Critique : Dream House

Le Shutter Island du pauvre
Réalisateur(s):Jim Sheridan (Brothers, Réussir ou mourir)
Scénariste(s):David Loucka (a pondu le scénario de House at the End of the Street prévu pour 2012 et avec Jennifer Lawrence)
Acteurs:Daniel Craig (James Bond 2.0, Cowboys & Envahisseurs), Naomi Watts (Fair Game, L’enquête, King Kong) , Rachel Weisz (a un bel agenda : Oz: The Great and Powerful, The Bourne Legacy et le prochain Terrence Malick), Elias Koteas (Shutter Island, Defendor), Marton Csokas (L’affaire Rachel Singer, Alice au pays des merveilles)
Pays:États-UnisDate de sortie:5 octobre 2011
Genre:Drame, Mystère, ThrillerDurée:1h31
Editeur à succès, Will Atenton quitte son emploi à New York pour déménager avec sa femme et ses enfants dans une ville pittoresque de Nouvelle Angleterre. En s’installant, ils découvrent que leur maison de rêve a été le théâtre du meurtre d’une mère et ses deux enfants. Toute la ville pense que l’auteur n’est autre que le père qui a survécu aux siens.

Pour commencer calmement les choses, un petit conseil d’ami : SURTOUT NE REGARDEZ PAS LA BANDE ANNONCE !!!!!! Dream House fait partie de ces films qui n’ont plus aucune saveur une fois la bande annonce visionnée. En effet, il est surprenant de voir que son plus gros twist (qui ne survient qu’au bout de 50 minutes dans le film) y soit éventé. Résultat des courses, on attend gentiment que les évènements de la bande annonce se produisent pour pouvoir prendre un peu de plaisir. Ce qui nous laisse environ 50 minutes, on en profite alors pour récolter des indices par-ci et par-là et nous forger notre propre scénario quant à la fin.

Autant vous dire que c’est plutôt prévisible, tellement prévisible que j’avais abandonné la piste en me disant : « beuh non, c’est tellement pourri qu’ils ne vont pas faire ça ». Coup de génie ou pas ? En effet la question mérite d’être posée, le fait de conserver le final le plus évident indique-t-il une manipulation du spectateur ? On pourrait le croire si seulement, ce n’était pas aussi mal amené qu’on en sort avec l’idée d’un film complètement raté, prévisible donc ennuyeux du début à la fin. Et encore, je n’ai même pas parlé des multiples incohérences.

Mes deux incohérences préférées :

Spoiler

-Alors qu’elles (la famille défunte du héros) sont censées être une hallucination, elles arrivent à influer sur le réel en témoigne les lampes qui bougent dans la cave à la fin. Mais bon, on pourrait imputer ça au vent.

-La maison brûle mais le héros trouve le temps de dire au revoir à sa famille. En regardant l’arrière plan, on constate que la propagation de l’incendie s’est figée. Mais bon, on pourrait imputer ça à une scène mentale donc ne durant que quelques secondes dans le réel.

A part ça, les acteurs sont fidèles à eux-mêmes et n’innove en rien. Mention spéciale à Rachel Weisz toujours aussi belle malgré les années qui passent.

La réalisation de Jim Sheridan ne fait absolument pas mouche. Les passages « famille heureuse » sont d’une chianteur et d’une niaiserie à se donner envie de se foutre des claques. Les scènes censées faire sursauter peut être comptées par un mec auquel il ne lui reste plus que deux doigts.

Parmi les bons points, on pourra compter sur une durée relativement courte qui nous évitera de trop pester sur le film (quelles tortures ces films mauvais et en plus, long) et sur une Rachel Weisz qui nous refait Nicole Kidman dans Les Autres. Sans oublier l’adorable petite cadette et sa « tulipe ». Ça ne fait pas beaucoup mais ça permet d’éviter au film le naufrage. Je ne peux que vous conseiller de vous orienter vers Les Autres et Shutter Island si vous ne les avez pas déjà vu. Dream House ressemblant beaucoup à un mix des deux mais bien sûr, la mayonnaise ne prend pas. Elle a même tourné et vous laissera une désagréable sensation à l’estomac.

Quelle déception de la part de Jim Sheridan qui s’en était pas trop mal sorti avec ses deux précédents longs (surtout celui sur la vie de 50 Cent). En tout cas, je me répète, ne regardez surtout pas la bande annonce !

Sa scène culte : le final pour son ridicule à mourir de rire

Note : 3/10 (en ayant vu la bande annonce et grâce à Rachel Weisz), ?/10 (sans avoir vu la bande annonce)

dream-house-affiche

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A propos de l'auteur : (3045 articles)

Fou de cinéma depuis qu'il a vu son premier film dans les salles obscures : Jurassic Park. Pleure quand le requin meurt dans Les Dents de la Mer. Plus tard au collège, il a succombé aux comics grâce (ou à cause) à un pote. Les jeux vidéo, il y touche depuis Les Schtroumpfs sur la Colecovision.

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