il peut devenir un héros… Ensemble, arriveront-ils à atteindre leurs rêves ?

Critique

Voir ce casting de guest-star vidéoludique a fait du nouveau Disney un film attendu par la communauté des joueurs surtout ceux qui ont vécu l’âge d’or des consoles Sega/Nintendo. Les mondes de Ralph leur rend hommage dans un premier tiers multipliant les clins d’œil aux joueurs que ce soit Ryu et Ken qui arrêtent leur combat pour aller boire un café ou Zangief faisant son mea-culpa. Mieux encore avec Sonic expliquant une règle fondamentale des mondes de Ralph et perdant quelques anneaux au détour d’une scène d’action. Il faut surtout avoir l’œil vif pour repérer tous les détails durant les plans d’ensemble à la gare central (lieu servant de liaison entre tous les mondes). Un vrai régal permettant de se mettre en condition.

Techniquement, c’est absolument splendide. L’animation des habitants du monde de Félix Fix Junior est un pur plaisir. Les plus extrémistes des joueurs de cette époque pourront pester face à l’animation 3D ne collant pas vraiment à l’ambiance old school. Exemple flagrante, une blague de Félix Fix tombe à plat. Explication : Félix Fix sort des années 80/90 donc de l’époque des sprites or son personnage dans le film est en images de synthèse et de toute beauté. En se baladant dans un autre monde bien plus récent (Hero’s Duty), il se pâme devant la beauté de l’héroïne du jeu et de son visage tout en HD. Une blague tombant donc à plat tant les deux personnages ne semblent pas tellement différents graphiquement pour le spectateur. Malgré tout, la cohésion de l’ensemble aurait pu souffrir si on avait fait cohabiter les différentes époques parce que bon voir Mario époque Super Nintendo face à Kratos de God of War, ce serait marrant une minute mais après… les yeux piquent.

M’enfin bref, c’est vraiment chipoter parce que d’un Robert Zemeckis l’a bien fait avec son Qui veut la peau de Roger Rabbit ? et de deux, l’ambiance de chaque monde est très soigné. On en compte trois principaux, celui de Ralph (old school), celui de Hero’s Duty (mélange de Metroid, Call of Duty et j’en passe) et celui de Sugar Rush (Mario Kart like). Le plus impressionnant graphiquement est sans hésiter Sugar Rush grâce à son monde tout en sucreries rappelant beaucoup un de mes jeux de ma jeunesse Talmit’s Adventure. Il faut dire que tout est en sucrerie: les arbres, les montagnes, les karts, les soldats et même le public. Un ensemble faisant du monde de la petite Vanellope un délice visuel mettant en appétit (il faut bien manger avant pour ne pas voir de la bave couler le long de notre menton).

Celui d’Hero’s Duty est pas mal aussi surtout au niveau du rythme effréné mais tel un vulgaire shoot sur rail (ce qu’il est), il demeure assez limité (par contre, j’ai adoré l’intégration du joueur, il fallait y penser). Pour celui de Ralph, il est représentatif du premier Mario où il affrontait Donkey Kong en gravissant des rails tout en évitant les barils lancés par le singe. Donc on ne s’attend pas à des miracles. Toutefois, il faut souligner le très beau travail avec le monde de Pac Man transformé en salle de réunion de méchants anonymes et celui du jeu vidéo où on incarne un barman.

C’est avec grand plaisir que je me suis plongé dans cette aventure d’un méchant qui voulait une médaille, les personnages sont diversifiés et cohabitent plutôt bien ensemble pour une histoire classique (à la Disney, on va dire) mais efficace. On regrettera toutefois que les scènes d’actions sont loin d’être impressionnantes, un constat d’autant plus désolant que la caméra virtuelle permet tous les excès. Je m’attendais vraiment à une course finale dans la lignée de l’Episode One de Star Wars, Speed Racer ou Redline (une anime référence) et finalement…

On pourrait aussi regretter qu’il n’y ait pas plus de mondes, peut-être pour un Les mondes de Ralph 2 ? Espérons que le film ait un grand succès car les possibilités d’extension sont infinies. Et pourquoi pas une apparition de Mario ? Car à l’instar du jeu vidéo Kingdom Hearts qui avait réussi magistralement à faire cohabiter les mondes de Disney et ceux de l’éditeur Squaresoft (Final Fantasy), Les mondes de Ralph pourrait devenir la meilleure représentation vidéoludique au cinéma. Surtout quand on sait qu’un monde à la GTA devait être intégré avant d’être retiré… snif.

Conclusion

Les mondes de Ralph est ce qu’on pourrait appeler un Toy Story version jeu vidéo où nos compagnons dans la machine prennent vie une fois la salle d’arcade éteinte.

Un film familial réussi à voir avec nos enfants pour les vacances de Noël.

+– L’univers du jeu vidéo au cinéma (et bien pour une fois)
– Sugar Rush
– Les clins d’oeil vidéoludique
– Scènes d’action pas folichonnes
7/10

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A propos de l'auteur : (2770 articles)

Fou de cinéma depuis qu'il a vu son premier film dans les salles obscures : Jurassic Park. Pleure quand le requin meurt dans Les Dents de la Mer. Plus tard au collège, il a succombé aux comics grâce (ou à cause) à un pote. Les jeux vidéo, il y touche depuis Les Schtroumpfs sur la Colecovision.

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