Critique : The Walking Dead – Saison 6

Le Mal a changé de visage

Fiche

Titre
The Walking Dead
CréateurFrank Darabont
ActeursAndrew Lincoln, Norman Reedus, Steven Yeun, Lauren Cohan, Chandler Riggs, Danai Gurira, Melissa McBride, Michael Cudlitz, Lennie James, Sonequa Martin-Green
Titre originalSaison6
PaysÉtats-UnisNombre d’épisodes16
GenreDrame, Horreur, Science fiction, ThrillerFormat42 mn
Diffusion d’origine11 / 10 / 2015Chaîne:AMC

« Mais, qu’est-ce qu’elle est conne, Shy’m ! Pourquoi, elle s’est jetée ? »

Critique

Après deux saisons plutôt décevantes à mon goût, j’avais du mal à m’enthousiasmer pour commencer cette sixième saison de The Walking Dead. Après tout, j’avais l’impression que le show tournait en rond. Finalement, il s’agit d’une de ses meilleures saisons.

Attention, cette critique contient des spoilers sur l’ensemble de la saison.

Les premiers épisodes n’étaient pas là pour me réconforter avec un démarrage assez poussif (les effets spéciaux pour illustrer la foule de zombies sont juste immondes), mais heureusement marqué par un superbe épisode avec Morgan en solo où on apprenait les raisons de son changement d’état d’esprit pour le moins détonnant. J’ai comme eu l’impression d’un flottement, comme si les scénaristes ne savaient pas trop où aller. Puis la seconde s’est enclenchée faisant monter graduellement le stress jusqu’à un surprenant et traumatisant mid-season finale. Brrr, je n’arrive toujours pas à me sortir de la tête, cette image du petit Sam en train de se faire bouffer. Le genre de choc que n’aurait pas renié Game of Thrones. C’était tellement inattendu, tellement soudain, tellement impensable…

L’homme qui murmurait à l’oreille des zombies

La deuxième partie de la saison (bien meilleure que la première) passe la troisième avec l’arrivée du croque-mitaine dont les fans du comic chuchotent le nom : Negan. On pourrait regretter que les showrunners aient attendus les dernières minutes de la saison pour le présenter face à la caméra, mais ce serait dommage de ne pas subir tout ce stress, cette montée continuelle de l’angoisse avant que Lucille ne s’abatte. En cela, le dernier épisode est un modèle. Je ressens encore la sensation de mes tripes en train de remuer au point de former un véritable nœud au fur et à mesure que le groupe s’approchait de la Colline. On savait tous que ça allait mal finir et c’en était grandiose.

Bémol tout de même avec le final, le look de Negan. Quand Jeffrey Dean Morgan est apparu, une seule pensée m’a traversé l’esprit, « Tiens, un Village People ! » et j’ai lâché un piaffement de rire. Ça la fout assez mal pour ce qui est du plus grand méchant de la saga si on se fie aux fans du comic. Il m’a donc fallu un petit moment avant de commencer à le craindre, bien aidé par le regard désemparé de Rick et le sympathique monologue de Jeffrey Dean Morgan.

« Am… Stram… Gram… »

Pour couronner le tout, ce cliffhanger juste délicieux. Certains ont pété les plombs, mais moi, j’ai trouvé ça grandiose et génial. Ce POV avec le sang qui coule sur l’écran et l’identité du futur mort non révélé. On sent derrière une volonté de reproduire l’énorme buzz de Game of Thrones. Frustrant sur le coup, mais avec le recul, on se dit qu’on verra bien le résultat à la rentrée. En attendant, Winter is coming…

Par Christophe Menat toujours bloqué sur Sam, le .

Repeindre le plafond avec du sang de zombies, ce n’était pas une super idée.

Conclusion

Après deux saisons assez poussives, The Walking Dead livre une grande saison marquée par des rebondissements à gogo et l’arrivée du croque-mitaine tant souhaité par les fans du comic. En espérant que le soufflé se prolonge avec la saison suivante.

+

  • L’ombre de Negan plane sur l’ensemble de la saison
  • Toujours aussi impeccable techniquement
  • Des morts pour le moins choquantes
  • Le stress du final

  • Le look « Village People » de Negan
  • Comme d’habitude, un peu long à démarrer
  • Pourquoi Thomas maltraite-t-il Martha ?
8/10
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A propos de l'auteur : (2925 articles)

Fou de cinéma depuis qu'il a vu son premier film dans les salles obscures : Jurassic Park. Pleure quand le requin meurt dans Les Dents de la Mer. Plus tard au collège, il a succombé aux comics grâce (ou à cause) à un pote. Les jeux vidéo, il y touche depuis Les Schtroumpfs sur la Colecovision.

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