Critique & Test Blu-ray : Sucker Punch Version Longue

Une version longue plus cohérente

Date de sortie DVD/Blu-ray FR : 17 août 2011
Date de sortie DVD/Blu-ray USA : 28 juin 2011

Réalisé par Zack « ralenti-man » Snyder

Écrit par Zack Snyder et Steve Shibuya

Avec Emily Browning (la mignonne Violet Baudelaire, c’est elle), Abbie Cornish (avec son physique, on devrait la revoir très souvent), Jena Malone (27 ans et déjà une filmo longue comme celle d’un acteur chevronné), Vanessa Hudgens (High School Pouffe approved), Jamie Chung (une des filles incroyablement sexy de Rob Schneider dans Copains pour toujours), Carla Gugino (Watchmen et Sin City, on n’en jette pas plus), Scott Glenn (un physique reconnaissable entre mille mais un nom impossible à retenir, le second rôle par excellence), Richard Cetrone (pfff, sais pas qui c’est), Jon Hamm (un des acteurs qui monte, monte : Mad Men et The Town) et Oscar Isaac (il aime bien être un mother fucker, vu en tant que Prince Jean dans le reboot de Robin des Bois)

Date de sortie cinéma : 30 mars 2011
Long-métrage américain
Genre : Fantastique, Action, Thriller
Durée : 1h50

Format vidéo : 2.40:1 (16/9 avec bandes noires)
Langue : Anglais (DTS-HD Master Audio 5.1),
Français, Espagnol, Portugais (Dolby Digital 5.1)
Sous-titres : Anglais, Français, Espagnol, Portugais
Suppléments : Making-of (HD, 45′)

Fermez les yeux. Libérez-vous l’esprit. Rien ne vous prépare à ce qui va suivre.
Bienvenue dans l’imaginaire débordant d’une jeune fille dont les rêves sont la seule échappatoire à sa vie cauchemardesque… S’affranchissant des contraintes de temps et d’espace, elle est libre d’aller là où l’entraîne son imagination, jusqu’à brouiller la frontière entre réalité et fantasme…
Enfermée contre son gré, Babydoll a toujours envie de se battre pour reconquérir sa liberté. Combative, elle pousse quatre autres jeunes filles – la timorée Sweet Pea, Rocket la grande gueule, Blondie la futée, et la loyale Amber – à s’unir pour échapper à leurs redoutables ravisseurs, Blue et Madame Gorski – avant que le mystérieux High Roller ne vienne s’emparer de Babydoll.
Avec Babydoll à leur tête, les filles partent en guerre contre des créatures fantastiques, des samouraïs et des serpents, grâce à un arsenal virtuel et à l’aide d’un Sage. Mais ce n’est qu’à ce prix qu’elles pourront – peut-être – recouvrer la liberté…

La critique (deuxième visionnage)

Je l’avais plutôt apprécié au cinéma, m’étant attaché à la petite bande et surtout aux « cinématiques » (les rêves de Babydoll où elle entre dans des univers fantastiques). Mais le deuxième visionnage a mis en exergue tous les défauts qui me sont un peu passés sous le nez au cinéma. Combats parfois ratés, je suis encore sous le choc d’un combat dans le deuxième monde (Killzone/Wolfenstein World), on y voit Babydoll transpercer un garde or on voit nettement que l’épée est quelques bonnes dizaines de centimètres à côté. Mais bon là, c’est du chipotage.

Sucker Punch souffre surtout du deuxième visionnage, les enjeux deviennent faiblards, les filles insupportables, les dialogues sont d’une pauvreté absolue. On a un peu l’impression de s’être fait entuber par Zack Snyder qui nous promettait qu’on comprendrait mieux Sucker Punch lors de sa deuxième vision. En fait, on comprend déjà tout la première fois, toutes les zones d’ombre ne sont pas élucidées lors du deuxième visionnage (comme le faisait très bien Fight Club), tout simplement parce que c’est mal monté. J’ai regardé les aventures de Babydoll avec un certain ennui parfois choqué que j’ai pu laisser passer de tels défauts au cinéma (sûrement j’étais sous l’emprise de la Snyder-mania).

Je ne croyais pas que j’allais dire ça mais Sucker Punch, ce n’est pas terrible.

Le blu-ray

Deux blu-rays pour Sucker Punch, l’un contenant le film dans sa version cinéma et l’autre la version longue.

L’apport de la version longue est plutôt sympathique avec deux scènes. J’ai du mal à comprendre pourquoi elles ont été enlevées tant elles rajoutent de l’humanité et des sentiments à ce film qui en manque cruellement.

La première survient vers la première demi-heure :

Spoiler

il s’agit d’une scène de danse censée mettre en valeur le mode de fonctionnement du « théâtre ». Il s’agit d’un numéro très réussie avec une belle chorégraphie et des beaux costumes. Je pense qu’elle a été enlevée parce qu’elle rendait le méchant trop sympathique. Il est tout de même surprenant de ne pas l’avoir conservé tant elle insuffle plus de sentiments que les combats dans les rêves de Babydoll.

La deuxième survient à la fin :

Spoiler

juste après que Babydoll se sacrifie pour libérer son amie, l’inutile Sweet Pea. Pour ceux qui ont oublié, elle va faire diversion devant les gardes avant de se prendre un coup de poing dans la gueule. Le film enchaîne directement avec la lobotomie. Or dans la version longue, on dispose d’une scène d’interlude où Babydoll rencontre le High Roller. Il s’ensuit un dialogue hypnotisant grâce à une excellente prestation de Jon Hamm. Il est mis en valeur la quête de vérité de High Roller (un homme qui a tout), une vérité pure. Ce qui explique ensuite pourquoi, dans le monde réel, il est autant troublé après la lobotomie de Babydoll.

L’ajout de ces deux scènes apportent un plus non négligeable à Sucker Punch, rendant un peu plus d’humanité et surtout de cohérence. On sentait bien dans la version cinéma qu’on nous avait enlevé ces scènes.

Evidemment Sucker Punch est très solide techniquement, l’image et le son sont sans faille (excepté pour les fans de la VF ne pouvant bénéficier que d’un « vulgaire » Dolby Digital). Par contre niveau bonus, on reste un peu sur notre fin. Malgré tout, on a un excellent Maximum Mode Movie de la durée du film en version longue. Dans ce mode, on voit le réalisateur intervenir à certains passages du film. Ce mode divisera toujours autant. Certains préféraient pouvoir avoir accès aux différents documentaires/featurettes/making-of selon leur envie et sans être obligé de lancer le film. Mais ce serait rater un excellent Snyder distillant des détails et des anecdotes comme une rafale de mitraillette. Il y en a un qui m’a bien fait rire, il se fout de la gueule de Babydoll durant le générique de début parce qu’elle tient son arme comme un flic alors qu’elle est censé de ne jamais en avoir tenu.

Sur le premier blu-ray (avec la version cinéma), on a les quatre courts métrages introduisant les différents rêves de Babydoll dont le dernier met une grosse claque : on y apprend que les robots qu’elles massacrent sont des partisans de la liberté qui voulaient mettre fin à l’esclavage des riches. Ca change tout (non je déconne) ! De plus, les courts-métrages se révèlent ô combien plus fascinant que le film lui-même, il y a clairement un problème.

Note : étant donné que la version française sort dans une édition Steelbook (en métal) de la taille d’un DVD (merci pour le rangement quand on a adapté les étagères à la taille d’un blu-ray), je n’ai pas hésite et j’ai pris la version américaine (taille normale) qui est free zone et en plus propose le film et tous ses bonus avec les sous-titres français.

Sucker Punch souffre d’un deuxième visionnage qui révèle tous ses défauts.

Sa scène culte : la scène de danse visible dans la version longue.

Film (2ème vision) : 5/10 (il gagne un point grâce à la version longue)

Un bon blu-ray malgré des bonus moins nombreux que pour les précédents films de Snyder.

Image : 9/10

Son : 9/10

Bonus : 7/10

Apport de la version longue : oui (17 minutes et pas inintéressantes)

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