Critique : Preacher Tome 2 – Jusqu’à la fin du monde

« Ah Demi… J’espère avoir bientôt le plaisir d’uriner dans votre décolleté ? »

Écrit par Garth Ennis (Punisher MAX, Hellblazer), dessiné par Steve Dillon (compère presque inséparable de Garth Ennis) et couvertures par Glenn Fabry pour Vertigo.

Depuis qu’il a fusionné avec l’hybride ange / démon connu sous le nom de Genesis, le révérend Jesse Custer est le seul pasteur sur Terre à réellement pouvoir parler avec la voix de Dieu. Tous ceux qui l’entendent doivent lui obéir instantanément.

Tous, vraiment ? Quand ses plus terribles ennemis le retrouvent pour le ramener à la demeure familiale, Jesse découvre que la voix n’est pas aussi infaillible qu’il ne le pensait. C’est une mauvaise nouvelle pour Jesse et sa petite amie, Tulip O’Hare, car il doit désormais affronter la créature qui a fait de son enfance un enfer : sa grand-mère. Aussi terrible que puisse être Mlle Marie L’Angelle, cependant, le monde regorge d’êtres encore plus dangereux, et eux aussi ont entendu parler du pouvoir de la voix. Il ne le sait pas encore, mais Jesse a mis le doigt dans la plus grande et la plus terrible des conspirations… et il va découvrir à quel point il sera dur de refuser d’y prendre part.

Vous pensez avoir tout lu avec le premier tome, ben attendez d’avoir celui-là.

De nouveaux personnages arrivent et ils n’ont rien à envier à ceux du premier tome. Que ce soit Jésus de Sade (l’ultime pervers sexuel) à la réplique qui tue : « Ah Demi… J’espère avoir bientôt le plaisir d’uriner dans votre décolleté ? » ou Mémé, la grand-mère de Jesse.

Le tome 2 est divisé en deux, la première partie concerne les origines de Jesse et purée, quelles origines ! Je n’ai jamais autant été collé sur un comic depuis un sacré bout de temps au point de ne plus arriver à me décrocher du livre et l’amener aux chiottes. La deuxième partie, un peu moins bonne (mais toujours aussi excellent) voit le retour de notre vampire préféré pour une aventure complètement loufoque. On y voit le méchant de l’histoire se faire sodomiser par un gigolo parce que son larbin s’est trompé et surtout Jésus de Sade.

A la fin de ce numéro, vous avez un postface de Kevin Smith où il parle des problèmes qu’il a eu suite à sa citation pour le premier tome de Preacher : « Mieux qu’aller au cinéma » et des problèmes via la religion. On nous dit aussi que Preacher a largement inspiré Dogma.

Cet album n’est décidément pas pour tout le monde. La religion y passe à la moulinette (avec une révélation marrante sur la résurrection de Jésus), la violence est omniprésente, le sexe aussi et une belle histoire d’amour nous est servie : Preacher et moi, jusqu’à la fin du monde…

Preacher confirme qu’il est décidément culte ! Kevin Smith avait raison : « Encore plus fun qu’aller au cinéma ».

Note : 9/10

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