Critique : Freaky

Pas dingue, dingue, dingue

Fiche

Titre Freaky Titre VO
Réalisateur Christopher Landon Scénaristes Michael Kennedy, Christopher Landon
Acteurs Vince Vaughn, Kathryn Newton, Celeste O’Connor, Misha Osherovich
Date de sortie23 / 06 / 2021 Durée1h 42
GenreComédie, Horreur, Thriller Budget5 000 000 $

Pas très sûre d’elle, Millie Kessler, 17 ans, tente de se faire remarquer le moins possible au lycée et de s’endurcir face aux sarcasmes des élèves les plus populaires. Jusqu’au jour où elle croise la route du Boucher, terrifiant tueur en série de la ville : sous l’effet du mystérieux poignard de l’assassin, Millie et son assaillant se retrouvent chacun dans le corps de l’autre ! La jeune fille ne dispose désormais que de 24 heures pour récupérer son corps – passé ce délai, elle restera coincée dans la peau d’un psychopathe de 50 ans !

Critique

À force d’en boire, les slashers ne sont plus ma tasse de thé. Il faut dire que le genre peine à se renouveler, se contentant d’accumuler les clichés à peine égayés par des meurtres sympathiques.

Le film du jour part tout de même avec un gros avantage, il repose sur un concept très fun. Celui du changement de corps popularisé par le Disney Un vendredi dingue, dingue, dingue (1976 – Freaky Friday en VO) où une très jeune Jodie Foster échangeait sa peau avec sa mère. Pour ma génération, c’est probablement Freaky friday – Dans la peau de ma mère (2003) qui leur parlera plus. On y voyait Lindsay Lohan et Jamie Lee Curtis troquer leurs corps. Transition parfaite pour souligner un hommage de Freaky. En effet, l’un des personnages porte le nom de Strodes, soit le nom du personnage de Jamie Lee Curtis dans la saga Halloween.

J’ai encore une autre anecdote. Un moment, le film s’appelait Freaky Friday the 13th. Soit l’heureux croisement entre Freaky Friday et Vendredi 13 (Friday the 13th en VO). Finalement, ils se sont contentés d’un simple et péchu Freaky. Par contre, ils ont conservé un masque très similaire à celui utilisé par Jason Voorhees.

Le concept ne suffit pas

Bref, tout commence dans le pire des mondes du slasher. Avec une ouverture très classique où on rencontre des adolescents têtes à claque dont on est très impatient de découvrir la mort (dans d’atroces souffrances de préférence). Pas de regret. Sur ce point, Vince Vaughn régale, en même temps, il avait déjà incarné Norman Bates pour Gus Van Sant dans le remake de Psycho (1998), et les meurtres sont marrants.

Par contre, rebelote pour la suite où on retombe encore dans le pire des clichés avec la fameuse fille rabaissée par tout le monde. Tu sais le genre de trucs où on a un peu de mal à comprendre pourquoi, tant elle est belle et bien foutue… M’enfin bref, je joue le jeu en attendant avec grande hâte ce pourquoi j’ai fait le déplacement : le changement de corps.

Quand on y arrive, c’est presque la catastrophe. Le film bascule alors dans la comédie pure où Vince Vaughn semble s’éclater à jouer à l’adolescente. Seulement, ses mouvements corporels n’ont alors rien, mais rien à voir, avec la prestation de Kathryn Newton. Comme s’il s’agissait de deux personnages différents. J’ai trouvé ça tellement risible que ça a cassé mon délire. Au moins, il y a une hilarante scène amoureuse dans la voiture.

Heureusement, Kathryn Newton se révèle un peu plus convaincante en tueur du vendredi. Néanmoins, sa faiblesse physique fait que le personnage perd beaucoup en envergure. Restent donc quelques meurtres sympathiques. Mais rien de notable.

Par dégoûté que le concept ne soit pas bien utilisé.

Conclusion

Reposant sur l’amusant concept du changement de corps popularisé par Freaky Friday, Freaky me semblait être un slasher pouvant sortir du lot. Au final, pas vraiment, tant le concept n’est pas maîtrisé en plus d’être parasité par un Vince Vaughn en mode roue libre (ça a parfois du bon, mais pas ici). Bref, je relèverai juste quelques meurtres sympathiques. Dommage.

+

  • Bonne idée…

  • … mauvaise exécution
4/10

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