Critique : Transformers 3 – La Face cachée de la Lune

Requiem for a Transformer

 
Fiche

D’après les jouets d’Hasbro
Réalisateur(s):Michael Bay (les deux premiers Transformers, Armageddon, The Rock)
Scénariste(s):Ehren Kruger (Transformers – La revanche, les deux remakes de The Ring)
Acteurs: Shia LaBeouf (Wall Street 2: l’argent ne dort jamais, Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal), Rosie Huntington-Whiteley (top modèle d’origine anglaise et remplaçante de la bêcheuse Megan Fox), Patrick Dempsey (star de Grey’s Anatomy), Josh Duhamel (Bébé mode d’emploi), Tyrese Gibson(Fast and Furious 5), John Turturro (Miller’s Crossing, Barton Fink), Julie White (Fargo, Arizona Junior), John Malkovich (RED, Dans la peau de John Malkovich), Ken Jeong (Very Bad Trip 2) et Alan Tudyk (Tucker & Dale vs Evil)
Titre original:Transformers: Dark of the Moon
Pays:USADate de sortie: 29 juin 2011
Genre:Action, Science-fictionDurée:2h35
Budget:195 000 000 $
Un événement mystérieux lié à notre passé éclate au grand jour. C’est la guerre qui menace aujourd’hui notre Terre; une guerre d’une telle ampleur que l’aide des Transformers pourrait, cette fois, ne pas suffire à nous sauver.

Le meilleur opus de la saga

Vous allez me dire que ce n’était pas compliqué vu la qualité des deux premiers… Vous n’avez pas tort mais ce serait dommage de s’y arrêter. Pour rappel, je ne suis pas du tout un fan des jouets d’Hasbro, le premier m’avait amusé et le second m’avait ennuyé à un tel point que je regrettais de l’avoir acheté en blu-ray. Ce que je reprochais au second opus concernait directement la réalisation de Michael Bay : impossible de comprendre ce qu’il se passait à l’écran, impossible de savoir qui était en train de gagner du coup, on ne finissait par n’y voir qu’un déluge d’effets spéciaux sans saveur.

L’annonce du passage à la 3D faisait craindre le pire. Allons-nous disposer d’un spectacle indigeste qui, de surcroit, allait nous faire vomir à force de trifouiller avec les nerfs de nos yeux. J’ai été rassuré quand j’ai été invité à un aperçu. En gros, on voyait que grâce (je ne peux pas dire à cause) aux contraintes de la 3D, Michael Bay a dû ralentir le rythme de ses séquences d’action. Au final, on assistait à un spectacle grandiose lisible (donc pas dopé comme un cheval de course et avec un caméraman touché par la maladie de Parkinson) et bien sûr spectaculaire (mais ça n’a jamais été un problème chez Bay).

Pour la suite, j’ai décidé de séparer mon avis en deux parties tellement le film est long (2h35): la première mi-temps pose les charges explosives et la deuxième fait tout péter tel un FC Barcelone face à une équipe amateur.

Première partie : Quelques années ont passé… – 6/10

Après un générique génial où sont habilement mélangés faits historiques (Apollo 11) et mythologie Transformers, une nouvelle menace débarque sur notre planète. Mais on va d’abord retrouver notre cher Sam Witwicky, il s’est trouvé une nouvelle copine : la pétillante Rosie Huntington-Whiteley (mais je préfère, plastiquement parlant, Megan Fox, je n’arrive pas à me faire à sa bouche trop pulpeuse pour être naturelle) mais il est chômeur. Le pauvre gars, il a sauvé deux fois le monde et on n’est même pas foutu lui donner un poste « payé à rien foutre ». Cette partie est surtout orientée vers la comédie. Deux personnages énormes battent leurs pleines mesures, j’appelle à la barre John Malkovich et Ken Jeong. Ils m’ont bien fait rire les deux. L’un dans le rôle d’un dirigeant complètement maniaque et adepte d’arts martiaux et l’autre en tant que rechercheur complètement parano.

On n’oublie pas non plus de mettre progressivement en place les enjeux avec un Megatron toujours vivant et bien décidé d’en découdre avec les Autobots surtout qu’il a découvert une nouvelle arme.

On retrouve aussi John Turturro qui incarnait un des meilleurs personnages de la saga, l’agent de la CIA Seymour Simmons.

Après moults intrigues parallèles qui se rejoignent pour connaitre (trop tard bien évidemment) les véritables plans des Decepticons. Les méchants robots réussissent leur coup et attaquent Chicago ce qui nous amène à une deuxième partie de folie (la fameuse métaphore du FC Barcelone).

Deuxième partie : It’s time to declare WAR! – 8/10

Accrochez-vous à votre fauteuil et mettez votre ceinture, votre pilote vous l’ordonne. Cette partie est tout simplement décoiffante. L’expérience de Michael Bay associé à la maestria de ses techniciens qui, désormais contraints par la 3D à filmer correctement, nous livrent une des séquences de batailles parmi les plus spectaculaires du cinéma (elle trône aux côtés de la bataille du gouffre de Helm de Les deux tours, de l’introduction de La Revanche des Siths et du débarquement de Normandie d’Il faut sauver le soldat Ryan). Le tout avec des magnifiques effets spéciaux à peu près partout (le seul que j’ai trouvé raté est JFK au début du film et pourtant je suis difficile).

Multipliant les moments de bravoure, Bay ajoute une technique directement piqué à Snyder : le super ralenti ! Je vous rassure, il n’en abuse pas comme son confrère. Il les positionne au bon endroit et au bon moment. Je ne peux pas mieux décrire plus le spectacle affiché à l’écran qu’avec ce mot : AMAZING !

Préparez-vous pour une heure d’action non stop avec des séquences spectaculaires! Rien que d’en parler, ça me donne envie de la revoir.

La 3D

Il y avait la 3D d’Avatar qui servait de modèle. Désormais il y a celle de Transformers 3, je peux affirmer sans me risquer qu’il s’agit de la plus belle vu au cinéma (films en images de synthèse mis à part).

Michael Bay a appris de ses erreurs du deuxième opus de Transformers et nous livre l’épisode le plus abouti de la saga. Jamais je n’ai pris autant de plaisir à suivre les histoires de ces bagnoles qui se transforment en robot.

Sa scène culte : la destruction de l’immeuble par le ver de terre sorti de Dune.

Film : 7/10

3D : 8/10

PS : si le film n’a pas une note supérieure, c’est que bon, c’est des jouets et ils ne m’ont jamais passionné (je préfère voir des humains avec des super pouvoirs se battre). En tout cas, je ne pensais pas que j’allais jusqu’à mettre 7 à une saga auquel je n’ai jamais vraiment réussi à accrocher. Pour vous en rendre compte, le deuxième, je lui mets 3. Tout est dit…

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