Critique : Fair Game

Film de Doug Liman (Jumper) inspiré de faits réels, l’affaire Plame-Wilson ayant eu lieu entre 2002 et 2007 à propos de la guerre en Irak. Plus précisément sur les conditions obscures (bombe nucléaire ? pétrole ?) qui ont amenées la guerre en Irak. Qu’en est-il ?
 

L’histoire

Inspiré des livres de Joseph Wilson (The Politics of Truth) et de Valerie Plame Wilson (Fair Game), le film raconte l’histoire d’un couple marié avec deux enfants, une histoire sauf que madame, Valerie Plame Wilson (Naomi Watts), est une agent de la CIA et monsieur, Joseph Wilson (Sean Penn), un ancien de la CIA. Une nouvelle affaire urgente survient quelques jours après les attentats du 11 septembre à propos de l’Irak. La maison blanche les soupçonnent de fabriquer des ADM (Armes de Destruction Massive).
 

La critique

La première partie nous fait découvrir le travail de la CIA démystifié. On est loin, très loin de James Bond. On s’intéresse à leur travail, j’ai trouvé ça chiant à mourir (le travail, pas le film) : récupérer des informations, les valider, en récupérer de nouvelles, les confirmer…Ca ne donne pas envie d’être espion. M’enfin comme a dit mon père, « Si c’était tout le temps James Bond, ça ferait longtemps qu’on serait mort ».

Ensuite, on assiste aux pressions exercées de la part de la Maison Blanche pour confirmer une menace d’ADM construite par l’Irak pourtant réfuté par l’agent de la CIA. Ce serait aussi l’occasion marquante entre un agent et un représentant de la maison blanche :

Agent : Il n’y a pas d’ADM, ce sont des matériaux pour construire des missiles.

Maison Blanche : Comment quantifierez-vous la probabilité de cela ? 99% de chances ? 98% ? 97% ?

Agent : Mais ? C’est inquantifiable ! On ne peut pas…

Maison Blanche : Donc vous serez prêt à affirmer qu’il n’y a pas d’ADM ?

Agent : Ce n’est pas mon rôle. Ce n’est pas à moi de le dire.

Maison Blanche : Vous savez que 1% de la population américaine représente 3 270 000 âmes. Serez-vous prêt à les mettre en danger ?

J’ai beaucoup aimé ce dialogue interpellant directement le spectateur. On a l’impression qu’il nous les pose directement. On voit comment des agents de la CIA ont pu être mis au silence. S’ensuit ensuite l’attaque de l’Irak par les américains sous des prétextes donc bidons.

La deuxième partie du film se base sur les affrontements entre le mari et le gouvernement américain. Très intéressant car il permet de voir quelles pressions le gouvernement peut exercer. Et c’est drôle de voir comment les journalistes, de véritables girouettes, réagissent. Ils changent de côté tous les jours. Selon le bon vouloir du sensationnalisme. On peut raconter de grosses bêtises du moment que c’est un minimum crédible et leurs informations sont appuyés sur des « selon machine, selon lui,… ». On en vient à enrager comme le personnage de Sean Penn.

Ça, c’est pour les côtés positifs. Le problème du film est qu’il s’attarde sur des passages complètement inintéressant et hors propos à savoir les problèmes du couple Wilson qui prennent quand même une grosse partie du film. De plus, il s’arrête à un moment prometteur.Dommage

Le sujet passionnant aurait dû mériter un meilleur traitement. Le film effleure parfois l’excellence du thriller politique mais retombe sur de gros défauts à savoir un manque flagrant de rythme et de sujets inintéressants (les problèmes de couple Wilson).

Note : 6/10

 

Anecdotes (source Allociné)

Lorsque les scénaristes se sont mis en quête d’informations pour l’écriture du film, ils ont rencontré un nombre incroyable d’interdictions et de restrictions. Ils n’ont notamment pas pu accéder aux mémoires non publiées de Valerie Plame Wilson avant que celles-ci aient été revues et corrigées par la CIA.

Le tournage s’est déroulé dans cinq pays différents, à savoir aux États-Unis, en Égypte, en Jordanie, en Malaisie et en Irak. Dans ce dernier pays, Doug Liman s’est rendu dans des lieux stratégiques équipé d’un gilet pare-balles pour plus de sécurité.

L’équipe du film a tenu à recréer le plus fidèlement possible les bureaux de la CIA, s’attachant à chaque détail. Naomi Watts est allée jusqu’à passer un stage avec des membres des forces spéciales, reproduisant l’entraînement réservé aux agents de la CIA. Valerie Plame Wilson confie : « La plupart du temps, quand je vois un film qui parle de la CIA, je trouve que ce que je regarde a bien peu de rapport avec la réalité. Ici, tout est exactement comme dans la réalité (…) ».

Fair Game
Affiche de Fair Game

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