Critique : Pentagon Papers

Le biopic pressé

Fiche

TitrePentagon PapersTitre VOThe Post
RéalisateurSteven SpielbergScénaristesLiz Hannah, Josh Singer
ActeursMeryl Streep, Tom Hanks, Alison Brie, Carrie Coon, David Cross, Bruce Greenwood, Tracy Letts, Bob Odenkirk, Sarah Paulson
Date de sortie24 / 01 / 2018Durée1h 56
GenreBiographie, Drame, ThrillerBudget50 000 000 $

Première femme directrice de la publication d’un grand journal américain, le Washington Post, Katharine Graham (Meryl Streep) s’associe à son rédacteur en chef Ben Bradlee (Tom Hanks) pour dévoiler un scandale d’État monumental et combler son retard par rapport au New York Times qui mène ses propres investigations. Ces révélations concernent les manœuvres de quatre présidents américains, sur une trentaine d’années, destinées à étouffer des affaires très sensibles… Au péril de leur carrière et de leur liberté, Katharine et Ben vont devoir surmonter tout ce qui les sépare pour révéler au grand jour des secrets longtemps enfouis…

Critique

On pourrait croire que l’ambitieux Ready Player One ait entièrement monopolisé le réalisateur dont la fortune personnelle est estimée à 3,6 milliards de dollars (non, ce n’est pas George Lucas, lui, il a 5,5 milliards, mais son frère d’une même barbe, Steven Spielberg). D’autant plus que sa sortie est prévue pour dans deux mois. Que nenni, il a trouvé le temps de boucler un biopic en moins d’un an. Cela peut sembler expéditif, mais on peut l’expliquer par des sujets collant parfaitement à l’actualité.

En l’état, on ne peut pas dire que Pentagon Papers soit un film magistral. Il en est même un des plus faibles du réalisateur. J’ai parfois eu l’impression d’être devant une série télévisée, ce qui est loin d’être une insulte vu le niveau de certains d’entre eux. En effet, certains plans sonnent très faux. Soit par des incrustations dégueulasses ou tout simplement parce que la pauvreté des décors et la banalité des figurants rappellent que nous sommes sur un plateau.

Meryl au milieu des hommes

Néanmoins, ces faiblesses ne font pas oublier la prestation magique de Meryl Streep. Elle aura réussi à m’émouvoir au détour d’un dialogue avec une de mes actrices préférées : Alison Brie. Pour résumer, elle est la caution émotion du film, même si son rôle demeure assez déjà-vu. Je ne me rappelle plus dans quels films ou séries, mais ce n’est pas la première fois que je vois une femme seule dans un monde d’homme et qui doit se battre pour s’affirmer. Finalement, peu importe, car madame Streep fait du très bon boulot. Une habitude.

Fake News contre la vérité

Ces faiblesses ne font pas oublier non plus des sujets abordés qui n’ont jamais été aussi brûlants entre l’objecteur de conscience (Snowden), la relation entre la presse et le gouvernement (Donald Trump et ses Fake News) sans oublier l’affirmation de la femme dans un univers d’hommes (inégalité de salaires entre les hommes et les femmes chez les acteurs). C’est surtout le deuxième point qui sera au cœur de Pentagon Papers. Malgré tout, je regrette que l’ensemble de l’histoire sonne très hollywoodien avec d’un côté, les gentils gentils, et de l’autre, les méchants méchants sans oublier les chieurs au milieu. Pour terminer, si l’histoire se suit agréablement (avec une agréable note d’humour avec la fille de Tom Hanks dans le film), il faut tout de même pointer certaines longueurs. Rien de dramatique, non plus.

Par qui est prêt à jouer maintenant, le26 janvier 2018.

Conclusion

En attendant Ready Player One, on peut retrouver Steven Spielberg avec un biopic assez classique, tourné un peu à l’arrache, mais porté par de grands acteurs, Meryl Streep en tête, et balayant des thèmes on ne peut plus actuels.

+

  • Excellent casting porté par Meryl Streep
  • Sujet intéressant dont les thématiques sont d’actualité

  • Ça sent quand même le film fait à l’arrache
  • Quelques longueurs
7/10

Advertisements
A propos de l'auteur : (2939 articles)

Fou de cinéma depuis qu'il a vu son premier film dans les salles obscures : Jurassic Park. Pleure quand le requin meurt dans Les Dents de la Mer. Plus tard au collège, il a succombé aux comics grâce (ou à cause) à un pote. Les jeux vidéo, il y touche depuis Les Schtroumpfs sur la Colecovision.

Tu kiffes l'auteur ? Suis-le sur : Twitter, Facebook ou Google+.