Critique : Robot Chicken L’intégrale

Mais qui est Robot Chicken ?

Créée par Seth Green (le rouquin loup-garou de Buffy contre les vampires) et Matthew Senreich

Série américaine
Genre : Animation (stop-motion), Comédie, Parodie
Format : 12mn

Date de sortie USA : 20 février 2005
Chaîne : Adult Swim

Date de sortie France : février 2010
Chaîne : Canal Street et MCM (depuis janvier 2011)

Emmy Award 2006 : Récompense pour la Meilleure animation individuelle, décernée à Sarah E. Meyer pour l’épisode Easter Chicken

Série créée par Seth Green et Matthew Senreich, Robot Chicken est une série animée absolument détonante qui suit les traces de leur père à tous : South Park, à savoir la parodie à l’état pur.

Robot Chicken, c’est un poulet qui devient un robot après avoir été ramassé le long d’une route et reconstruit par un savant fou. On maintient ses yeux à l’aide de pinces (référence directe à Orange Mécanique) afin de l’obliger à regarder multiples évènements se déroulant à la télé. Les créateurs en profitent pour passer à la moulinette toute la culture américaine grâce à un procédé faisant croire à un zapping.

Ainsi vous verrez Kermit et Miss Piggy menacés par un tueur fou qui se révèle être un de leurs amis d’enfance ou encore un épisode de Scooby-doo à Crystal Lake (célèbre lieu des agissements de Jason Voorhees de la saga Vendredi 13 avant qu’il ne s’exile à Manhattan pour finir dans l’espace avec le sous-estimé Jason X) qui finira avec un dernier plan sur la tête de Scooby-doo décapité et planté sur un piquet (qui n’en a jamais rêvé?).

Il y a encore pleins d’autres exemples comme le véritable secret de la saga Vendredi 13 en nous montrant comment le tueur réussit à être plus rapide que l’héroïne tout en paraissant immobile. Ou encore le véritable Toy Story 3 où le propriétaire de Woody revient dans les bras d’une fille et se sert de Buzz comme gode. Woody n’aura pas d’autre choix que d’étouffer Buzz à l’aide d’un oreiller tellement ce dernier en a été traumatisé.

Tout y passera du Seigneur des Anneaux à Star Wars en passant par Transformers. Le must avec tout ça, c’est la présence de véritables stars aux voix et à l’écran : Dean Cain, Mila Kunis, Corey Feldman pour la première saison et j’en passe pour les saisons suivantes, le show gagnant de plus en plus de succès.

Mais Robot Chicken ne s’arrête pas seulement au septième art, il s’attaque aussi aux jeux vidéos comme cette reprise de Final Fantasy VII inoubliable (avec un Cloud cuisinier dans un fast-food et un Sephiroth en dirigeant sadique digne d’un soap opéra) ou encore cet improbable crossover entre Mario et GTA Vice City ponctué par une arrivée de Yoshi dans Racoon City (Resident Evil). Un petit coup de cœur pour la reprise de Parappa the Rapper.

Du côté de la petite lucarne, Robot Chicken passe à la moulinette les séries avec un délicieux épisode de The Shield où procédant à l’arrestation d’un shaman Vic Mackey est échangé avec la Chose des Quatre Fantastiques (pour ceux qui ne le savent pas, c’est le même acteur qui joue Vic Mackey et la Chose). Y aura aussi 24h Chrono façon Dracula.

Actuellement la série est à sa cinquième saison aux States et la qualité technique augmente. On compte aussi des épisodes spéciaux comme Robot Chicken Christmas Special et Robot Chicken: Star Wars Special (dont le troisième épisode vient de sortir en blu-ray aux States).

Robot Chicken est une véritable bouffée d’air frais. Les fans de cinéma et d’humour parfois douteux voueront à la série un culte.

Un rendez-vous à ne pas manquer pour tous les amoureux du septième art et de l’humour.

Saison 1 : 7/10
Saison 2 : 8/10
Saison 3 : 8/10
Saison 4 : 8/10

Robot Chicken Christmas Special : 8/10
Robot Chicken: Star Wars Special : 5/10
Robot Chicken: Star Wars Special Episode II : 6/10

affiche Robot_Chicken

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